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Ces banques d’investissement qui ont le plus à perdre d’un Brexit…

Brexit

Si les banques d’investissement commençaient à délocaliser des emplois hors-Royaume-Uni dans le sillage d’un Brexit, Paris aurait le potentiel d’en bénéficier plus que tout autre place financière. Car en termes d’effectifs, les citoyens européens non britanniques ont beaucoup plus de chances de travailler pour une banque française que n’importe quelle autre banque implantée au UK.

Ainsi, 45% des employés de la Société Générale à Londres sont originaires de pays de l’UE en dehors du Royaume-Uni, selon l’analyse de 1,4 million de CV déposés dans la CV-thèque de eFinancialCareers. Chez BNP Paribas, cette proportion est de 39%. Ceci s’explique en partie par la prolifération des ressortissants français à la City, la SocGen comptant dans ses rangs 82% de Français et BNP 72%.

Cependant, la propension des banques françaises à recruter des candidats locaux pour des postes à Londres pourrait les affecter plus que toute autre banque d’investissement de la City en cas de Brexit. En effet, les ressortissants français sont plus susceptibles de travailler dans la City que tous les autres citoyens de l’UE. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : sur les 400.000 français travaillant au Royaume-Uni, 122.000 d’entre eux sont basés à Londres, dont un tiers à la City selon certains analystes.

D’après notre analyse, 19% des employés de J.P. Morgan au Royaume-Uni proviennent de pays de l’UE hors Royaume-Uni, ce qui représente la plus forte proportion des grandes banques, exception faites des deux principales banques françaises. D’ores et déjà, Jamie Dimon a indiqué que J.P. Morgan supprimerait des emplois au Royaume-Uni si le Brexit devenait réalité. Dans le viseur : 4.000 postes, a-t-il dit la semaine dernière au cours d’une réunion organisée dans le bureau de Bournemouth de la banque qui, pour rappel, emploie 16.000 personnes à travers le Royaume-Uni.

De son côté, HSBC a déclaré que 1.000 emplois de banque d’investissement seraient transférés à Paris si Brexit il y avait, en grande partie parce qu’ils sont soumis à la réglementation MiFID II. La libre circulation des travailleurs dans l’UE est l’une des principales arguments de vente de la City de Londres auprès des banques, mais si la Grande-Bretagne ne pouvait plus accéder au marché unique, cela deviendrait difficile de justifier le maintien de grand trading floors basés au Royaume-Uni.

Dans le même temps, il y a des rumeurs qui circulent à la fois à Francfort et Dublin selon lesquelles les banques internationales seraient en train d’acquérir des biens immobiliers et discuteraient avec les organismes de régulation sur de nouvelles opérations si la Grande-Bretagne devait quitter l’UE.

En règle générale, les grandes banques américaines emploient une plus grande proportion de la population d’Europe continenttale que leurs conseurs européennes.

Quant à Deutsche Bank, qui a des liens évidents en Allemagne, elle emploie seulement 14% de ressortissants de l’UE. Elle emploie également plus de Français que toute autre nationalité européenne – 29% des citoyens non britanniques de l’UE à la banque sont français, et 23% allemands.

De façon générale, les banques britanniques semblent être moins dépendantes des talents des autres pays de l’UE que les autres établissements financiers. Selon nos statistiques, HSBC compte 12% de non-citoyens de l’UE au Royaume-Uni, et respectivement 9% et 8% chez Barclays et Royal Bank of Scotland.

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