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Mid-cap : secteur encore niche pour les risk-managers

Entre être conscient des risques et agir efficacement pour les prévenir, il y a un fossé que les PME parviennent encore mal à combler.

Le dirigeant de Mid Cap a tendance à s’occuper du risque une fois que celui-ci se profile concrètement, ce qui est souvent trop tard , relève Laurent Allégot, directeur général de SPEF LBO, société de capital-investissement spécialisé sur ce segment. Voilà résumés, en substance, les résultats de la récente enquête Mazars, réalisée auprès de plus de 200 entreprises, établies en France et de plus de 100 millions de chiffre d’affaires.

Gestion intuitive et diffuse

La notion de pilotage d’ensemble du traitement des risques est une notion diffuse dans plus de la moitié des cas. On constate une dispersion des compétences au sein des organisations, comme si la maîtrise des risques relevait de la responsabilité de chacun, donc …de personne ! Le risque, au sens large, est dans la plupart des cas confiée à un responsable fonctionnel dans 72% des cas (directeur financier, responsable de trésorerie, credit manager) et, paradoxalement, plus rarement à des fonctions spécifiquement dédiées comme le risk-management proprement dit (22%) ou l’audit interne (1%). L’intérêt pour la démarche de risk-management est néanmoins plus fort dans les banques et assurances.

L’enquête fait apparaître également que la notion de risk-owner est inconnue de 63% des entreprises interviewées. Le secteur financier présente une connaissance du sujet beaucoup plus développée que l’ensemble du panel (31%).

Professionnalisation émergente

Olivier Lenel, associé, responsable de la ligne de métier Management du Contrôle Interne chez Mazars veut toutefois croire à une une professionnalisation émergente avec l’idée que le management des risques est bien une affaire de spécialistes. Une idée qui se caractérise soit par le crédit accordé à la fonction de risk-manager, soit par le souhait de faire appel à des conseils et des expertises extérieurs .

Lorsqu’une entreprise décide d’intégrer à son dispositif des risques des compétences externes (dans 40% des cas), elle fait appel à des auditeurs externes (58% des cas), à des juristes et des avocats (12%), à des risk-managers dans seulement 10% des cas.

commentaires (3)

Comments
  1. Juriste, dotée d’une expérience de plus de 20 ans en matière de recouvrement amiable et contentieux, acquise au sein d’un Etablissement financier, je suis étonnée que les postes de risk-management soient davantage ouverts aux fonctions financières plutôt qu’à celle des juristes, lesquels sont plus à mêmes de prévenir les risques, former les opérationnels et gérer les contentieux judiciaires.

  2. il y a de nombreux aspects juridiques dans le risk managment, mais ce n’est qu’une partie du risk managment ! il y a aussi de nombreux aspects quantitatifs liés à la nature même des produits.

  3. Bonjour, le risk management est plus large que le seul risque juridique et de contentieux. Il recouvre des domaines tels que la prévention de la fraude interne, des risques financiers (gestion de bilan pour les banques, etc.), les plans de continuité d’activités en cas de sinistres, etc.
    Une forte compétence juridique est un atout indéniable dans le domaine de la conformité (compliance), le risk management offre quant à lui une approche plus large qui demande un panel de compétences assez large.
    A mon sens, le juriste, pour devenir risk manager, doit démontrer une capacité à comprendre le fonctionnement économique du résultat d’une structure… pour en garantir la “sécurité”.

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