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Quels salaires dans l’origination des obligations high yield ?

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Tendance à la baisse pour 2015

2015 n’aura pas été une année faste pour les professionnels de l’origination des obligations à haut rendement (high yield bonds) en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. A la fin octobre, la plateforme dédiée aux banques d’investissement Dealogic indiquait, pour la valeur des nouvelles obligations émises, une baisse de 39% par rapport à 2014. La fin de l’année risque fort de voir les bonus amputés de manière significative, et nombre de postes supprimés.

Pour Kathryn Pride, l’une des directrices du cabinet de recrutement Dartmouth Partners, il est trop tôt pour évoquer les montants des bonus de fin d’année, même si elle convient que les équipes en charge du high yield et du leveraged finance subissent des réductions d’effectifs, dans la mesure où les collaborateurs rejoignant les hedge funds ne sont pas remplacés. « L’origination de produits à haut rendement se satisfait généralement d’équipes de taille réduite, mais certaines d’entre elles, qui auparavant employaient jusqu’à trois juniors, n’en ont plus du tout ».

Les principales banques ayant pratiqué l’origination de titres à haut rendement en EMEA pour cette année sont, par ordre d’importance, J.P. Morgan. Deutsche Bank, Goldman Sachs, Barclays, Credit Suisse, BNP Paribas, Citi, HSBC, et SocGen.

Richard Hoar, du cabinet de recrutement Goodman Masson, précise : « globalement, les postes en lien avec les marchés de capitaux et le haut rendement sont rémunérés comme ceux en M&A et les autres domaines de la banque d’investissement ». D’autres recruteurs pointent néanmoins du doigt les salaires de début de carrière, qui peuvent varier de manière conséquente en fonction du type de banque.

Prenons par exemple un ‘associate’ de troisième année : environ six ans d’expérience, employé dans l’origination des titres à haut rendement par une banque américaine à Londres, il peut gagner jusqu’à 260k £ – soit plus de 350k €. Dans une banque d’investissement française plus modeste, son salaire s’approcherait sans doute tout juste de la moitié.

Les différences de salaire entre les banques sont moins marquées pour les analystes. Kathryn Pride indique que les grandes banques d’investissement américaines rémunèrent leurs analystes spécialistes du haut rendement sur la même base que leurs analystes en fusions/acquisitions – soit 77k £/ 105k € en première année, 93k £/ 127k € en deuxième année et 109k £ – soit près de 150k € en troisième année. Dans les banques d’investissement françaises, la rémunération des analyses haut rendement avoisine 100k £ / 137k € en deuxième année, et peut grimper jusqu’à 110k £, soit un peu plus de 150k € en troisième année.

D’après les recruteurs, les analystes spécialistes du haut rendement qui désertent la banque pour rejoindre des fonds spéculatifs subissent d’abord une perte de salaire, compensée par les bonus. Ce que confirme l’un de ces recruteurs, selon lequel « les salaires de base des juniors en hedge funds sont rarement supérieurs à 55k £/75k € », avant d’ajouter : « chez les fonds plus modestes et moins agressifs, les bonus peuvent représenter 20 à 30% du salaire, alors que dans les fonds les plus importants, ils peuvent atteindre 80% ou plus du salaire de base. »

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