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Le Top 10 mondial des employeurs préférés des professionnels de la finance

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Le classement mondial eFinancialCareers Ideal Employer 2016, effectué entre octobre et décembre 2015 auprès de plus de 6.500 professionnels de la finance situés dans 30 pays, vient d’être publié. Il dresse la liste des employeurs que les professionnels de la finance admirent le plus et chez lesquels ils veulent travailler. Cette étude annuelle va au-delà des apparences et explore les différences professionnelles, démographiques et comportementales qui déterminent pourquoi quelqu’un considère un employeur comme ‘idéal’. Des classements et des analyses plus approfondies seront publiés ultérieurement.

En attendant, voici donc les employeurs préférés des financiers au niveau mondial. Dans les classements UK, US et Asie, nombreux sont les professionnels de la finance qui rêvent de travailler pour Goldman Sachs, devant sa rivale JP Morgan et… Google, qui étonnement arrive devant les autres établissements financiers. A noter qu’il n’y a qu’un seul établissement français, à savoir BNP Paribas, qui arrive dans le Top 30 à la 22e place, entre KPMG et la britannique Standard Chartered. Pas vraiment une surprise si l’on considère les solides résultats annuels de la banque de la rue d’Antin, salués cette semaine par les agences de notation.

Ideal Employer – Global Top 10

Rank Company
View the complete 2016 Ideal Employer Global Top 30
1

Goldman Sachs Logo

Goldman Sachs

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2

JP Morgan Logo

J.P.Morgan

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3

google logo

Google
4

Morgan Stanley logo

Morgan Stanley

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5

blackrock logo

BlackRock

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6

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UBS

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7

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Citi

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8

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HSBC

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9

credit-suisse-logo (1)

Credit Suisse

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10

Bank-of-America-logo

Bank of America Merrill Lynch

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Ideal Employer Quick Links
Location: US Top 20 | UK Top 20 | Asia Top 20

L’attrait de Goldman Sachs est bien connu : la banque reçoit 267.000 candidatures chaque année et n’en embauche que seulement 3%. Il en va de même pour JP Morgan, classée n°1 mondiale au niveau de ses revenus en 2016 ainsi que dans les activités de fixed income, change et matières premières (FICC), selon les données de Dealogic, tandis que Goldman domine les M&A, qui ont représenté 12% de ses revenus.

L’importance de la rémunération

Alors, pourquoi les professionnels des services financiers veulent travailler pour Goldman Sachs ? Parmi les personnes l’ayant désigné comme le meilleur endroit où travailler, la majorité cite parmi ses forces principales un package de rémunération concurrentiel (85%) et de bonus attractifs (84%) compétitifs, de même que sa position de leader dans l’industrie financière (82%) et la possibilité de travailler avec des acteurs clés dans le secteur financier (77%).

Concernant ceux qui ont voté JP Morgan, ils sont 78% à avoir cité des salaires concurrentiels et 69% des bonus attractifs.

Ces perceptions sont-elles fondées ?

Il est vrai que Goldman paie très bien son personnel senior : la rémunération moyenne totale pour ses meilleurs éléments était au Royaume-Uni en 2014 (derniers chiffres disponibles) de 2,3 millions de dollars contre 1,4 millions chez JP Morgan. Ailleurs dans la banque, Goldman Sachs a payé un salaire moyen de 344k$ en 2015 – contre 379K $ en 2014. JP Morgan a payé 205 k$ en moyenne, mais ce chiffre doit être relativisé, la banque ne faisant pas la distinction entre les banquiers d’investissements les mieux payés et le reste de ses effectifs.

La plupart des banques dans le top 10 se distinguent par leurs rémunérations concurrentielle, exception faite de HSBC où seulement 57% des personnes ayant voté pour elles invoquent un salaire compétitif et 43% des bonus attractifs. Ce qui n’est pas vraiment une surprise : pour les professionnels de la banque d’investissement, HSBC a longtemps été perçu comme un moins bon payeur que ses pairs. Encore faut-il relativiser, puisque ses meilleurs banquiers d’investissement ont reçu en moyenne de 1 million de dollars en 2014, ce qui est conforme à ses concurrents (hors Goldman Sachs) et que la banque a récemment augmenté la rémunération de ses juniors de 12,5% pour le maintenir au même niveau que celui de ses pairs. HSBC se maintient dans le Top 10 malgré la perception de cette faiblesse.

L’appel de Google

Google, qui reçoit 75.000 candidatures par semaine, attire bien au-delà des professionnels de la technologie. Avec autant d’anciens professionnels de la finance qui ont récemment lancé leurs sociétés fintechs, il n’est pas surprenant que Google puissent attirer les banquiers à la recherche d’une carrière alternative.

Google s’illustre par un salaire compétitif (74% des répondants), même si les professionnels de la finance qui souhaitent travailler pour l’entreprise sont moins intéressés par l’argent mais davantage par le fait d’être un innovateur dans l’industrie (86% des répondants) et de son environnement de travail (86%).

Cela concerne moins les petites attentions que Google offre à ses salariés (nourriture gratuite, gadgets en tous genres…) que la possibilité d’un travail plus intéressant et varié. Google est également très en avance sur les établissements financiers en termes de culture positive, avec un score de 80%. La banque avec le score le plus élevé pour ce critère dans le top 10 était Bank of America Merrill Lynch, avec seulement 57% des répondants évoquant cet atout.

Des horaires à rallonge dans la banque

La plupart des banques d’investissement ont fait un effort pour aménager les longues heures de travail, en particulier pour les juniors, mais les professionnels de services financiers sont réalistes quant à la nécessité de travailler jusque tard dans la nuit. Pas une seule banque n’est au-dessus de 50% pour la qualité de ses horaires de travail, et ce sont les leaders de l’industrie qui sont perçus comme étant les plus faibles dans ce domaine. Chez Goldman Sachs, en dépit du «samedi protégé» qui fait que tous les analystes et associés sont tenus de quitter le bureau à 21h le vendredi et ne pas revenir avant 9h le dimanche, seulement 13% des répondants considèrent que les horaires de travail sont un atout dans la banque. Il se dit qu’en moyenne, Goldman, exige 72,4 heures par semaine auprès de ses employés.

Blackstone, l’entreprise de capital investissement la mieux classée, ne récolte que 16% sur ce critère, tandis que McKinsey & Co, le cabinet conseil le plus apprécié des financiers, recueille à peine 20% des suffrages. La perception semble être que si vous voulez travaillez pour une entreprise au top de son secteur, vous ne devrez pas compter les heures. Cela dit, les financiers ne considèrent pas l’équilibre travail-vie comme étant une des principales raisons du choix d’un employeur. Seulement 52% des répondants à l’enquête ont déclaré que c’était important pour eux, loin derrière des facteurs tels que la rémunération, les possibilités de promotion et la culture positive.

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