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Natixis : De Doan Tran donne le ton, Marc Breillout sur la touche

Un mois aura suffit pour qu’il fasse ses marques. Les présentations terminées, De Doan Tran, alias “DDT” en interne, passe à l’action. Exit le poste de responsable des marchés, occupé par Marc Breillout, désormais les deux responsables des marchés actions, Jean-Claude Pétard, et des taux, Stéphane About, lui reporteront directement, selon La Tribune.

De Doan Tran, qui a pour mission de mettre en ceuvre le plan stratégique New Deal (recentrage de la BFI vers les clients prioritaires, recherche systématique des opportunités de cross-selling, poursuite du développement à l’international dont l’Asie), a donc commencé par simplifier la gouvernance, dont il veut reprendre directement les rennes. Marc Breillout pourrait quitter la banque dans les prochaines semaines , selon le journal.

Hasard du calendrier, Société Générale, où De Doan Tran a été largement formé, s’est vue à nouveau épinglée hier pour sa concentration des pouvoirs par des investisseurs, qui plaident pour une dissociation des fonctions de PDG (Agefi.fr).

Deux anciens de SocGen : Marc Breillout versus De Doan Tran

Y-a-t-il derrière cette manceuvre une bataille des égos ? De Doan Tran et Marc Breillout ont des parcours très similaires et ont dû se croiser plus d’une fois. Quasiment du même âge, les deux sont diplômés d’HEC, respectivement en 78 et 77, et ont effectué toute leur carrière ou presque à la Société Générale.

Spécialiste des marchés, Marc Breillout a démissionné dans la foulée de l’affaire Kerviel et a rejoint Natixis en juin 2008. De Doan Tran, spécialiste du coverage, a quant à lui échappé au scandale, il avait été nommé responsable de la BFI en Asie-Pacifique à Hong Kong quelques mois avant.

C’est précisément sur la couverture clients que De Doan Tran souhaite aujourd’hui apporter son expertise et faire grandir Natixis. Une nouvelle orientation pour tourner la page de la crise. L’image de la banque a été ternie une nouvelle fois par l’affaire, dévoilée vendredi dernier par Les Echos, relative aux opérations risquées conclues avec Goldman Sachs en 2007 sur des crédits structurés adossés à de l’immobilier américain.

De Doan Tran doit jouer serré, également en interne. Les salariés de la BFI, dont la distribution des bonus a été conditionnée aux résultats du premier trimestre, attendent leur nouveau responsable au tournant. Le risque de désertion continue de peser sur l’avenir de la structure.

commentaires (8)

Comments
  1. Breillout était sur les Taux pas sur les Equity à la SG. Il est parti à cause des pertes sur CDS pas à cause de Kerviel. De Doan Tran était sur les fonctions supports coverage et pas coverage lui même (avant son titre ephémère sur l’Asie). Natixis est décidemment la vraie poubelle des anciens cadres de la SG (ex. JP. Oudet il y a qq années après faillite de la fonction Taux dont il avait les commandes)… Mais bon c’est une bonne occas” pour Natixis de se payer des Exec. sans Welcome Bonus ruineux……..

  2. Bonjour Philippe34,

    Rien ne dit dans l’article que Marc Breillout était spécialiste sur les actions à la SG. Une série de licenciements ont suivi l’affaire Kerviel et un certain nombre de personnes ont déposé dans la foulée leur démission, même si Kerviel ne dépendait pas de leurs activités. Ce fut le cas de Marc Breillout et Grégoire Varenne, alors co-responsables de la division des marchés de taux, de change et de matières premières.

    Quant à De Doan Tran, il a rejoint le Coverage chez SG en 2003, où il a été directeur du marketing et de la relation client puis responsable mondial des relations avec les Institutions Financières, avant d’être nommé responsable de la banque de financement et d’investissement en Asie-Pacifique en septembre 2007.

    J’espère que cet éclairage est utile.
    Julia

    Julia Lemarchand, responsable éditoriale Répondre
     
  3. Et donc malgré votre phrase EXPLICITE : “…..spécialiste des marchés, Marc Breillout a démissionné dans la foulée de l’affaire Kerviel….”, je confirme que Breillout n’est pas parti à cause de l’affaire Kerviel (qu’il ne couvrait pas du tout) mais bien parce que comme l’avait indiqué la SG l’activité CDS/CDO, de sa responsabilité, avait causé trop de pertes…

    Et De Doan Tran s’occupait bien de l’activité support et pas du Coverage au sens propre du terme. Le Client Management Unit dont il était le responsable (fonction copiée sur l’organisation de la BNP à l’époque par le débauchage d’un de leur responsable) est une fonction de coordination (appelés les G.O. comme au Club Med) pas d’actions ou de production de P&L.

    J’espère que cet éclairage “renouvelé” vous sera utile pour la précision de vos articles à venir.

    Philippe

  4. Vous avez oublié de mentionner les précédentes fonctions de Monsieur Doan Tran, comme responsable mondial de la titrisation…

  5. Merci Philippe34, ces précisions sont en effet très utiles.
    A bientôt
    Julia

    Julia Lemarchand, responsable éditoriale Répondre
     
  6. Bref, Dé Doan Tran vient de nul part et on comprend que Breillout n’ait pas voulu rester dans ces conditions. Le problème est que maintenant, il n’y a plus personne pour contrôler les risques de marché, et il y a tout à craindre au premier retournement des marchés.

  7. SVP ne soyez pas si jobards …

  8. pourquoi le management des compétences est absent pourquoi les banques encouragent les médiocres et brisent les compétences ?

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