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Le financier que vous êtes verra-t-il son salaire augmenter en 2016-2017 ?

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A l’occasion de la rentrée de septembre, les études de prévisions salariales pullulent. Voici donc, sur la base de plusieurs d’entre elles, ce qui vous attend les prochains mois ainsi que l’année prochaine en terme d’augmentation de salaire si vous travaillez dans l’industrie financière…

Des augmentations stables en 2016

Dans son étude annuelle sur les rémunérations individuelles, Deloitte apporte un éclairage sur les évolutions salariales en 2016 et sur les perspectives d’augmentations pour 2017. Pour cette 5ème édition, le cabinet a analysé les données de 484 entreprises représentant 891.926 fiches de paie au sein des principaux secteurs d’activité.

Résultat : en 2016, les augmentations ont été de l’ordre de 2,7% (pour les cadres et non cadres) à 2,9% (cadres supérieurs) sur les salaires de base, ce qui est similaire à 2015 (2,6%) mais supérieur au budget envisagé par les entreprises en début d’année (entre 1,5% et 1,85%). Il y a aujourd’hui peu de tensions sur les salaires car les facteurs classiques (inflation, équilibre de l’offre et la demande) n’ont en ce moment pas ou peu d’effets sur le marché des rémunérations.

Parmi les tendances observées dans la distribution des augmentations, Deloitte constate que la pratique du gel salarial est en repli chez les cadres (7% contre 8% en 2015), et observe depuis plusieurs années une stabilité des fortes augmentations (>10%). En 2016, elles représentent de 3 à 4% de la population.

La finance ne fait pas bande à part

Qu’en est-il plus spécifiquement pour les métiers de la finance ? « Il n’y a pas d’évolution majeure depuis plusieurs années dans les écarts de rémunération entre les secteurs d’activité. L’écart entre les familles de métier, lui, continue de se réduire et 2016 n’échappe pas à cette tendance », observe Jean-Philippe Gouin, Associé Capital Humain chez Deloitte.

En ce qui concerne les banques, les assurances et la finance, les budgets d’augmentation sont supérieurs entre 0,3 à 0,4 points à la moyenne. Quant aux métiers dits de ‘spécialistes’ tels que les spécialistes du contrôle interne, ils font partie des fonctions qui rémunèrent le mieux dans leurs filières de métiers à même niveau de responsabilité (de l’ordre de 3 à 5%). Dans ces conditions, guère étonnant que le responsable Conformité et Contrôle Interne (RCCI) fasse partie des ‘Job en or’, autrement dit les postes les plus attractifs et rémunérateurs, répertoriés par le cabinet Robert Half pour 2016-2017.

« Avec une réglementation toujours plus importante et complexe, le RCCI voit son rôle se renforcer au sein des organisations », constate Thierry Mageux, Business Development Director de Robert Half Banque et Assurance. « Il devra certainement renforcer ses équipes, adapter l’organisation du travail, encore mieux connaître les métiers, veiller au respect de la réglementation sans pour autant être un frein au développement commercial, un travail d’équilibriste parfois ». 

2016, un bon cru pour les financiers

Autre étude, autres enseignements. La 14ème édition du baromètre Expectra (filiale du groupe Randstad France) basée sur les salaires réels extraits de 74.520 fiches de paie, montre que les cadres ont vu leur rémunération augmenter de 1,7 % en 2016 contre 1,2 % un an plus tôt. Cette revalorisation, la plus forte depuis 2012, signe une sixième année de hausse consécutive du salaire des cadres.

« Cette accélération en douceur s’inscrit dans le sillage d’une conjoncture attendue en légère hausse (…) Mais même orientée à la hausse, la conjoncture manque cette année encore de vigueur pour avoir un effet d’entraînement significatif sur les rémunérations », indique Christophe Bougeard, directeur général d’Expectra. Dans ce contexte, les entreprises restent attentistes et continuent de jouer la carte de la modération salariale.

Parmi les plus fortes hausses de salaires observées par Expectra en 2016 figurent la comptabilité et la finance avec +1,5% (+1,1% en 2014). Les métiers ayant été le plus augmentés sont l’analyste crédit (+3,6%) mais égalerment le responsable comptable (+ 5,4 %), conséquence d’une demande constante de profils dotés de compétences pointues très recherchées, notamment en trésorerie et en consolidation de comptes dans un contexte de filiales a l’étranger.

2017 : la prudence est de mise

« Nous observons que les prévisions d’augmentation pour 2017 sont, à nouveau, extrêmement prudentes, de l’ordre de 1,7%, une conséquence du contexte économique actuel. Ces budgets d’augmentation prévisionnels restent historiquement bas », poursuit Jean-Philippe Gouin. La dernière projection d’inflation est de 0,2% pour 2016 et de 1% pour 2017 (contre 0,9% en 2013, 0,5% en 2014 et 0% en 2015), ce qui peut en partie expliquer cette tendance baissière des budgets d’augmentation.

Ainsi, près de six entreprises sur dix déclarent vouloir n’appliquer que des augmentations individuelles pour leur population cadres. Dans le cas d’un mix d’augmentations, Deloitte constate un très fort retour de l’individualisation avec une part individuelle, pouvant représenter plus des trois quarts de l’enveloppe pour les cadres.

A ce sujet, Deloitte rappelle que neuf sociétés sur dix (89%) ont mis en place un système de part variable individuelle pour les cadres. Les montants de part variable individuelle, eux, sont en forte progression de l’ordre de 12% par rapport à 2015. Selon les niveaux de responsabilité et la famille de métier, le bonus représente de 6 à 25% du salaire de base. Le pay-out (rapport entre le bonus versé et le bonus cible) est cette année de 86%, en ligne avec le niveau de 2015.


Crédits Photo : Omendrive / gettyimages

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