Ces grandes écoles françaises qui incluent les fintechs et le codage dans leurs cursus…

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Group of business people and software developers working

Face à la déferlante des fintechs, un certain nombre d’universités, d’écoles de commerce et d’ingénieurs à travers le monde tentent de prendre le train en marche et proposent par exemple des modules fintech et de codage informatique dans leurs programmes de formations.

En attendant peut-être un jour un cursus entier dédié à la Fintech comme c’est déjà le cas pour la MIT Sloan School of Management aux Etats-Unis, voici les principales initiatives qui ont été prises par certaines grandes écoles françaises pour tenter de se démarquer de la concurrence et offrir à leurs étudiants une initiation aux nouvelles technologies financières…

Des cours sur la Blockchain 

Financia Business School, première école française à accepter le paiement en Bitcoin en guise de paiement des frais d'insciption, lancera à la rentrée 2019 un cursus MBA2 Blockchain, Data et Innovation qui sera dirigé par Adrien Hubert, co-fondateur de Coin Capital, qui a déjà animé un master class Blockchain et IPO dans cette école.

D'une durée d'un an, le MBA2 s'adresse aux étudiants de niveau bac+4/5 ou aux professionnels issus de parcours en ingénierie informatique, programmation, numérique, finance.... et qui désirent devenir par exemple chef de projet innovation, ingénieur d’affaires, business analyst, data analyst ou bien encore consultant Blockchain / Data.

De son côté, l'Ecole Supérieure d'Ingénieurs Léonard de Vinci (ESILV) a été la première école française à certifier ses diplômes grâce à la Blockchain (le registre public des transactions sécurisées par le protocole Bitcoin), à délivrer des enseignements sur ce réseau, et à proposer en cinquième année une option ‘Fin Tech' pour former les développeurs de ces entreprises innovantes.

Déjà précurseur avec ses cours sur Bitcoin et les monnaies numériques grâce à l'intervention du spécialiste français Pierre Noizat, l'école de Paris-la Défense qui forme des ingénieurs notamment dans les domaines de l'Informatique et de la Finance, a noué un partenariat avec la société Paymium, leader européen de la technologie Bitcoin, basé à Paris, pour rendre ses diplômes infalsifiables et facilement vérifiables.

Des ingénieurs spécialistes de la FinTech

Depuis septembre 2016, la Majeure Ingénierie Financière de l'ESILV offre aux étudiants de 5ème année la possibilité d'intégrer une option "Fin'Tech". Son objectif ? Former les premiers ingénieurs Fin'Tech de France maîtrisant les technologies du numérique issues notamment du développement d'Internet (réseau, cryptographie, Big Data, protocoles…) qui réinventent les métiers de la Finance avec ses nouvelles méthodes de paiement, d'investissement, de prêt, nouvelles monnaies…

« On voit émerger de nouveaux acteurs avec de nouvelles méthodes pour répondre à des besoins anciens. Cette évolution naturelle nous conduit à proposer des cours toujours plus innovants afin de former les leaders de demain, qui sauront accompagner mais surtout mener ces innovations majeures », précise Cyril Grunspan, Responsable du département d'Ingénierie Financière de l'ESILV.

Des étudiants en commerce qui se mettent au code

Dans les business schools françaises, l’enseignement de la programmation devient fréquent. Depuis quelques années, certaines institutions font ainsi figurer l’apprentissage de la programmation (création d’application, de pages Internet…) dans leur cursus. C’est notamment le cas de l’ESCP Europe. Pour son directeur général Frank Bournois, l’objectif de ces leçons n’est pas de faire de ces futurs entrepreneurs des spécialistes en informatique, mais de leur « donner les clés pour comprendre et s’approprier le monde numérique ».

« Une fois dans leur vie, c’est bien qu’ils soulèvent le capot et observent comment ça fonctionne », relève pour sa part Yannick Meiller, professeur en charge des cours de code à l’ESCP Europe. C'est la raison pour laquelle l’école a rendu cette instruction obligatoire, dès l’entrée en première année, à raison de trente heures par semestre. Au menu : algorithmique et conception de programmes. Avis aux amateurs...

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Crédit photo : gettyimages

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