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Les révolutions financières qui vont impacter la gestion d’actifs en 2017

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Vous travaillez déjà ou voulez travailler dans la gestion d’actifs, le private equity, la gestion de fortune ou les fintechs ? Alors sachez que mercredi soir se tenait dans les locaux parisiens de l’ESCP Europe la conférence #FinRev 2017 (pour « Financial Revolution ») organisée par la société de gestion indépendante Finaltis et qui visait à faire découvrir les évolutions majeures en cours dans l’Asset Management, tant du point de vue des outils que des pratiques de gestion, dans le cadre de la révolution digitale en cours.

Pour cette deuxième édition, une dizaine d’acteurs innovants et entrepreneuriaux de l’Asset Management et de l’univers Fintech sont venus pitcher 9 minutes chacun autour de la gestion d’actifs française, ses défis entrepreneuriaux et ses challenges devant un parterre de près de 400 gérants d’actifs (gérants de fortune, sociétés de gestion et investisseurs institutionnels).

« La banque fait face à des évolutions réglementaires, technologiques et sociétales », a indiqué Hugues Le Bret, président-fondateur de Compte Nickel en guise de keynote d’introduction. Voici donc les  principales révolutions financières qui impactent déjà l’univers de la gestion d’actifs et dont vous devriez maîtriser les enjeux :

La révolution financière… par les thèmes d’investissement

« La façon de travailler a radicalement changé au sein des sociétés de gestion », constate Benoît Flamant, directeur de la Gestion Digitale chez Finaltis. Ainsi, on désapprend ce que l’on a appris dans les business schools, par exemple en testant un nouveau produit avant de faire un business plan. Car la révolution financière accélère et qu’il n’y a pas de temps à perdre… Mais au fait, comment investir dans la transformation numérique ? « Grâce à une approche non indicielle en élargissant son portefeuille à toutes les sociétés ‘drivées’ par le numérique », répond Benoît Flamant (et éviter de se retrouver avec uniquement les GAFA en portefeuille).

Parmi les nouveaux thèmes d’investissement à prendre en compte, Xavier Lazarus, associé-fondateur chez Elaia Partners et qui investit depuis 15 ans auprès des entrepreneurs dans l’économie numérique, cite la blockchain (notamment pour son application dans les métiers titres), la data, l’intelligence artificielle (IA), le machine learning et les systèmes de géolocalisation (au service des modèles d’assurance par exemple).

Enfin, les contraintes réglementaires en capitaux (ex : Bâle 3) et la transformation numérique ont fait que les banques se sont désengagées de pans entiers de financements au profit d’alternative lenders (ex : plateformes de crowdequity). « En tant qu’asset manager, il y a aujourd’hui la possibilité de couvrir un spectre plus large dans le financement », constate Loïc Féry, président-fondateur de la société Chenavari Investment Managers basée à Londres.

La révolution financière… par les stratégies nivelantes nouvelle génération

Pour Étienne Alcouffe, entrepreneur et consultant en Growth Hacking (entendez par là marketing digital), « les sites de nombreuses sociétés de gestion d’actifs accusent un retard de 5-10 ans en terme de stratégie de communication » auprès des nouvelles générations. D’où l’intérêt d’améliorer les techniques de croissance en ligne grâce au site Internet (ex : nouvelles versions régulières), aux réseaux sociaux (ex : stratégie éditoriale dédiée), au contenu (ex : apport d’une vraie valeur ajoutée) et au design /expérience utilisateur.

Des nouvelles générations avec lesquelles les sociétés de gestion devraient travailler plus étroitement, par exemple en ayant recours au Bug bounty « qui permet de rémunérer les hackers / chercheurs de vulnérabilité dans les SI », indique Guillaume Vassault-Houlière, président de la Nuit du Hack et qui a gagné le #FinRev Award remis dans la soirée. Entre autres avantages, le Bug bounty évite d’embaucher des experts en cyber-sécurité et permet un testing des failles en continu pour une meilleure sécurisation des acteurs de la bancassurance et des données clients qu’ils collectent massivement.

Il convient également de considérer le phénomène des Millennials (les 18-35 ans) « qui en nombre ont dépassé les baby-boomers, comme salariés mais aussi comme clients », précise Stéphane Toullieux, président de la société de gestion nouvelle génération Athymis Gestion. D’où l’intérêt de décrypter les habitudes de ces nouveaux clients : achats en ligne, connexion en permanence, notation des services sur internet, etc. « Les Millennials sont attachés à la quête de sens, les sociétés de gestion doivent s’y adapter si elles veulent retenir les meilleurs talents, sachant que toutes les grandes entreprises y travaillent », poursuit-il. Une piste parmi d’autres : élaborer des schémas de formation plus flexibles.

La révolution financière… grâce aux FinTech

Robo-Advisors : menace ou opportunité pour les gestionnaires d’actifs et de patrimoine ? En attendant de trancher, les asset managers traditionnels feraient bien de prêter une oreille attentive à ce qui se passe dans les fintechs, quitte à s’en inspirer. Olivier Gentier, ancien banquier d’investissement, est ainsi parti du constat qu’il y avait trop de produits, trop de régulation et quasiment zéro conseil clientèle pour lancer Advize, permettant au client de piloter son épargne sans forcément être un expert.

Sylvain Forte, président-fondateur de SESAMm, une fintech dans la gestion d’actifs, rappelle l’intérêt du Big Data (volume, variété, vitesse) pour la gestion d’actifs. « Enfin un vrai modèle prédictif ? », s’interroge t-il, en rappelant que « la gestion d’actifs, c’est du Big Data ». Après les hedge funds, les fintechs s’emparent du sujet de la programmation neurolinguistique (PNL) qui a pour mérite de rendre la technologie plus accessible.

Enfin, Fabrice Bouland, président-fondateur de Alphametry, interroge les gérants d’actifs sur leur rapport à la recherche (qui devra prochainement être séparée de l’exécution). « Est-ce que la recherche doit générer de l’investissement ou bien est-il urgent d’investir dans la recherche ? », s’interroge-t-il. Les fintechs seraient-elles devenues le poil à gratter des asset managers traditionnels ? Si c’est pour la bonne cause…


Crédits photo : stnazkul / gettyimages

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