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Recrutement, le nouveau calvaire des candidats

Les recruteurs sont unanimes : depuis le déclenchement de la crise financière, les processus de recrutement se sont rallongés et complexifiés.

Il y a un an, il fallait entre 6 semaines et 2 mois pour recruter, aujourd’hui ça prend deux fois plus de temps , relève Thierry Mageux, directeur régional de Robert Half Banque & Assurance. L’embauche n’est plus prioritaire, les recruteurs prennent leur temps, et évitent à tout prix les mauvais castings.

Beaucoup plus de personnes sont impliquées dans ce processus, quasi le double (soit 10 à 15) en comparaison avec il y a un an, ajoute Stéphane Mansaud, associé, en charge de la practice Capital Markets, du cabinet Kovadis. La décision est plus collégiale, elle prend plus de temps à être mûrie . Certaines banques françaises s’essayent d’ailleurs aux méthodes anglo-saxonnes souvent plus conviviales – notamment les entretiens flashs (15 minutes) avec un membre de l’équipe. Les managers doivent aussi monter plus haut pour obtenir un feu vert, jusqu’au comité de direction dans les banques qui passent, comme Natixis, par un plan social.

Références requises, CV multi-checkés, tests de psychologie renforcés…

Avant de vous ouvrir les portes, on s’assurera que vos références ont été vérifiées à plusieurs reprises. Évitez d’affirmer que vous avez suivi une formation, si vous avez, par exemple, obtenu le diplôme en candidat libre. De même, les lettres de recommandation et autres références sont exigées de manière plus systématique.

Conséquence de l’affaire Kerviel, une dose supplémentaire de psychologie a été introduite dans les BFI françaises. Les banques sont plus sensibles à la personnalité, au relationnel, aux velléités du candidat que par le passé, observe Stéphane Mansaud de Kovadis. On continue à vouloir des professionnels ambitieux. Toutefois les RH, plus responsabilisées dans ce processus, sont plus vigilantes sur la nature de cette ambition. Reste une raison de se réjouir, selon ce consultant : les banques françaises s’attacheraient de plus en plus au mérite et à l’expérience, et ce au détriment des diplômes.

commentaires (17)

Comments
  1. Les jeunes sont très souvent freinés par le manque d’ expérience, malgré tout leur talent et leur grande ambition. Je pense que les recruteurs devraient de plus en plus développer leurs capacités à détecter les talents prometteurs, et mettre en place des systemes d’ encadrement des jeunes diplomés.

  2. très bien, continuons à recruter sur les talents… décidément les mentalités ne changeront pas dans ce pays! continuons à recruter des étudçiants d’école de commerce et ingénieurs… à bas la fac, vive les écoles!!!
    aucune ouverture d’esprit

  3. les jeunes “talents” ne sont pas freinés par le manque d’experience , mais par le manque d’ “amis ” ds leur reportoire de tel portable , a la différence des fils de papas pour lesquels il ya tjrs un petit poste par ci par la , meme en temps de crise

  4. Si elles s’attachent de plus en plus au mérite et à l’expérience les banques ne recrutent pas pour autant des séniors ! La pyramide des âges des banques Françaises justifie cette discrimination me direz-vous.

    Je pense que nos jeunes diplômés ont encore un bel avenir même s’ils ne possèdent qu’une expérience sommaire. L’accroche de l’une des pinicipales banques Française en matière de recrutement me semble en être la preuve.

  5. Que voulez vous…

    A chacun son niveau, ne soyez pas jaloux !!!

  6. Et vive la connerie en France, Encore des processus qui ne feront qu’embaucher les fils à papa t discriminer tout le reste…Les Banques privilegient les élites, je bosse à Natexis et y’a pas mal de cons…Si lélite ressemble à ça, je préfère m’enfoncer en campagne avec les cul terreux. Bon courage à tous ceux qui cherchent du boulot, et notamment les nouveaux diplomés sans répertoire !!!

  7. et on fait quoi des autres??on leur fait perdre leur temps puis on les laisse sur le carreau??Je ne sais pas ce qui se passe…peut-être est-ce le fait que le secteur financier est victime de son succès et que cela devient ultra-bouché!! j’hallucine quand je lis les annonces de certains postes vous avez le sens de l’humour ,à croire qu’il faut être l’HOMME PARFAIT pour espérer mettre un pied dans une des prestigieuses banques françaises!!

    Aujourd’hui le constat est simple soit tu n’es personne (malgré un BAC+5 of course) et tu ne seras bon qu’à faire du pointage (en intérim surtout pas en CDI) ou alors tu te fais pistonné,si par chance papa a de bons contacts!!!

    Alors à quoi bon emmerder les jeunes diplômés pdt 4 mois à se faire questionner par 150 pers. différentes??Pkoi se faire chier 5a en Economie/Finance pour ensuite galérer comme des cons?Avec un bac+2 vendez 2 appart/mois puis prenez vos 1% de comm,à 20 ans vous avez déjà vos 3000 EUR/mois…w/o stress…le pire c que les banques étrangères deviennent friandes de nos jeunes golden boys top graduate buiseness school engineering degree . Allez, nous les faculteux on va faire carrière à l’ANPE…

  8. De la part d’un fils a papa qui a fait une grande ecole: ne soyez pas tristes. La vie est comme elle est.

  9. Eh les gars: si c’est aussi facile de trouver un bon job après une école de commerce, des gens aussi malins que vous auraient du en faire une. Et ne me répondez surtout pas qu’en tant que pauvres petits prolétaires vous n’aviez pas les moyens de vous la payer. Il y a des tas de gens dans ces écoles qui payent leurs études en prenant un crédit, tout simplement.

  10. Deux choses à dire pour être synthétique :

    1) Les personnes qui sortent des très grandes écoles
    (notamment de très grandes écoles d’ingénieurs, car celles-ci sont PUBLIQUES ) ne sont pas des personnes dénuées d’ambition et ont prouvé qu’elles savaient bosser. Les banques françaises ne vont pas se priver de choisir les meilleurs CVs possibles si elles en reçoivent, non ?

    2) Après les écoles de commerce, regorgent effectivement de plein de personnes pédantes qui croient que tout leur est dû alors qu’elles manquent de talent académiquement parlant. Typiquement, on ne peut pas décemment comparer un polytechnicien à un esc pipo, ne serait-ce qu’au niveau de la profondeur de réflexion ou rapidité d’esprit. Pourtant, ce dernier saura masquer son vide par une arrogance que l’X n’aura pas. Honnêtement, il y a des gens dont le bac+5 vaut peanuts

  11. et les gars sans vouloir offenser qui que ce soit, il y a du chemin à faire en France. venez faire un petit tour en Amérique et vous comprendrez mieux .

  12. oui bah oui , il faut bien que des gens des fac aient plus de mal a trouver un taf, c ‘est pour ca que je commence à chercher à Dubai… et à l’étranger pcq je pense que ca ne changera jamais surtt avec la crise, c’est encore plus chaud

  13. Je crois doucement halluciner… Je vais surement me réveiller. C’est vrai Titus, il n’y a qu’á lire ton commentaire pour immédiatement comprendre que tous les élèves de l’X (de toute évidence tu en es un) font vraiment preuve d’une modestie hors du commun.

  14. Je trouve le commentaire entre ESC et X très représentatif du très français : “gros matheux = grande profondeur d’esprit”. Or ce n’est pas vrai! Evidemment il ya des gens brillants à l’X mais il y a des gens tout aussi doués à Normal Sup en littérature, simplement doués différemment! Je me rappelle un gars qui avait toujours 20/20 en maths mais passait raclette toutes ses années. Et pour cause: ce gars était quasi demeuré et incapable de comprendre quoi que ce soit hors maths, physique, etc ! On le voyait comme un gros blaireau entre nous. Et pourtant il a fait l’X (sûrement dans les premiers).

    Etre bon en sciences ne veut pas dire qu l’on est intelligent! C’est la faiblesse du système français : on se cache derrière la capacité en math car c’est la seule que l’on peut quantifier. Tout le reste, c’est relatif et dur à cerner. Et si la finance était une science exacte comme veulent le faire croire nos amis ingénieurs, alors on n’aurait pas de crédit crunch car ils auraient modélisé ce fameux évenement “qui ne se produit qu’une fois tous les 1000 ans”!

    Après, préférer les élèves sélectionnés d’une grande école à des Facultés où l’on brade les diplômes c’est dur mais assez normal

  15. “ce gars était quasi demeuré et incapable de comprendre quoi que ce soit hors maths, physique, etc ! On le voyait comme un gros blaireau entre nous. Et pourtant il a fait l’X ”

    C’était probablement Titus…

  16. Slut les gars, à quoi bon se déchirer ainsi?
    Certaines personnes en profitent pour faire rugir leur haine envers les autres.
    Je pense qu’il n’y’a pas lieu de fustiger les uns et les autres en se focalisant sur les banques uniquement; On voit que les businness schools et les écoles d’ingénieurs ont le vent en poupe face aux facultés et ça c’est partout in the world.
    Néanmoins il y’a des uniçversités d référence où les anciens students ont réussi à émerveiller les patrons d’entreprise au point de ce isser parmi l’élite.
    Pourquoi vos prédécesseurs n’en font pas de même?
    Lorsqu’un recruteur arrive dans un pays, la première chose qu’il demande ce sont les noms d’établissement de référence. Alors même si un cancre est un produit de cet établissement, il bénéficie d’une présomption favorable.
    Par ailleurs l’expérience a montré que les diplômés d’école de commerce et d’ingénieurs sont plus réactifs en entreprise que des étudiants de fac pour la simple raison que la formation des uns est très pratique et celle des autres trop théorique. Je ressens celà autour de moi.
    Les premiers r&épondent tout de suite aux exigences de l’entreprise sans formation, alors que les autres en ont besoin

  17. Cela fait plus d’un an que je suis sur la liste d’attente à la DRH de bnpparibas !

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