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Association : L’Institut des actuaires imprime sa marque auprès des organismes professionnels de la finance

Loi Fillon sur les retraites, nouvelles normes comptables internationales, travaux en cours sur la solvabilité des assureurs dans le cadre de Solvency II et réforme de la santé, l’actuariat a, ces derniers mois, été bien servi par l’actualité

L’Agefi Actifs. – Quelles sont l’origine et la vocation de votre Institut ?

Véronique Lamblé. – L’Institut des actuaires a été créé en 2001 dans le prolongement de l’action menée jusque-là par la Fédération française des actuaires, qui regroupait les associations et amicales d’anciens élèves issues des formations d’actuariat. L’institut, de son côté, n’est pas une amicale et ses membres, au nombre de 1.860 aujourd’hui sur les 2.500 actuaires en France, sont tous des personnes physiques.

La vocation de l’Institut est d’être un organisme professionnel dont l’objet est de promouvoir la science actuarielle et de contribuer à la connaissance et à la réputation de la profession. Son action a, jusqu’à présent, été particulièrement importante dans le domaine de la formation, par la validation des cursus délivrant des diplômes d’actuaires avec, notamment, la définition d’un corpus syllabus commun. Cette part de l’activité va continuer avec la mise en place de programmes de formation continue au sein du Centre de perfectionnement actuariel. Les formations délivrées dans ce cadre devront permettre à tous les professionnels de l’actuariat de pouvoir maintenir leur niveau de qualification.

Comment situez-vous votre action vis-à-vis de l’extérieur ?

Nous entendons être un interlocuteur unique auprès des pouvoirs publics, mais aussi des organismes professionnels de la banque, de la finance et, bien sûr, de l’assurance. A ce titre, nous estimons que l’actuaire doit se positionner comme le gardien de la solvabilité des entreprises. Cette action peut passer, entre autres, par l’élaboration de normes communes à la profession. C’est d’ailleurs la finalité de nos différentes commissions techniques. Et, dans ce domaine, l’actualité nous sert.

Quelles ont été jusqu’à présent vos principales réalisations ?

Nous pouvons citer, par exemple, nos travaux sur la gestion actif-passif ou l’élaboration d’une courbe des taux labellisée par notre institut. Cette approche nous avait été demandée conjointement par la FFSA (1) et la CCAMIP (2).

Nous venons de finaliser le contenu du rapport actuariel minimal exigé par les pouvoirs publics tous les cinq ans dans le cadre de la gouvernance du Perp

Cette courbe fait aujourd’hui référence pour la publication des états T3 qui permettent de mesurer la sensibilité du bilan aux variations des taux d’intérêt. Elle fait l’objet d’une publication trimestrielle. De même, nous avons élaboré une note pratique sur les états C6 bis destinés à mesurer les engagements des assureurs par rapport aux risques de volatilité sur l’actif.

Et concernant la retraite ?

A ce niveau nous avons, le 8 mars dernier, finalisé le contenu du rapport actuariel minimal exigé par les pouvoirs publics tous les cinq ans dans le cadre de la gouvernance du Perp. Par ailleurs, nous avons mis en place le cadre du mode d’agrément des actuaires indépendants en vue de réaliser cette mission. Cette norme obligatoire pour la certification des nouveaux plans d’épargne retraite est en cours d’approbation par les autorités de contrôle. Enfin, nous sommes sur le chantier de la refonte des tables de mortalité en sachant que les modèles en vigueur actuellement ont un peu vieilli. Malgré les différences d’appréciation, notamment sur les sources des éléments statistiques, bases Insee ou compagnies d’assurances, il semble que le gouvernement veuille aller vite pour faire avancer la situation.

(1) Fédération française des sociétés d’assurances (2) Commission de contrôle des assurances, des mutuelles et des institutions de prévoyance

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