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Les 6 questions à poser avant de changer d’emploi dans la banque

Ne ruinez pas votre carrière en changeant de job...

Ne ruinez pas votre carrière en changeant de job...

N’allez pas imaginer que parce vous partez pour un nouveau job mieux payé et plus évolutif, vous allez subitement mettre un coup d’accélérateur à votre carrière. Cela peut même produire l’effet inverse : une récente étude menée par des universitaires de la Wharton School of Management montre que le fait de partir pour un nouvel emploi est plus souvent associé à la stagnation qu’à l’évolution : vous êtes certes mieux payé mais vous vous retrouvez avec moins de responsabilités.

En ces jours d’instabilité stratégique, changer d’emploi en finance est particulièrement compliqué. Qui sait si la banque où vous allez atterrir et qui clame haut et fort son leadership dans votre secteur d’activité, ne finira pas par licencier pas 25% de ses effectifs ?

La prudence est de mise. Avant de démissionner précipitamment de votre poste actuel pour signer un nouveau contrat, vous devrez poser quelques questions pertinentes à votre nouvel employeur potentiel. Ce qui est tout un art, car se renseigner trop maladroitement vous aliénera votre futur employeur avant même d’avoir commencé, et poser des questions trop timidement risque tout bonnement de vous conduire… vers une impasse professionnelle.

Voici donc les questions que vous devriez poser et la façon dont vous devriez les formuler :

1. Existe-t-il des problèmes juridiques en cours dont je devrais être informé par rapport à cette activité ?

Dans un contexte de multiplication des amendes de plusieurs millions de dollars et d’un examen minutieux des banques par les régulateurs, Michael Karp, CEO du cabinet de recrutement en finance Options Group, indique que vous devez vérifier si l’entreprise où vous voulez aller n’est pas menacée par de lourdes amendes juridiques. Non seulement ces amendes sont susceptibles de réduire l’enveloppe des bonus, mais elles pourraient inciter la banque à reconsidérer l’activité toute entière et entacher à terme votre CV.

2. Quels sont vos critères d’acquisition de nouveaux clients ?

Dans un souci d’efficacité, les banques font le tri parmi leurs clients. Deutsche Bank et JP Morgan réduisent des listings entiers de clients pour se concentrer uniquement sur les gros clients qui génèreront les plus gros revenus (JP Morgan est d’ailleurs à la recherche de ‘planificateurs clients’). Votre nouvel employeur est-il supposé chasser les catégories de clients qui vous intéressent ? Devrez-vous, le cas échant, faire une croix sur votre portefeuille clients existant ?

3. Quels sont vos objectifs de cross-selling ?

Parallèlement à l’incitation à conserver les gros clients générant de gros revenus, on observe une incitation à vendre à ces clients de nombreux produits différents plus qu’il n’est humainement possible d’en vendre. Credit Suisse et Deutsche Bank ont tous deux implémenté le cross-selling au cœur même de leurs nouvelles stratégies. Cependant, alors qu’un recours limité aux ventes croisées peut s’avérer efficace, une utilisation excessive peut nuire aux relations avec les clients. Avant de partir avec vos clients vers un nouvel employeur, mieux vaut donc vérifier s’il compte vendre la totalité de sa liste de produits à quelques gros clients.

4. Qui d’autre embauchez-vous ?

Les chasseurs de têtes conseillent également de poser des questions afin d’obtenir des informations sur la culture de l’équipe que vous rejoindrez, et quelle est la politique de recrutement de la maison. « Vous devez savoir comment se compose l’équipe : les gens sont-ils en place depuis longtemps et donc peu susceptible de vous faire évoluer ? Comment votre manager est-il situé par rapport au top management ? Combien de soutiens dispose-t-il en interne ? Bref, toutes les questions qui tournent autour des recrutements récents et de la structure de l’équipe vous aideront à prendre votre décision », indique Christian Robbins du cabinet de recrutement Alpha TradeStone.

Kumaran Surenthirathas, responsable front-office au sein du cabinet de recrutement Eximius, recommande des questions permettant d’obtenir des informations sur le turnover de l’équipe. « Demandez-leur qui d’autre ils ont embauché dans votre activité, et combien d’autres personnes envisagent-ils d’embaucher. Est-ce que ce sont des créations de postes ou bien des remplacements ? ».

5. Qu’en est-il des nouvelles réglementations / technologies ?

Christian Robbins dit qu’il y a aujourd’hui deux choses importantes que vous devez établir dans tout entretien en finance : comment la fonction que vous allez occuper est susceptible d’être affectée par les nouvelles réglementations et par les nouvelles technologies.

Mais poser ces questions de manière trop explicite risque de nuire à votre candidature. Les banques veulent embaucher des gens qui apportent des réponses à ces questions, plutôt que des gens qui les posent dans un souci d’intérêt personnel. Dans les deux cas, donc, mieux vaut poser une question qui sous-tend que vous pouvez offrir une solution. Par exemple : « Je travaille beaucoup avec les normes techniques de la directive MiFID II. Qu’en est-il de leur implémentation dans votre entreprise ? ».

6. Comment structurez-vous vos bonus ?

Enfin, Kumaran Surenthirathas indique que la rémunération suscite toujours beaucoup d’intérêt. « Cependant, l’important aujourd’hui n’est pas tant de savoir à combien s’élèvera votre bonus mais comment il sera structuré. Quel pourcentage sera versé en cash ? Quel pourcentage sera différé ? Sur quelle durée ?».

A présent que les salaires représentent une grosse proportion de la rémunération, il pourrait également être utile de demander quand votre équipe a-t-elle reçu pour la dernière fois une augmentation de salaire. Histoire de se faire une idée de la date de la prochaine augmentation…

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