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Ce qu’il faut retenir de l’édition 2016 du classement FinTech 100 de KPMG…

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Le cabinet d’audit KPMG et la société d’investissement australienne H2 Ventures spécialisée dans le domaine des fintechs viennent de publier la troisième édition du FinTech 100, un classement des 100 leaders mondiaux de la Fintech en termes d’innovation en 2016, sur la base de cinq critères, à savoir le montant des fonds levés, la proportion de fonds levés, la diversité géographique et sectorielle, l’attrait du marché et du consommateur ainsi que la capacité d’innovation des produits et services proposés.

A noter que le FinTech 100 se divise en deux catégories, à savoir le classement des 50 Fintech les plus établies et reconnues à travers le monde pour leur expertise (« Leading Established Fintech ») et celui des 50 Fintech émergentes, distinguées en 2016 pour leur capacité à être disruptives et innover autrement (« Emerging Stars »). Voici donc, comme nous l’avions fait pour l’édition précédente du FinTech 100, la liste des principaux enseignements à retenir si vous souhaitez travailler dans une jeune pousse technologique de la finance à fort potentiel…

Les fintechs chinoises au top

La numéro 1 du classement 2016 est Ant Financial. Précédemment connue sous le nom d’Alipay, elle propose des services de paiement online. La société offre une plateforme mondiale de transactions financières qui utilise les technologies internet mobile et cloud computing.

Preuve que la Chine confirme son essor spectaculaire dans le secteur : si pour la première édition du « Fintech 100 » de 2014, la Chine était représentée par une seule Fintech dans le classement « Leading Established Fintech », 4 Fintech chinoises sont aujourd’hui intégrées au Top 5, et 8 au Top 50.

A noter enfin que cette année, la Fintech fait preuve d’une plus grande diversité géographique. La liste des 50 « Leading Established Fintech » inclut des Fintech de 17 pays – contre 13 pays en 2015 – avec des Fintech de France, du Mexique, d’Afrique du Sud ou de Singapour qui apparaissent pour la première fois. Au total, 22 pays sont représentés dans les deux listes du classement.

Trois fintechs françaises dans le classement

« L’édition 2016 compte trois Fintechs françaises, confirmant ainsi le dynamisme et la créativité des entrepreneurs français, soutenus par un écosystème financier qui n’hésite pas à investir dans de nombreux projets prometteurs » précise Mikaël Ptachek, Senior Manager KPMG, practice FinTech.

On peut ainsi citer Lendix (32ème dans le Leading Established Fintech) rapidement devenue une plateforme de prêt leader en France avec 48 % de parts de marché en 2016 dans l’origination des prêts, selon crowdlending.fr. Le succès de la société revient en grande partie à ce jour à l’expérience d’une équipe pluridisciplinaire et à une combinaison de prêteurs particuliers et institutionnels.

Dans le classement Emerging Stars, citons Leetchi.com, une solution de collecte et de dépense d’argent pour des groupes de personnes, pour des occasions telles que les anniversaires, les cadeaux de départ en entreprise ou bien des vacances. De même que Fluo dont l’objectif est d’aider les assurés à optimiser leur budget d’assurance tout en améliorant leur couverture.

Des levées de fonds en augmentation de 40 %

En 2016, le nouveau classement Fintech 100 confirme la tendance à l’accélération de la disruption dans l’industrie des services financiers. Le total des capitaux levés ne cesse d’augmenter : les capitaux des 50 « Leading Established Fintech » progressent de 14,6 milliards de dollars depuis la sortie de l’édition 2015 du rapport, en augmentation de plus de 40 %. Les « mega » tours de table (atteignent 1 milliard de dollars) ont ainsi continué de croitre. C’est notamment le cas pour les trois chinoises Ant Financial, Lufax et JD Finance.

« Ce que l’on remarque particulièrement dans le classement 2016, c’est l’importance grandissante que prennent les Fintech disruptives. Elles constituent plus de 90 % du Top 50 », commente Fabrice Odent, Associé KPMG, responsable des activités Financial Services. « L’accélération du rythme de leur montée en puissance laisse présager des conséquences de plus en plus significatives sur le business model des établissements traditionnels ».

De nouveaux sous-secteurs qui émergent

Les activités de prêt reviennent sous les projecteurs : le nombre de Fintech liées aux activités de prêt remonte en 2016 : 32 Fintech du classement total ont un business model lié au prêt en hausse de 10 par rapport au classement 2015. Quant à elle, l’Insurtech confirme sa légitimé dans le paysage de la Fintech mondiale : 12 Fintech de l’assurance sont représentées, soit près du double par rapport à 2015.

Enfin, cette année, les regards se portent également sur la Regtech (ou Regulation Tech), cette branche de la fintech qui aide les acteurs financiers à gérer les contraintes réglementaires de manière innovante et qui est représentée dans le classement par 9 entreprises. Ces nouveaux acteurs de la Fintech se positionnent sur la digitalisation des activités réglementaires des acteurs financiers.

« Le classement 2016 met en lumière une Fintech qui se diversifie de plus en plus, et qui crée de la valeur dans de nouveaux secteurs, comme la Regtech ou le Data & Analytics, tout en conservant une croissance continue dans l’Insurtech et la Blockchain » conclut Didier Descombes, Associé KPMG, responsable des activités Strategy, Customer & Operations.


Crédits : 8vFanI / gettyimages

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