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Retour à meilleure fortune pour le marché des dérivés actions

Une évolution qui contraste avec le marché des dérivés de crédit, plutôt mou. Les salaires parisiens sont, eux, très en retrait. Petit tour d’horizon des différents marchés dérivés.

En 2005, le marché des dérivés actions s’est offert une belle reprise, avec un volume mondial d’émission en hausse de 35 %, soit 5 600 milliards de dollars. Selon Anna Pinedo, associée spécialiste en dérivés au cabinet d’avocats Morrisson & Foerster à New York : suite aux scandales Enron et WorldCom, les investisseurs américains montraient de fortes appréhensions vis-à-vis des dérivés actions. Les changements de réglementation comptable se sont superposés à cette première difficulté. Mais aujourd’hui, tout ceci semble appartenir au passé .

La reprise se traduit par des vagues de recrutements un peu partout dans le monde. Chez UBS, Wachovia ou BNP Paribas à New York et Londres, ou encore chez Royal Bank of Scotland au Japon. Paris n’est pas en reste. SocGen, BNP Paribas, Calyon et IXIS recrutent de nouveau , observe Guy de Brabois, consultant senior chez Robert Walters.

Le marché des dérivés de crédit souffre mal la comparaison. Et certains spécialistes crédit ont pali lorsque les bonus 2005 leur ont été communiqués. Pourtant, les chiffres restent très corrects par rapport aux autres marchés.

Une enquête récente du cabinet de chasseurs de tête Napier Scott Executive Search basé à Londres enseigne que les managing directors des prestigieuses banques d’investissement peuvent gagner 1,8 million de livres (2,6 millions d’euros). Au rang de associate director avec 5 ans d’expérience, le package approche 300 000 livres.

En France, les spécialistes du crédit peuvent se sentir frustrés. Selon Guy de Brabois, un vendeur avec 5 ans d’expérience doit se contenter de 100 000 euros. A ce prix là, mieux vaut franchir les Alpes. Un recruteur milanais estime que les packages peuvent atteindre le double.

Dérivés alternatifs

Si les dérivés actions et crédit font l’essentiel du marché des dérivés, l’avenir semble devoir sourire à ceux qui se spécialisent sur les produits dérivés hybrides ou dérivés de fonds indexés.

Des produits hybrides en tout genre sont en train de décoller , explique Kara Lemont Sportelli, directeur chez BNP Paribas à Londres. En particulier cette année, les produits hybrides liés à l’inflation ou aux taux d’intérêt sont recherchés, tout comme les hybrides actions/taux d’intérêt . BNP Paribas emploie actuellement 4 structureurs à temps complet sur le desk obligataire à Londres, deux traders et un chercheur. La responsable indique que 3 nouvelles embauches sont probables d’ici 12 mois.

Les dérivés de fonds indexés ne sont pas en reste. Le fondateur de la Structured Products Association, Keith Styrcula, indique que ce marché particulier, soutenu par la demande des particuliers, a des perspectives de croissance de 20 à 25 % cette année.

Jonathan Astbury, consultant chez Standton Group rapporte que Merrill Lynch font partie des banques à la recherche de spécialistes dans le domaine à Londres, et que Citigroup recrute 14 personnes pour son équipe américaine. Toutes les grandes banques cherchent des structureurs, des vendeurs et des spécialistes en due diligence, à Londres et à New York .

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