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MBA versus Executive Master : lequel choisir pour une carrière en finance

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A l’occasion du Salon des MBA et Executive Masters organisé par le Groupe Le Monde le mois dernier au Palais Brongniart à Paris s’est tenue une conférence intitulée ‘MBA versus Executive Masters ?’, en présence des responsables des programmes en MBA et Executive Masters à destination des cadres souhaitant donner un nouvel élan à leur carrière, se reconvertir, ou encore dénicher une promotion.

Si tel est votre cas, voici ce qu’il fallait retenir des interventions de Vanessa Gatti, ‎Responsable Promotion & Recrutement Formation Continue à la ‎Toulouse Business School et d’Olivier Lefaivre, ‎Directeur Executive Education à la SKEMA Business School sur ces deux programmes pour deux projets professionnels bien distincts…

L’Executive Master, pour se spécialiser dans un domaine

« Les programmes Executive Mastère spécialisé s’adressent à des cadres souhaitant approfondir une spécialisation afin de devenir expert et développer leurs responsabilités dans ce domaine », explique Olivier Lefaivre, rappelant au passage que SKEMA a développé une gamme de 6 programmes Executive Mastère spécialisé, délivrés pour la plupart en alternance, autour de diverses thématiques parmi lesquelles le contrôle de gestion, l’audit ou la gestion de patrimoine financier, entre autres.  « Tous les programmes sont certifiés RNCP niveau 1 et accrédités Conférence des Grandes Ecoles. Un programme de développement personnel est proposé, incluant mentorat et séminaires transversaux. Sont éligibles à ce type de formations les salariés et demandeurs d’emploi titulaires d’un BAC +4 ou BAC + 5 avec un minimum de 3 ans d’expérience professionnelle », précise-t-il.

« Un Executive Master vise d’une part l’obtention d’un diplôme à Bac+5 reconnu au plan national par un Ministère –emploi, industrie, éducation nationale- et par les organismes financeurs de la formation continue –OPACIF, OPCA-. Une réponse donc à un cahier des charges académique visé, combinant apports fondamentaux et partage d’expérience », explique pour sa part Vanessa Gatti. « D’autre part, au sein des entreprises et des institutions, il permet de fixer des cadres de référence vis-à-vis de niveaux de responsabilités ou de qualification des postes attribuées, du positionnement dans les grilles de salaires », poursuit-elle.

« Enfin, il convient globalement aux personnes se disant : ‘je vais passer cadre et je viens élargir mes connaissances fondamentales de la gestion et du management’ , ‘j’occupe des fonctions de cadres et j’ai besoin que mon niveau de diplôme soit cohérent avec mon niveau de responsabilités occupé’, ‘je suis de profil très technique et je viens acquérir une double compétence en gestion et management pour évoluer vers des fonctions plus transversales’ », complète-t-elle. « Ne perdons pas de vue, de surcroît, que nous sommes dans un pays qui voue un culte aux diplômes ! ».

L’Executive MBA, pour une carrière à l’international

« Le programme Executive MBA s’adresse à des cadres exerçant des responsabilités managériales, détenant un grade Master, avec au moins 5 ans d’expérience professionnelle, et souhaitant évoluer vers des postes de Direction Générale ou direction de business unit, dans un contexte très international », note Olivier Lefaivre.

Le programme Executive MBA de SKEMA, entièrement enseigné en anglais, se déroule sur 24 mois (rythme de 5 jours tous les deux mois environ), avec une pédagogie « blended learning », combinant  sessions en présentiel, modules e-learning et webinars. 6 «Study trips» sont organisés à Dallas (US), Shanghai (Chine), Bello Horizonte (Brésil), Oslo (Norvège) et Lille. La moyenne d’âge des participants de situe autour de 40 ans. Deux rentrées sont proposées : fin août (« Fall ») et début janvier (« Spring »). Enfin, le diplôme Executive MBA de SKEMA Business School est accrédité EQUIS et AACSB.

Un Executive MBA vise l’obtention d’un grade ou label reconnu au plan international. « Les classements ne manquent pas, toutefois deux distinctions sont particulièrement à privilégier : les incontournables accréditations internationales – AMBA en tête pour les MBA, EQUIS et AACSB – et le classement annuel du Financial Times », explique Vanessa Gatti. Et de rappeler que 90% des apprenants ont déjà un grade Master et cumulent en moyenne 10 à 15 ans d’expérience professionnelle, acquises dans des fonctions et secteurs très variés, avec des niveaux de responsabilités de développement de projets, activités, services, filiales déjà confirmés.

D’après elle, l’Executive MBA convient globalement aux personnes en recherche d’une capitalisation d’expérience et animée d’une volonté de partager cette même expérience en la confrontant avec des experts porteurs de thématiques de travail sur les enjeux dans les organisations actuelles à l’échelle internationale. « La génération spontanée d’un groupe de pairs se met en œuvre, soutenue par une dynamique d’activation de réseaux professionnels intense », explique-t-elle. « Un cheminement professionnel et, par voie de conséquence personnel, encadré par un coaching individuel, pour contribuer à la montée en puissance en terme de leadership et d’aptitude à la gestion et détection des enjeux stratégiques pour le développement de son activité future ».

Des points communs aux deux programmes

Les MBA et Executive Masters présentent également des points communs. « Ce sont des cycles longs d’une durée de 21 à 24 mois, cadencés pour rester compatible avec le maintien d’une activité professionnelle. Les promotions sont à effectifs limités : 30 personnes maximum pour ne pas nuire à l’interaction essentielle entre les apprenants en session », relève Vanessa Gatti.

A cela vient s’ajouter un dimensionnement de parcours « à la carte », avec « des ‘majeures’ dans l’Executive Master, des parcours de spécialisation et des électifs à dominante au choix dans l’Executive MBA, la possibilité d’un parcours double-diplômant Executive MBA et Executive Master », poursuit-elle.

Quel impact en termes de salaire pour les Executive MBA ?

« Au sein de SKEMA, près de deux participants Executive MBA sur 3 obtiennent une augmentation de salaire à l’issue du programme, et 42% ont obtenu une augmentation de plus de 35%. Enfin, plus de 80% évoluent dans leur carrière suite à cette formation, 60% progressent dans leur entreprise d’origine, et 14% créent leur entreprise », reconnaît Olivier Lefaivre.

« Au-delà de l’impact financier, faire un Executive MBA permet de développer son leadership, sa confiance… sans oublier bien sûr le plaisir d’apprendre, celui de se développer, et également le formidable réseau professionnel que l’on se constitue pendant et après la formation », complète-t-il.

Equilibre vie personnelle / vie professionnelle

Selon Olivier Lefaivre, réaliser une formation de type Executive MBA ou Executive Mastère est un projet ambitieux, un vrai investissement (temps, énergie, financier) qu’il est indispensable de bien préparer en amont : se poser les bonnes questions sur ses objectifs (pourquoi un Executive MBA maintenant, pour faire quoi ensuite, etc…), et fédérer toutes les parties prenantes (supérieur hiérarchique, DRH, famille, banquier…) autour de ce projet, afin de les convaincre que cette formation sera le meilleur moyen/véhicule pour atteindre l’objectif fixé. Veiller à préserver le « Work life balance » est fondamental pour une pleine réussite du projet.

Comment financer son projet Executive MBA ?

Il existe plusieurs moyens de financer son Executive MBA. « Le financement par l’entreprise est une option possible, mais elle nécessite un vrai travail ‘marketing’ en interne afin de convaincre les différentes parties prenantes du bienfondé de ce projet, et de mettre en avant les bénéfices que l’entreprise tirera de cette formation », indique notre membre du Comité de Direction de SKEMA.

Le financement personnel est un autre axe de financement (ressources propres, accompagné le cas échéant d’un prêt bancaire à un taux d’intérêt préférentiel). Ne pas négliger également une demande auprès du Fongecif, même si ce type de formation n’est pas forcément prioritaire. « Enfin, chez SKEMA nous accordons chaque année quelques bourses d’étude aux participants répondant aux critères d’éligibilité, notamment en terme d’excellence académique, parcours professionnel ou encore diversité. Chaque dossier fait l’objet d’une étude approfondie », note Olivier Lefaivre.

« Au sujet de la question sur le financement, nous avons un partenariat privilégié avec le FAFIEC -OPCA de la branche Ingénierie, Etudes et Conseil- pour la spécialité Consulting de l’Executive », note pour sa part MBA.Vanessa Gatti. « Grâce au soutien précieux de SYNTEC Etudes & Conseil, qui est le syndicat de branche, nos apprenants de cette spécialité bénéficient d’une prise en charge élevée du coût global de la formation. C’est d’ailleurs dans cette logique de reconnaissance par des branches professionnelles que nous développons nos spécialités au sein de l’EMBA ».

Et pour finir, un conseil essentiel !

« Une fois votre sélection du programme faite, ne vous trompez dans l’ordre des priorités. Dans les deux cas nous sommes en face de projets impliquant des budgets conséquents pour lesquels une course aux financements peut se voir dopée par le simple fait, non négligeable –eu égard aux épreuves d’admission souvent imposées- de se savoir admis », conseille Vanessa Gatti en sa qualité de responsable du recrutement pour les cycles de formation continue.

« Envisagez que l’étude comparative préalable des coûts puisse ne pas être votre priorité numéro un : le champ est donc libre à l’analyse fine des contenus, des profils des alumni, des entreprises partenaires, des profils d’intervenants, le tout en cohérence avec votre PROJET », conclut-elle.

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