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Comment réussir lorsque vous passez du rang d’analyste à celui d’associé

Et ceci n'est que le début !

Et ceci n'est que le début !

Si vous êtes un analyste ou un associé dans une banque d’investissement, vous faites partie des échelons les plus bas de l’échelle. Vous avez encore de nombreuses années et des milliers d’heures à effectuer avant de prétendre atteindre les niveaux de rémunérations véritablement très élevés de la banque d’investissement.

Mais n’allez pas imaginer que les fonctions d’analyste et d’associé sont identiques. Nous nous sommes entretenus avec plusieurs associés et ex-associés de banque d’investissement. Voici ce qu’ils ont dit à propos de la transition entre la dernière et l’avant-dernière fonction dans la hiérarchie des banques d’investissement :

1. Ne tenez pas pour acquise la promotion d’analyste à associé

En théorie, l’évolution du grade d’analyste à celui d’associé est une question de temps. Vous faites vos trois ans comme analyste puis évoluerez automatiquement vers le statut d’associé.

Mais ce n’est pas systématique. Pour commencer, ce processus a été perturbé par l’intervention des banques comme Goldman Sachs, Citi et UBS, qui ont commencé à offrir des programmes accélérés d’analystes. Dans ce cas, vous passez deux ans comme analyste avant de devenir associé. Cela peut sembler une bonne idée, mais les recruteurs se plaignent que les analystes dans la BFI qui ont été promus en avance sur le calendrier ont souvent de faibles capacités de modélisation et ne sont pas bien préparés pour leur future évolution de carrière.

Deuxièmement, il y a certainement un certain écrémage qui s’effectue avant que les promotions d’associés ne soient entérinées. «J’ai vu des gens qui sont sortis du programme d’analyste avant que les promotions d’associés arrivent. Cela concerne ceux qui n’ont pas pu démontrer qu’ils étaient en mesure de travailler de façon autonome, sans supervision », relève un ex-analyste actions de chez Goldman Sachs.

Enfin, certaines banques semblent plus susceptibles que d’autres de promouvoir les analystes au rang d’associés. « 70% à 80% d’entre nous ont obtenu une promotion», explique l’ex-analyste de chez Goldman. « La plupart des gens sont automatiquement promus d’analyste à associé », confirme Rahul Parekh, ancien directeur exécutif de l’activité trading dérivés actions chez Goldman Sachs qui dirige à présent EatFirst, une entreprise de livraison d’aliments à domicile. « Si la promotion n’a pas lieu, cela est généralement le résultat d’une mauvaise performance », ajoute-il.

Une autre associée d’une banque internationale à Londres, indique que la promotion n’est pas systématique là où elle travaille. « La promotion dépend de votre note d’analyste, et le processus est ici concurrentiel. Seuls les analystes de 3ème année avec des notations au-dessus de la moyenne (ex >= 3) ont été promus ».

2. Ne vous attendez pas à ce que votre travail change du jour au lendemain…

A présent que vous n’êtes plus analyste, vous pourriez penser que vous allez faire un travail radicalement différent. Il n’en est rien, en tout cas au début. « Les fonctions ne changent pas automatiquement. Les gens prennent généralement plus de responsabilités au fil du temps à mesure qu’ils deviennent plus expérimentés et font preuve de leur efficacité », note Rahul Parekh.

Un associé DCM dans une banque européenne souligne que les associés sont encore assez juniors, et qu’au début, vous ferez à peu près le même travail qu’un analyste. « Les analystes de rang 3 et les associés de rang 1 sont assez similaires. C’est seulement lorsque vous passerez associé de rang 2 ou 3 qu’il y aura du changement ».

3. Mais n’en déduisez pas que les choses ne changeront pas dans la durée

Comme en tant qu’associé vous gagnez en séniorité, votre travail va cependant évoluer. Les changements dépendront en partie de l’endroit où vous travaillez.

En tant que trader, Rahul Parekh explique qu’on lui a confié des books plus gros et plus importants pour faire des transactions, au fur et à mesure que ses compétences augmentaient. Les attentes de ses managers concernant ses performances ont également augmenté au fil du temps, même si cela était davantage lié à sa fonction qu’à son titre.

Dans les M&A, Mark Hatz, un ancien banquier de Goldman Sachs et de Perella Weinberg qui aide à présent les candidats à se préparer aux entretiens en banque, indique que les associés sont tenus d’assumer la responsabilité des standards du matériel de présentation qu’ils élaborent ensemble avec leurs analystes. « L’associé utilise l’analyste comme son bras droit. L’analyste travaille sur les modèles et les présentations et l’associé est responsable de la qualité finale des documents. Il doit vérifier la qualité de son travail et dans certains cas, il travaillera aux côtés de l’analyste pour l’aider ».

« Être un associé est complexe : vous serez souvent amené à travailler sur quatre ou cinq projets à la fois, et même jusqu’à sept projets à certaines occasion », précise Mark Hatz.

Dans la recherche actions, l’ancien analyste de chez Goldman dit qu’être un associé consiste à démontrer que vous pouvez produire un bon travail de façon autonome : « Ils attendent de vous que vous fournissiez des idées et que vous fassiez-vous-même le travail de recherche. Le cas échant, vous ne durerez pas ».

L’avantage d’être un associé est que vous devriez travailler moins. D’après son expérience, Mark Hatz explique que les associés rentrent généralement chez eux plusieurs heures avant les analystes.

4. Les mauvais associés ne peuvent pas jongler avec les projets ni manager les analystes

Si vous voulez réussir en tant qu’associé, en particulier dans la BFI, vous devez être prêt à accepter des responsabilités, être à l’aise avec ce qui est complexe et avoir le contact facile.

« Les banquiers seniors réclameront toujours aux associés qu’ils leur expliquent les documents. Ils ne passeront pas par les analystes. Les associés doivent donc assumer l’entière responsabilité de la qualité de la production des analystes », poursuit Mark Hatz.

« Il y a beaucoup plus de variété dans les projets sur lesquels vous travaillez. Vous aurez besoin de tout superviser, de vérifier les modèles des analystes et communiquer sur la préparation des pitch books », complète une autre associée en banque d’investissement.

Elle indique par ailleurs que les pires associés sont ceux qui deviennent arrogants et prennent leurs analystes de haut. Mark Hatz confirme. « Les analystes travaillent des heures de folie et cela fait partie du rôle de l’associé de leur remonter le moral. Vous avez besoin de les former et faire en sorte qu’ils se sentent soutenus et non qu’ils aient l’impression d’être des esclaves ! ».

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