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Les professionnels des salles de marché bientôt testés sur leurs connaissances

Développer à partir du 1er juillet 2010 sur la place de Paris un dispositif de certification des connaissances réglementaires des professionnels des activités de marché, telle est la volonté de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Nous avons reçu un très bon accueil de la profession. La directive marché d’instruments financiers et la crise ont sans doute accéléré la prise de conscience de la nécessité d’avoir une approche standardisée en matière de contenu des connaissances et d’évaluation. Cela existe depuis les années 1950 aux États-Unis ! , explique Jean-Pierre Pinatton, membre du collège de l’AMF et président du Haut Conseil chargé de la mise en ceuvre de cette mesure (Les Échos.fr, abonnement), dont les membres sont, pour la plupart, des dirigeants d’établissements bancaires.

Dans les pays européens, à l’exception notable de l’analyse financière, de la gestion collective et du diplôme de gérant de portefeuilles pour lesquels existent des examens internationalement reconnus, les dispositifs sont beaucoup moins développés qu’aux États-Unis ou au Royaume-Uni où les fonctions de trader, vendeur, analyste financier, gérant, compliance officer, back-office et compensation sont soumises à certification.

Un moment mal choisi ?

C’est une initiative qui est la bienvenue mais qui constituera une grosse charge pour les banques et les fournisseurs de services d’investissement dans un contexte de restrictions financières et d’importantes réductions d’effectifs, indique Géraldine Marteau, avocate au sein du cabinet Lowells (Financial News, abonnement). Se pose également le problème de savoir comment les employés déjà en place pourront se présenter à la certification.

Des interrogations auxquelles le Haut Conseil devrait prochainement apporter des réponses, sachant qu’il doit rendre un avis sur ses travaux à l’AMF avant la fin du premier semestre 2009, et que les demandes de validation d’examens pourraient intervenir à partir de septembre 2009. Au total, ce sont entre 80 000 et 100 000 professionnels de la finance qui devraient bientôt être soumis au nouveau système de certification.

commentaires (11)

Comments
  1. lol ça ne sert a rien la preuve ça existe aux usa depuis des annees, n’oublions pas que la crise provienne des usa. En uk il y a le FSA certif que les brokers vendeurs cert traders passent. Ca ne va pas empecher que les gens fassent des betises.
    En finance de marche beaucoup d’ingenieurs viennent dans ce domaine tout simplement pour l’argent et sans reelle motivation pour la finance,c est argent. Les mecs n’ont jamais eu de cours en economie voire finance. A londres je me rappelle d’avoir rencontré un Centralien trader il m’avait dit il n’a jamais fait de la finance que des maths …..
    C est vraiment dommage que les drh ne prennent pas des vrais financiers economistes style ensae, dess economie finance/ arretez deja d’embaucher que des ingenieurs vu le resultat actuel. faudrait qu’ils retournent dans leur domaine de competence

  2. Bravo Franck, je suis entièrement d’accord. Un exam de plus qui ne servira pas à grand chose si ce n’est à se donner bonne conscience..
    Si l’on revenait au coeur du sujet qui est l’économie en embauchant les gens qui ont étudié la question …et disposent d’une solide expérience du marché, je pense que ce serait plus rationnel, plus logique et générateur de valeur ajoutée.

  3. en effet, merci pour vos deux commentaires et celui de Franck tout particulièrement..
    effectivement, on a l’impression que les recruteurs ne connaissent que les diplômés d’école d’ingé ou de commerce, où sont passés les étudiants d’université détenteurs de bons diplômes bac+4/5 en banque, finance…?? ces mathématiciens ne connaissent même pas les fondements de l’économie, ils ne savent que construire que des modèles visant à faire que des profits.. j’aimerais bien savoir ce qui se passerait si ces mêmes étudiants bac+4/5 bq/finance prenaient les places des étudiants d’ingé ds des postes en informatique/développement? il faut également considérer le problème à l’envers..

    Le problème est que la finance de marché se complexifie, avec la création et le montage de nouveaux produits financiers au détriment de principes d’éthique.
    Messieurs et mesdames les DRH, faites un peu plus d’ouverture d’esprit et d’objectivité, par ailleurs, c’est bien beau de dire qu’on va mettre en place des certifications tout en sachant que ce seront tjrs les mêmes diplômés qui les passeront…

  4. Bien d’accord avec toi Franck…. les ingénieurs me font bien rire des fois…certes ils savent coder et modéliser…et ? j’en ai rencontré pleins qui ne savent rien en finance et en économie…
    et puis les drh lol il regarde juste si t’es un X , centralien ou autre… ils n’y connaissent strictement rien!!!

  5. Entièrement d’accord avec les propos ci- dessus. Je me permets seulement d’insister sur 2 points :
    – Ces ingénieurs grandes écoles sont certes brillants, et vont légitimement vers ce qui brille, et actuellement (enfin jusqu’à il n’y a pas très longtemps), c’était la finance de marché; ON LEUR a fait créer des modèles, que les banquiers, patrons des BFI, sont incapables de comprendre, et valident cependant. Ces ingénieurs se détournent totalement de l’industrie, de la recherche, secteurs qui je pense sont en déficit chronique des compétences qu’ils pourraient apporter, la simple solution consiste à les payer plus;
    – Si de purs financiers avaient été à leur place, il y aurait certainement eu création de produits moins complexes, avec des potentiels de rentabilité certes moins importants, mais avec des risques plus identifiés (et mieux identifiables par la gestion ALM en autre), et les potentiels de perte ne mettraient pas en péril certaines institutions financières.
    Et oui, Messieurs Dames des RH, travaillez sur ce sujet avec les acteurs concernés, et arrêtez de vous dédouaner des pertes gigantesques (lorsqu’elles sont annoncées) en rétorquant que le profil était parfait. …/…

  6. il faut noter que le seul “prix nobel” d’économie français revient au centre de recherche d’une école d’ingénieur pour des travaux que beaucoup de décideurs qualifieraient péjorativement de néo-protectionniste ou alter-mondialiste. bref quelque chose qui serait totalement mal-vu sur les marchés de capitaux
    on oublie souvent que l’économie n’est pas une science ou une technique ou même un art, c’est de une tentative de formaliser des choix de société … avec ses positions et ses conflits d’interêts…. l’URSS avait probablement des gourous qui expliquaient à quel point les plans quinquenaux sont supérieurs à toute autre forme de plannification par l’offre et la demande.. avec ce qui se passe la plupart des “business school” vont devoir revoir leur manuel d’éco pour intégrer l’actualité .. ou pas .. c’est tentant de “faire comme avant” , non ? Auquel cas, svp ne parlons plus de compétences mais d’idéologie

    peut-être des examens en manipulation ? comment faire gober un trucage à un maximum de monde pour gagner plus … ah oui la en principe un HEC est mieux armé.

  7. Interessants points de vue.
    Etant moi-meme ingenieur et travaillant en finance (pour le moment…), je suis -comme d’autres- et peut-etre a votre surprise, d’accord avec vous.
    Les Etats n’ont pas fait les efforts necessaires pour nous drainer vers des domaines moins remunerateurs mais a potentiel bien plus importants que la finance, qui n’est finalement qu’assez virtuelle.

    Cela dit, un bemol. Pourquoi prendre des ingenieurs ? La reponse ne reside pas dans ce qu’ils savent, de ce qu’ils ont appris en ecole ou fac (point de vue typiquement francais), mais dans ce qu’ils sont capables d’apprendre, comment, et a quelle vitesse. Un ingenieur (generaliste) n’est pas quelqu’un qui sait, c’est quelqu’un qui sait apprendre vite et bien. Que ce soit de la finance, des maths, de la physique, de l’info ou de l’elec, peu importe, son cerveau est malleable et resilient. Nombre de bankers d’aujourd’hui feraient de parfaits economistes.
    C’est donc pour cette raison precise que, personnellement, je regrette que ces capacites ne soient pas mises a bon escient dans des domaines plus ‘utiles’ et ‘reels’.
    Enfin, c’est juste mon avis…

  8. une question : c’est quoi le profil d’un bon étudiant d’université bac +4/+5, capable de travailler sur les modèles financiers ? simple curiosité…

    je précise que je suis X, je ne travaille pas en banque, mais j’ai des camarades qui y sont, et je ne pense pas qu’ils ne connaissent rien à l’économie : au contraire, macroéconomie et microéconomie étaient les cours fondamentaux de la plupart de ceux partis en finance (avec les maths appliquées je le concède), et à un niveau plus qu’honnête à mon avis (en tout cas largement suffisant pour être trader; pour être analyste évidemment c’est un autre sujet)

    après je pense qu’il ne faut pas non plus aller dans l’excès : il y a probablement eu un délit de cv, et un rééquilibrage est nécessaire (je trouve que le mélange des genres est toujours plus bénéfique), mais virer tous les ingénieurs serait dommage je pense car il faut aussi des gens un peu plus techniques pour comprendre certains modèles (en tout cas c’est ma perception vu de l’extérieur)

    et encore une fois (je rejoins l’avis de MjP), la crise n’est pas due aux ingénieurs qui ont construits des outils mais à ceux qui ne savaient pas les utiliser…

  9. Il faut peut être arrêter les amalgames stériles. C’est une excellente décision de devoir tester les connaissances des professionnels des activités de marché et surtout pour s’assurer d’une équivalence de niveau dans les compétences. Pour qu’un contrôleur puisse faire bien son job, il doit comprendre les produits qui sont traités.
    C’est une bonne démocratisation des connaissances qu’il faut dans son domaine. Il faut être fier d’avoir eu des ingénieurs de haut niveau dans la finance en France, ça a constitué non seulement le fleuron de la finance française mais de la finance mondiale. D’ailleurs, leur prix de marché ne fait qu’augmenter, et ils se font toujours débaucher par des concurrents internationaux jusqu’à récemment. Je rappelle que les banques françaises ont été , et le sont toujours les leaders mondiaux sur les dérivés actions, et autres niches comme les dérivés sur inflation,…
    Contrairement à ce qu’on pense, le trading français n’est pas trusté uniquement par les ingénieurs mais est plus équilibré. Mais il est certain que le trading quantitatif et axé sur les modèles à n facteurs, nos ingénieurs sont puissants et sont très demandés à Londres et aux US.

  10. Un certificat en plus ne servira à rien. Il faut peut-être penser à embaucher des vrais financiers et des economistes que des gens qui n’ont aucune notion macro et micro économique. Il va falloir revenir sur les fondamentaux sinon les soi-disant quants vont nous conduire encore vers une prochaine crise.

  11. C’est quand même n’importe quoi que de dire que la crise actuelle est causée par les quants, les ingénieurs, les x et les centraliens.
    A l’origine, il me semble que c’est un effondrement du marché immobilier aux US dû à une politique monétaire laxiste puis la même chose en Espagne et au UK + une bulle sur les matières premières et les pays émergents+ la faillite de Lehman… Bref rien à voir avec les maths!

    Et dire qu’il faut plus d’économistes, cela me fait marrer: les économistes ont été créés pour éviter que les météorologues soient les seuls à changer d’avis et à se tromper régulièrement!

    A part cela, j’ai passé le test équivalent en anglais (le FSA) et cela ne m’a pas servi à grand chose en fait au quotidien.

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