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Credit Agricole impressionne, avec un bémol pour sa BFI

L’impact de la Grèce a beau peser lourdement sur les comptes (640 millions d’euros), Crédit Agricole génère un produit net bancaire trimestriel record de 9 milliard d’euros (communiqué), après un premier trimestre déjà de bonne facture.

Surtout le bénéfice trimestriel de Crédit Agricole SA ressort à 339 millions d’euros, bien plus élevé que les 200 millions maximum attendus par les analystes. Des performances qui permettent à la banque de se placer ce matin en tête des plus fortes hausses du CAC 40 (Les Echos) !

Bons résultats pour les Caisses régionales et les activités gestion d’actifs, assurance et banque privée

Les salariés du groupe parfois inquiets des intentions de la nouvelle direction et des nouvelles orientations du groupe ont ici des raisons de reprendre confiance. Les résultats de la banque sont en ligne avec les objectifs Engagements 2014 fixés en mars dernier.

Comme prévu, le groupe se repose largement sur sa banque de proximité, qui représente 61% des revenus et 56% du résultat brut d’exploitation des métiers du groupe au premier semestre. Si le pôle à l’international continue d’afficher une perte en raison de sa filiale grecque Emporiki, la contribution des Caisses régionales au résultat net part du Groupe (RNPG) de Crédit Agricole S.A. est, elle, en hausse de 11,7 % au premier semestre 2011 par rapport à 2010, à 574 millions d’euros.

Les activités gestion d’actifs, assurance et banque privée présentent des résultats également satisfaisants avec un RNPG de 347 millions d’euros au second trimestre, en hausse de 11,5% en un an.

La BFI en retrait

Du côté des activités de la BFI, c’est un peu moins positif. Les activités pérennes dégagent un RNPG de 321 millions d’euros sur le second trimestre, en baisse de près de 20% sur un an. Le contexte économique et financier mais aussi les départs en série ces derniers mois n’ont certainement pas aidé. Encore deuxième contributeur du groupe en termes de revenus, la BFI ne représentent cependant plus que 16% des revenus du groupe au premier semestre et 14% du résultat brut d’exploitation.

Sans surprise, la banque de financement s’en sort globalement mieux au second trimestre que la banque de marchés et d’investissement grâce à son bon positionnement dans les financements structurés, notamment les financements de projets, et la syndication.

Notons que comme ailleurs, ce sont là aussi les activités de fixed income qui souffrent le plus avec les activités de dérivés de taux ainsi que les activités obligataires particulièrement pénalisées. En mars, la banque avait indiqué vouloir renforcer les équipes de front-office dans le fixed income de 15 % d’ici à 2014. Quid de la mise en oeuvre de cet objectif dans un tel contexte.

Le pôle actions est lui affecté par une chute de l’activité de courtage mais enregistre un excellent trimestre de la banque d’investissement, et en particulier de son activité d’émission primaire actions.

Charges maîtrisées

L’autre aspect à retenir de ses résultats est la maîtrise des charges, encensée tout au long du communiqué dans quasi l’ensemble des divisions. Hors taxes bancaires, les charges sont en baisse de 3,1 % entre le deuxième trimestre 2010 et le deuxième trimestre 2011, amenant à la baisse du coefficient d’exploitation de deux points à environ 60%.

Cette discipline semble moins prégnante dans la BFI où les charges d’exploitation sont en hausse de 6,5% au premier semestre par rapport à la même période l’an passé alors que les revenus sont, eux, en recul (-1,6%). Bref une équation qui n’est pas de bonne augure. Cependant Jean-Paul Chifflet, directeur général de Crédit agricole SA l’a répèté:nous n’avons aujourd’hui ni projet ni volonté de réduction des effectifs (Le Figaro).

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