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Les métiers du chiffre ont un vrai besoin de recrutement et ne connaissent pas le chômage

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Question : quels métiers de la finance représentent 250.000 emplois en France, ont de gros besoins de recrutement, sont épargnés peu ou prou par le chômage, offrent un salaire attractif et de vraies perspectives d’évolution ? Réponse : les métiers du chiffre qui, sous cette appellation, regroupent les experts-comptables, les commissaires aux comptes, les collaborateurs de cabinets d’audit et les professionnels de la comptabilité en entreprise.

Pour tenter de mieux connaître ces métiers, les compagnies des Commissaires aux comptes de Versailles (CRCV) et Paris, et l’Ordre des Experts-comptables de Paris Ile-de-France organisent ce mercredi 23 novembre au Chesnay, en région parisienne, la 16e édition de la journée pédagogique des professions du Chiffre devant un parterre de lycéens et étudiants venus écouter des professionnels témoigner de leurs parcours et apporter un éclairage sur leur quotidien ainsi que sur l’attractivité méconnue de leurs métiers.

Des métiers qui ne connaissent pas le chômage

« Je ne connais personne qui, pendant ou après avoir effectué ce métier, s’est retrouvé au chômage, y compris ceux qui ont fait le choix de partir vers d’autres secteurs (finance, contrôle, associatif,…) », explique Jean Bouquot, président de la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Versailles et par ailleurs ‎associé/commissaire aux comptes chez EY.

Il faut dire que les métiers du chiffre, qui représentent 250.000 emplois en France, ont un vrai besoin de recrutement : dans les 10 prochaines années, la profession a recensé un besoin de 10.000 nouveaux commissaires aux comptes et près de 10 000 experts-comptables. « La révolution numérique va transformer nos métiers : les besoins sont énormes et de nouvelles tâches vont apparaître », relève Jean-Luc Flabeau, président de la Compagnie régionale des commissaires aux comptes de Paris. Même tonalité chez Claude Alazard, professeur en classes préparatoires au DCG à Sèvres : « les recrutements sont permanents pour des missions en profonde mutation ».

Chaque année, plus de la moitié des cabinets français recrutent dans le cadre d’une création de poste, principalement des profils juniors (jusqu’à 2 ans d’expérience). Cela représente plusieurs dizaines de milliers de recrutements par an. Leur niveau de rémunération est également attractif : un expert-comptable ayant moins d’un an d’expérience gagne en moyenne 29.000 euros brut par an (hors primes), et un commissaire aux comptes 35. 000 euros. Au-delà du simple critère de rémunération, les cabinets ont mis en place des critères de fidélisation stricts et de réelles perspectives de carrière pour leurs jeunes collaborateurs.

Une attractivité encore trop souvent méconnue

Les nombreux atouts (besoins en recrutement, rémunération, perspectives de carrières…) des professions d’expert-comptable et de commissaire aux comptes restent méconnus, en raison d’une profonde méconnaissance de la réalité de cette profession. Et pour cause : l’expert-comptable ne jouit pas d’une image époustouflante. Il est réputé rigoureux et docte, mais aussi terne et englué dans les chiffres. Or, le métier d’expert-comptable – commissaire aux comptes est une profession passionnante qui, au-delà des chiffres, revêt une dimension humaine, digitale, internationale.

« J’ai rejoint ce métier il y a 35 ans et, entre les déplacements chez les clients en France et à l’étranger ainsi que les nombreuses rencontres avec des personnes très différentes, je ne m’y suis jamais ennuyé. Mieux  encore : je continue de me former dans de nombreux domaines passionnants (publicité, nucléaire…) qui dépassent la seule matière financière et comptable », reconnaît Jean Bouquot. Pour tenter de redorer le blason de la profession, des initiatives originales ont été mises en place depuis 2013 par la filière pour communiquer auprès des jeunes, comme et Graine d’expert-comptable en bande dessinée, ou bien encore la campagne Devenirauditeurlegal.fr.

Les parcours possibles pour accéder aux professions du chiffre

Contrairement aux idées reçues, beaucoup de filières ouvrent les portes des métiers d’expert-comptable et de commissaire aux Comptes. Les étudiants (BTS, DCG, université, classes prépa) peuvent passer le Diplôme Supérieur de Comptabilité et de Gestion (DSCG / niveau Bac+5) puis le Diplôme d’expertise comptable (DEC / niveau Bac+8) après avoir effectué un stage de 3 ans en cabinet. C’est le choix qu’a fait Jean-Mina Soliman, en deuxième année de DSCG et en stage de ‎Chargé de Projet junior chez Crédit Agricole CIB.

D’autres, comme Olivier de Souza, aujourd’hui en poste comme auditeur Junior chez EY, ont passé le Master CCA (Comptabilité, Contrôle Audit) avant de se lancer dans le DEC. En outre, il est désormais possible aux candidats de niveau master (bac+ 5) issus de toutes filières autres que la comptabilité, l’audit et la finance d’être diplômés via le CAFCAC, Certificat d’aptitude aux fonctions de commissaire aux comptes. Enfin, les cabinets d’experts-comptables et commissaires aux comptes proposent des stages rémunérés, à différents niveaux hiérarchiques, tout en permettant aux stagiaires de poursuivre leur formation.

Expertise comptable

Crédits photo : bowie15 / gettyimages

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