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Les banques accélèrent leurs investissements dans la blockchain. Qu’attendez-vous pour postuler ?

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Les banques accélèrent leurs investissements dans la blockchain pour une adoption commerciale à partir de 2018. Tel est le principal constat de l’enquête Technologie blockchain : de l’engouement à la réalité (“Blockchain Technology: From Hype to Reality”) publiée ce mois-ci par Infosys Finacle et Let’s Talk Payments (LTP) et menée auprès de 100 dirigeants d’entreprises et de technologie dans 75 établissements, allant des banques régionales aux banques multinationales.

« Cette étude confirme notre conviction que la technologie blockchain a le potentiel d’aider les banques à repenser les processus bancaires », indique Sanat Rao, Chief Business Officer et Global Head, Finacle chez Infosys. « Plusieurs organismes avant-gardistes ont déjà mis en place des pilotes pour valider ces propositions. Nous pensons que dans les prochains trimestres, l’industrie connaîtra un plus grand élan vers le déploiement des laboratoires-pilotes pour des cas d’utilisation concrets ».

Les CDO et CTO aux manettes

Selon l’étude, plus de 80% des banquiers interrogés s’attendent à voir l’adoption commerciale de la technologie blockchain se concrétiser d’ici 2020, avec la moitié (50%) des institutions financières ayant déjà investi ou prévoyant d’investir dès 2017 dans cette technologie, sachant que cette année l’investissement moyen dans les projets blockchain s’élèvera à 1 million de dollars.

Parmi les cinq principaux cas d’utilisation qui devraient entrer rapidement en production, on peut citer les paiements transfrontaliers, la gestion de l’identité numérique, la compensation et le règlement, la gestion des lettres de crédit et la syndication de prêts. A noter enfin que 51 % des cadres dirigeants actuellement aux manettes des initiatives blockchain occupent soit des postes de Directeur Technique ou de Directeur de l’Innovation.

CDO, CIO, CTO : autant de profils techno dont raffolent les Big Four mais aussi les banques d’investissement. Pour preuve, Natixis vient de nommer ce mois-ci son deuxième patron du digital en un an. Il s’agit de Luc Barnaud,diplômé de l’École Polytechnique et de Telecom ParisTech, qui a effectué toute sa carrière chez Orange et devient chief digital officer de la banque et membre du Comex.

Fintech versus Consortium

D’ores et déjà, environ la moitié des banques travaillent soit avec une start-up de la FinTech, soit une entreprise technologique, afin d’accroître leurs capacités dans la blockchain, alors que 30% d’entre elles optent pour un modèle de consortium, souligne l’étude. C’est notamment le cas des grandes BFI françaises. Deux d’entre elles – SocGen et Natixis – ont récemment signé avec Deutsche Bank, HSBC, KBC, Rabobank et UniCredit un Memorandum of Understanding à Bruxelles dans lequel elles s’engagent à participer au développement et à la commercialisation d’une nouvelle offre baptisée Digital Trade Chain (DTC).

Ce nouveau produit simplifiera les traitements Trade Finance des PME et ETI en leur permettant de gérer, suivre et sécuriser leurs transactions domestiques et internationales en open account. En effet, les grandes sociétés utilisent le crédit documentaire pour réduire leur risque lié aux transactions, ce qui n’est pas toujours approprié pour les PME et ETI ou pour les sociétés qui préfèrent traiter en open account. La plateforme se base sur un prototype Trade finance et Supply chain finance créé par KBC et testé en mode “Proof of Concept”.

D’autres banques enfin décident de faire cavalier seul pour mener à bien certains de leurs projets blockchain. C’est par exemple le cas de BNP Paribas qui a réalisé pour plusieurs de ses clients ses premiers paiements en temps réel grâce à la Blockchain. Le proof-of-concept « Cash Without Borders » avait été lancé au début de l’année 2016 après que la division Corporate Trade and Treasury Solutions de BNP Paribas se soit engagée dans un travail collaboratif lors de son 1er Bizhackathon Blockchain.

« Ce proof-of-concept prouve que la technologie Blockchain offre la possibilité d’améliorer considérablement notre offre auprès des trésoriers d’entreprise », explique Jacques Levet, responsable Transaction Banking EMEA chez BNP Paribas CIB. « BNP Paribas réaffirme sa volonté de suivre au plus près et de participer à différentes initiatives commerciales destinées à faciliter les règlements des entreprises grâce à cette technologie ».

Les assureurs s’y mettent aussi…

Début février, dix assureurs et réassureurs ont rejoint l’initiative B3i visant à développer des usages autour de la blockchain, la technologie du bitcoin. Ce groupe de travail avait été lancé en octobre dernier par Aegon, Allianz, Munich Re, Swiss Re et Zurich Insurance. Les dix nouveaux membres sont : Achmea, Ageas, Generali, Hannover Re, Liberty Mutual, RGA, Scor, Sompo, Tokio Marine, et XL Catlin.

« En tant que réassureur global, SCOR expérimente et teste les technologies les plus innovantes, comme la technologie Blockchain », déclare à ce sujet Denis Kessler, le PDG de SCOR. « Le succès du prototype (« proof of concept ») réalisé par SCOR sur la technologie Blockchain et les travaux des membres de B3i contribueront à faire progresser la numérisation du secteur de la (ré)assurance, au bénéfice de l’industrie dans son l’ensemble ».


Crédit photo : aluxum/GettyImages

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  1. Pingback: Revue de presse – Viens, allons voir du côté de la blockchain !

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