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Brexit : pour les hauts salaires, Paris rivalise avec ses concurrents européens

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Dans son rapport stratégique « Brexit : La Place de Paris en pole position en Europe pour attirer les entreprises » publié la semaine dernière, Paris Europlace tentait de battre en brèche de nombreuses idées reçues sur la place financière parisienne, à commencer par sa fiscalité et son droit du travail qui, selon certains, seraient un véritable repoussoir pour les établissements financiers de la City en quête d’un nouveau point de chute en Europe dans le sillage du Brexit. Pourtant, à y regarder de plus près, il n’en est rien et contrairement aux idées reçues, la France bénéfice d’une fiscalité et d’un droit du travail plutôt compétitifs.

« Le poids de la fiscalité française est similaire à celui de nos concurrents européens. En France, les taux d’imposition sur les sociétés, nominal et implicite, sont similaires à ceux de ses concurrents d’Europe Continentale, notamment l’Allemagne », rappelle Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace. Ainsi, le taux d’imposition sur les sociétés de 33% est similaire à celui de l’Allemagne et l’engagement pris par les pouvoirs publics français de réduire ce taux à 28% à minima à horizon 2020 rejoint la dynamique prise par les autres pays européens.

Droit du travail : peut mieux faire…

Là aussi, le droit du travail français est plus favorable que perçu. Plusieurs réformes ont déjà permis de rendre le droit du travail plus flexible et plus prévisible : depuis 2008, quatre réformes ont permis la modernisation du droit social, avec une très nette amélioration du dialogue employeurs-employés et l’assouplissement des procédures de licenciement.

Cela dit, la Place de Paris souffre encore d’un handicap dans ce domaine et de nouvelles avancées seront nécessaires. Conscient de cette faiblesse, l’organisme de promotion de la place financière parisienne a d’ores et déjà pris les devants. « De nouvelles réflexions sont en cours pour introduire plus de flexibilité dans les contrats de travail », précise à ce sujet Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace.

Les hauts salaires n’ont pas à rougir

Pour les hauts revenus, la France affiche un taux d’imposition effectif parmi les plus bas en comparaison avec celui de ses concurrents de l’UE et ce dernier est, en outre, considérablement réduit grâce au régime d’impatriation. Pour un individu ayant un revenu annuel de 300.000 euros, le taux effectif d’impôt sur le revenu en France est de 24% sous le régime d’impatriation (38% hors de ce régime) contre 38% en Allemagne et au Royaume-Uni, 44% en Irlande et 46% aux Pays-Bas.

Pour un employé recevant un salaire annuel brut 100.000 euros et bénéficiant du régime d’impatriation, le coût du travail en France est similaire à celui de l’Allemagne et des Pays-Bas. Le ratio impôt total sur coût total pour l’employeur est de 55%, en France, dans le cadre du régime d’impatriation, contre 52% en Allemagne et 50% aux Pays Bas. De plus, le système fiscal français prend en compte la situation familiale pour abaisser encore plus le taux d’imposition (quotient familial). De quoi mettre à mal de nombreux clichés…

Pour les hauts salaires, la France a le taux d’impôt sur le revenu le plus faible comparé à celui de ses concurrents directs

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Pour les hauts salaires, le coût du travail en France est similaire à celui de l’Allemagne et des Pays-Bas

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Crédits : PeskyMonkey / gettyimages

commentaires (1)

Comments
  1. N’aurait-il pas été plus intéressant d’aligner le salaire net ou le coût global employeur ? et d’incorporer les autres pays européen, ou les principales places boursières mondiales ?

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