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Les banquiers juniors de J.P. Morgan sont-ils plus épanouis que ceux de Goldman Sachs ?

Un junior qui semble avoir apprécié le buffet organisé par JP Morgan

Un junior qui semble avoir apprécié le buffet organisé par JP Morgan

J.P. Morgan et Goldman Sachs ont beaucoup de points communs. Les deux banques d’investisssement sont incontestablement classées dans la catégorie Tier One. Toutes les deux sont courtisées par un nombre impressionnant de jeunes diplômés en finance. Toutes les deux ont consentis à des efforts pour améliorer la qualité de vie au travail de leurs analysts et associates. Cependant, les juniors de chez J.P. Morgan avec qui nous nous sommes entretenus semblent davantage épanouis que ceux de chez Goldman Sachs. Du moins pour le moment..

« J’ai le sentiment d’être toujours accompagné par l’entreprise », nous a récemment confié un junior de J.P. Morgan. « La banque met vraiment l’accent sur l’amélioration de notre équilibre travail-vie privée. De nouvelles mesures ont été mises en place pour suivre notre charge de travail et nous accorder des week-ends de repos, et ces mesures prises très au sérieux par les banquiers seniors ». Un autre junior confirme : « Je me suis toujours bien senti bien considéré ici. Les dirigeants sont très posés et accessibles, et mes managers se montrent très ouverts et affables avec moi ».

En comparaison, les juniors de chez Goldman Sachs semblent un peu moins enthousiastes. « La grande époque de la banque d’investissement est révolue », nous a récemment indiqué l’un d’entre eux. « Presque tout le monde ici veut quitter le buy-side pour rejoindre une start-up ou une business school en plus d’un job corporate pépère dans le business development. Ce n’est plus en banque d’investissment que l’on peut décrocher le jackpot ».

Un autre analyst de chez Goldman nous explique que le mode de vie constitue toujours un problème au sein de la banque : « Nous avons les samedis de libres, ce qui est bien mais ne suffit pas. Le vrai problème est le manque de visibilité sur mes horaires de travail. Je ne peux pas réserver un week-end à Berlin ou m’organiser pour sortir avec des amis pour un dîner le mardi soir, parce que je ne sais jamais si je vais travailler ou non ».

Et d’ajouter que les banquiers seniors de Goldman ne semblent pas prêts à aborder cette question fondamentale : « Si vous pouvez être en congé le samedi, alors pourquoi pas le dimanche également ? Pourquoi la banque est-elle différente des autres secteurs ? Ceux qui sont au sommet ne semblent pas vouloir changer la façon dont l’entreprise est gérée ».

Pour se faire l’avocat de Goldman Sachs, on pourrait cependant rétorquer que la banque a toujours été à l’avant-garde des efforts pour rendre la vie des juniors plus supportable : Goldman a été la première banque à introduire le repos obligatoire hors week-end en novembre 2013, amenant les autres banques à faire de même; elle a imposé des limites sur les heures de travail des stagiaires à l’été 2015 (pas plus de 17 heures par jour). Enfin, elle a également accéléré le processus de promotion pour les analysts, en simplifiant les pitchbooks et en investissant massivement dans l’automatisation des processus répétitifs qui faisaient que les analysts travaillaient jusque tard dans la nuit.

Néanmoins, J.P. Morgan a marqué un point face à sa concurrente grâce à sa semaine d’appréciation qui lui a valu les faveurs de ses employés. Il y a eu des discussions sur la gestion du stress, au milieu d’un buffet gratuit avec des nachos gratuits et mini-hamburgers. Daniel Pinto, directeur général de la banque d’investissement, a envoyé un courriel disant : « Merci à tous pour tout ce que vous faites ». Et Jamie Dimon, directeur général de l’ensemble de la banque a envoyé un courriel disant qu’il se sentait « extrêmement heureux » de travailler tous ensemble chez JP Morgan.

On pourrait rétorquer que Goldman a organisé pendant des années des semaines de résilience pour favoriser l’épanouissement de ses employés. Ou bien qu’elle a également mené une série de discussions (GS Talks) pour favoriser la diversité intellectuelle. Cela dit, la semaine d’appréciation de J.P. Morgan semble avoir davantage marqué les esprits. « Dans les bureaux européens, nous avons invité les gens qui travaillaient dans l’ombre (dans la salle du courrier, le back office, etc.) pour prendre le petit déjeuner et le déjeuner avec les managing directors », s’enthousiame un junior de J.P. Morgan.

« Les managers ont invité leurs analystess et associates à déjeuner. Mon patron a payé les boissons pour près de 300 personnes. Et aussi surprenant que cela puisse paraître, une grande partie des frais a été prise en charge par les reponsables de chaque bureau, ce que les gens ont vraiment apprécié », poursuit-il. « Ça a vraiment été cool ! », relate un autre junior. « Cette semaine, nous nous sommes littéralement sentis transcendés. J’espère que d’autres banques vont suivre ! ».

Goldman Sachs pourrait en prendre de la graine…


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