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Vous voulez monter votre société fintech ? Voici les clés du succès…

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Ca y est, c’est décidé : vous avez décidé de quitter l’univers de la banque pour monter votre société fintech ? Il pourrait alors être intéressant de savoir ce qui fait le succès d’une start-up financière. A ce propos, le Pôle Finance Innovation organisait ce matin à Paris à l’occasion de son événement FIN&TECH Community une table ronde intitulée « La Success Story des Fintech » animée par Muriel Faure, membre du comité stratégique de l’Association française de gestion (AFG).

1/ Nouer des partenariats avec les établissements financiers

« Il n’y a pas de formule magique : les recettes du succès, nous tâchons de les élaborer au quotidien », explique Benoît Bazzocchi, président de la plateforme de crowdfunding SmartAngels, pour qui « l’un des éléments du succès est le partenariat qui peut être construit avec les grands acteurs ». Et de citer le partenariat signé en avril dernier entre SmartAngel et BNP Paribas Securities Services sur l’application de la technologie Blockchain, et permettre ainsi aux entreprises non cotées d’émettre des titres sur le marché primaire et aux investisseurs d’avoir accès au marché secondaire

« C’est un partenariat très innovant car aujourd’hui la Blockchain est un sujet que personne encore ne maîtrise parfaitement. L’enjeu ici était d’avoir les premières applications pratiques, les premiers développements de tests, le tout dans une relation partenariale entre un grand groupe et une start-up », ajoute-t-il.  « Il s’agit d’une innovation majeure pour les processus de conservation et de tenue de compte de titres non cotés. C’est aussi un moyen pour BNP Paribas Securities Services de tester ce qui pourrait s’appliquer demain sur les marchés cotés », rappelle pour sa part Philippe Ruault, head of product for clearing, custody and settlement de BNP Paribas Securities Services. Finie donc l’époque où banques et start-ups se regardaient en chiens de faïence. L’heure est désormais au mode collaboratif.

2/ Conserver ses spécificités en cas de rachat

Pierre Barbier, general manager France et Benelux chez l’éditeur de logiciels Axway, qui fournit des solutions progicielles et des services dans les domaines du digital (notamment pour les banques), confirme : « ce qui fait le succès, ce sont les partenariats, la capacité à s’associer avec d’autres ». Mais encore faut-il prendre des précautions. « Nous sommes l’une des seules sociétés françaises qui rachète de start-ups dans la Silicon Valley. Quand nous rachetons une boite de 80 personnes comme Appcelerator, toute la difficulté est de ne pas la ‘tuer’. Nous conservons donc notre propre propre legacy et notre R&D et mettons en place une société parallèle ».

Lors d’un rachat, il est d’ailleurs fréquent que les fintechs, en plus de leur technologie, conservent leur management. Ainsi, lorsque le Crédit Mutuel Arkéa a racheté en septembre dernier 86% du capital du groupe Leetchi, la fondatrice et PDG du groupe, Céline Lazorthes, ainsi que son management, sont restés actionnaires de la société à hauteur de 14%.

3/ Anticiper les besoins du marché

« Quand on cherche un partenaire, ce n’est pas pour faire du ‘one-shot’ mais bien pour développer une relation d’affaires de moyen et long-terme », explique Thibaut Peigney, directeur des partenariats chez Sogecap, la compagnie d’assurance vie et de capitalisation du Groupe Societe Generale Insurance. « Comme nous disposons déjà de fondamentaux solides et répondons à nos attentes clients, ce que l’on cherche, c’est le coup d’après. La fintech ou l’insurtech doit nous permettre d’anticiper ». Il va sans dire que se placer dans un cadre réglementaire est un prérequis. Vous l’aurez compris, il faut donc ‘avoir du nez’ pour sentir les tendances de demain et espérer ainsi que votre fintech devienne un jour une licorne…

4/ Enfin et surtout, bien savoir s’entourer

Si cet aspect n’a pas été abordé lors de la table ronde (sans doute faute de temps), le fait de bien savoir s’entourer est un conseil qui revient souvent dans la bouche des professionnels. « Ceux qui parmi nos clients connaissent le plus de succès sont invariablement ceux qui disposent des meilleurs talents », rappelle dans une interview qu’il nous a consacré Stéphane Dubois, un Français parti s’installer dans la Silicon Valley où il dirige Xignite et qui s’entretient régulièrement avec de nombreux entrepreneurs fintech à différents stades de leur développement.

Savoir s’entourer est tout un art, qui laisse peu de place à l’improvisation. « Ne montez pas un business avec vos amis mais entourez-vous de compétences différentes et complémentaires en réseautant régulièrement », rappelle dans nos colonnes Guillaume Piard qui, après avoir travaillé dix ans en finance de marché chez Lehman Brothers puis Nomura, a cofondé le robo-advisor Nalo.fr.

Et pour dénicher les meilleurs talents, rien de tel que le réseautage. Sortez de votre tour d’ivoire, multipliez les contacts.Et ce n’est sans doute pas Benoît Bazzocchi qui nous dira le contraire, puisqu’en plus d’être président de SmartAngels, ce dernier est également président de l’Association française de l’investissement participatif (AFIP) et membre du conseil d’administration de France Fintech.

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