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Le diplôme de lutte contre la délinquance financière d’Aix-Marseille s’ouvre à tous les publics

Réservé jusqu’à présent aux fonctionnaires, le cursus, lancé en septembre 2002, s’ouvre aujourd’hui aux étudiants et aux professionnels. Proposé par le Cetfi, le Centre d’études des techniques financières et d’ingénierie dirigé par Claude Bensoussan et en collaboration avec le Centre de droit pénal de la Faculté de droit, ce diplôme apprend à diagnostiquer l’utilisation détournée des techniques de gestion, juridiques, économiques ou financières en vue de commettre un crime ou délit , explique Gilles Duteil, responsable de la formation.
Ce Master trouve, par ailleurs, un point d’appui incontestable dans le Delfico, le Groupe européen de recherches sur la délinquance financière et criminalité organisée également dirigé par Gilles Duteil.

Evolutions de la formation. Développé au départ comme Diplôme d’Université de niveau Bac+4 pour les membres de la fonction publique, ce cursus comptait dès sa première promotion 18 professionnels, en majorité des gendarmes, mais aussi des fonctionnaires de la Banque de France et d’Europol. A la rentrée 2005, la formation accèdera au grade de Master deuxième année (Bac+5). Ce qui n’est pas encore le cas d’une autre formation, lancée en septembre 2004 à Strasbourg, qui n’est encore qu’un Diplôme d’Université spécialisé dans la prévention des fraudes et du blanchiment (L’Agefi Actifs n°187, p. 4).
Le Cetfi propose désormais une formation initiale aux étudiants titulaires d’un Master première année ou d’un diplôme de grandes écoles dans les domaines de la gestion, de l’économie, du droit ou de la finance, ainsi qu’aux grandes écoles d’ingénieurs. Il offre aussi une formation continue, étalée sur deux ans, aux fonctionnaires, aux professionnels du droit et du chiffre, aux collaborateurs des banques et des compagnies d’assurance, des sociétés financières, commerciales et industrielles.

Prévention et répression. Axé sur la lutte contre la délinquance financière incluant le blanchiment, la fraude fiscale, la corruption ou les détournements, ce cursus entend bien former les étudiants au travail de prévention, mais aussi à celui de la répression, car la lutte contre le crime organisé implique nécessairement ces deux aspects et nos cursus (D.U. et Master) s’inscrivent parfaitement dans ce cadre , précise Gilles Duteil. Face à l’actualité réglementaire riche, les débouchés sont nombreux. Nos diplômés touchent les professions judiciaires, les métiers spécialisés de la Police et de la gendarmerie, les professionnels soumis à la déclaration de soupçons au sein des établissements financiers ou des compagnies d’assurances, les conseils, les institutions européennes spécialisées, les sociétés d’audit, ou encore les entreprises qui commercent avec des pays à risques , ajoute le responsable.
Les cours sont dispensés par une dizaine d’universitaires et de professionnels de la justice, de la police et de la gendarmerie, du Fonds monétaire international (FMI), ou de l’Office européen de lutte anti-fraude (Olaf), appartenant pour la plupart au Delfico. Les matières enseignées se déclinent en dix modules (lire encadré).
A côté des cours de droit pénal, de fiscalité et de criminalistique, nous avons souhaité mettre l’accent sur la comptabilité, la finance d’entreprise et les instruments de marchés que les futurs diplômés doivent aussi bien maîtriser , note Gilles Duteil.

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