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Salaires et embauches en ébullition pour les corporate brokers juniors

Les jeunes banquiers qui aspirent à des carrières lucratives et pleines de promesses seraient bien inspirés de se tourner vers le corporate broking. Les recruteurs estiment que le métier a besoin de jeunes talents et que les salaires sont en augmentation.

Parmi les recruteurs, Michael Page City et Woodhamill sont ceux qui recherchent activement des jeunes corporate brokers. Thomas Nadler, consultant chez Michael Page indique que les débutants bénéficient d’une prime dans le secteur. Les banques n’ont pas formé assez de corporate brokers ces dernières années. Ils essaient maintenant de s’en défendre : il y a donc quelques opportunités.

Chez Woodhamill, Natalya Martchouk rapporte que la demande augmente : il n’y a pas non plus un torrent de demande car le métier de corporate broking n’est pas très consommateur de ressources humaines. En revanche, depuis 8 mois, la demande est incontestablement au plus haut .

Nul besoin d’un magicien pour trouver les candidats ou du moins une partie des besoins. Citigroup a récemment débauché chez Hoare Govett, la filiale de corporate brokerage d’ABN Amro. La banque a sorti cinq seniors mais n’a connu aucun succès auprès des juniors. Un nouveau raid a permis de convaincre deux personne de bonne expérience mais les juniors sont restés chez Hoare Govett, à grand renfort de bonus garantis.

Les concurrents rapportent que Citigroup a un besoin urgent de juniors. Le patron de la cellule corporate brokerage d’une autre société rapporte : Il y a encore 6 mois, Citigroup ne comptait qu’un analyste pour la totalité de l’équipe corporate broking. Ils sont maintenant 3 mais ils en veulent davantage .

Thomas Nadler explique que la demande de juniors est très répandue et ne concerne pas uniquement les maisons américaines en expansion rapide comme Citigroup, Merrill Lynch et Morgan Stanley.

Le corporate broking est un phénomène particulier au Royaume-Uni. Les sociétés cotées au London Stock Exchange engagent souvent des corporate brokers à long terme pour les aider à comprendre les caprices des marchés et la performance de leurs propres titres. Dès lors, les corporate brokers ont des relations privilégiés avec les dirigeants de sociétés.

Au cours des années passées, des banques comme Citigroup ou Morgan Stanley ont renforcé cette ligne de métier de façon à développer cette relation. Si une société a une relation forte avec un broker bancaire, il y a pour la banque l’espoir de travailler comme conseil pour la société en cas de fusion ou acquisition ou d’émission d’actions, activité lucratives en termes de commissions.

Les recruteurs indiquent d’ailleurs que les brokers sont davantage pays pour leur travail relationnel. Autrefois, les brokers étaient payés entre 25 et 35 % de moins que leurs collègues du corporate finance , indique l’un d’entre eux. Ils étaient perçus comme une charge ne générant aucun revenu. Et parce qu’il ne pouvait monétiser leur relationnel, ils étaient souvent sous-payés , poursuit-il.

Les salaires ont augmenté depuis que Morgan Stanley a fait son marché chez Merill Lynch l’année dernière. On dit que la patron de la cellule de Merrill Paul Baker a bougé en contrepartie d’une garantie de deux millions de dollars en deux ans.

Résultat, l’écart entre le brokerage et le corporate finance ou l’émission d’actions s’est comblé. Les banquiers ayant le rang de directeur (vice-président) sont désormais payés entre 250 et 400 000 livres. Au rang de chargé d’affaires (associate), selon Thomas Nalder, le package se décline en salaire compris entre 55 et 70 000 livres et un bonus variant entre 50 et 150 %.

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