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Amundi : un état-major remanié et des nominations en série

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La société de gestion Amundi cotée en Bourse et détenue majoritairement par Crédit agricole a publié ce vendredi ses résultats du 1er trimestre 2016, faisant ressortir des profils en stagnation à 130 millions d’euros, en raison de conditions de marchés difficiles avec la baisse des indices boursiers et l’impact de taux historiquement bas. « Le premier trimestre s’est inscrit dans un contexte marqué à la fois par une baisse et une volatilité élevée des marchés », a commenté le groupe dans un communiqué.

Conséquence : les commissions de performance ont chuté de 32,2%, à 18 millions d’euros. Néanmoins, l’ajustement à la baisse des bonus des gérants a contribué à la diminution de 1,3% des charges d’exploitation. Surtout, ces résultats n’entament pas l’optimisme de la société de gestion qui s’est fixé comme objectif d’atteindre entre 2016 et 2019 une collecte nette de 160 milliards d’euros, soit 40 milliards d’euros par an en moyenne avec une croissance annuelle du bénéfice net par action de 5% en moyenne sur la période. « Nous confirmons tous ces objectifs », a dit lors d’une conférence téléphonique le directeur général Yves Perrier.

Et d’ajouter : « Le bon niveau de la collecte et des résultats du premier trimestre, obtenus dans un contexte de marché difficile, traduit la solidité du business model d’Amundi, fondé sur une forte diversification des activités, par expertises, segments de clientèle et zones géographiques ». C’est donc le moment de postuler d’autant plus que premier acteur européen de l’industrie de l’asset management ne manque pas d’atouts.

Nouvel organigramme de direction

Mais avant de postuler, il va falloir vous familiariser avec le nouvel organigramme de la direction. Le Conseil d’administration d’Amundi vient en effet de prendre acte de  la démission de Jean-Paul Chifflet, ancien directeur général de la banque verte,  de ses fonctions de Président du Conseil et d’Administrateur, et a décidé de le remplacer en qualité d’Administrateur en cooptant Michel Mathieu, directeur général adjoint de Crédit Agricole S.A. en charge du pôle Banque de Proximité à l’International et directeur général de LCL.

Le conseil a également porté à la sa présidence Xavier Musca, directeur général délégué de Crédit Agricole S.A. « Il était convenu que Jean-Paul Chifflet resterait un an pour accompagner le projet de cotation d’Amundi et donc il est naturellement remplacé par Xavier Musca », a précisé Yves Perrier.

En plus des promotions internes, l’état-major d’Amundi procède aussi à des recrutements externes, comme celui emblématique de Jean-Jacques Barbéris, conseiller économique à la présidence de la République, qui à partir du mois de juin, sera chargé de la clientèle des fonds souverains et des banques centrales chez Amundi, contre une rémunération annuelle d’environ 400.000 euros selon des chiffres  qui circulent dans différents médias français.

A suivre : le métier ETF, Indiciel et Smart Beta

Il n’y a pas que le top management qui fasse l’objet de remaniements. Ce mois-ci, Amundi a procédé à diverses nominations dans ses différentes lignes de métiers. A commencer par celle de Fannie Wurtz qui, début avril, a est nommée directeur du métier ETF, Indiciel et Smart Beta, qui constitue un axe important de la stratégie du goupe. Titulaire d’un Master de l’ESC Bordeaux, elle a débuté sa carrière en 1999 chez State Street Bank puis KPMG Audit avant de travailler successivement chez Schroders Investment Management et Fidelity Investments en tant que Sales Associate Director puis rejoindre en 2008 Crédit Agricole Cheuvreux dans le cadre du démarrage de l’activité Amundi ETF dont elle deviendra responsable des ventes du pôle métier ETF, Indiciel et Smart Beta en 2013.

Des recrutements de spécialistes de la gestion passive (ETF et indiciels) pourraient suivre puisque dans le cadre de son plan stratégique 2014-2016, Amundi cherche à se développer sur cette classe d’actifs. « Nous cherchons désormais à en accélérer le rythme en tirant parti de nos deux points forts : notre exceptionnel ‘pricing power’, et notre capacité à innover et à créer des solutions sur mesure telles que celles récemment proposées en gestion Smart Beta, ou encore low carbon », rappelle Valérie Baudson, Responsable du métier ETF et Indiciel d’Amundi, qui vient par ailleurs de lancer sa plate-forme ETF en Asie et listé son premier ETF de droit hongkongais.

Du private equity à la fintech

Enfin, sachez qu’il n’y a pas que dans la maison-mère qu’il y a du mouvement. Ce mois-ci, à l’issue du conseil d’administration de CPR Asset Management, filiale d’Amundi, Valérie Baudson (ex- Crédit Agricole Cheuvreux) a été nommée Directeur Général de la société de gestion, Emmanuelle Court (ex-SGAM) et Arnaud Faller respectivement directeur général Délégué en charge du développement commercial de l’entité et directeur général délégué en charge des investissements. Enfin, Nadine Lamotte (ex-SGAM, Etoile Gestio) a été confirmée en tant que directeur général délégué en charge de l’administration et des finances.

A suivre également de près des entités comme Amundi Private Equity Funds (Amundi PEF) qui a lancé ce mois-ci de nouveaux produits, dont un Fonds d’Investissement de Proximité. Enfin, côté fintech, Amundi est entrée au capital d’Anatec, spécialisé dans la gestion de l’épargne en ligne, et vient d’investir dans WeSave.fr , sa plateforme d’épargne digitale haut de gamme. « Nous souhaitions nous inscrire dans une logique de co-construction de cette offre inédite, raison pour laquelle nous lui apportons à la fois un soutien financier, stratégique et opérationnel », explique  Bernard De Wit, directeur général délégué d’Amundi.

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