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Vos chances de faire carrière dans le private equity… en tant que femme

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L’an dernier, la part des femmes dans le capital investissement s’est stabilisée à un niveau record de 41%, toutes fonctions et classes d’âge confondues, soit un taux de croissance annuel moyen de 3%. Tel est le principal constat de la 5ème édition de l’étude sur la mixité dans le capital investissement en France réalisée par Deloitte – AFIC avec Elles et conduite auprès de 100 investisseurs en capital membres de l’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) représentant 58,2% des investissements réalisés entre 2007-2014.

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En 2014, les femmes ont représenté 20% (contre 19% en 2013) des équipes d’investissement des sociétés de gestion. Si elles constituent 30% des effectifs de chargés d’affaires, leur proportion décroit linéairement au fur et à mesure qu’elles progressent dans la hiérarchie. Les hommes représentent ainsi respectivement 79%, 85% et 88% des effectifs aux grades de Directeur de Participations, d’Associé et de Membre du Directoire/Comité Exécutif. La mixité au sein de l’équipe de gestion semble rester un critère de due diligence encore peu utilisé par les Limited Partners (13% des répondants).

Dans 25% des sociétés des portefeuilles des fonds d’investissement, des femmes sont membres du Comité exécutif, un chiffre en forte progression par rapport à 2013 (14%). « Nous constatons une croissance lente mais régulière de la mixité dans les équipes d’investissement. La féminisation des postes les plus juniors (30%) conjuguée à la mise en place d’objectif de mixité devrait contribuer à nourrir cette tendance dans les années à venir », explique Claire Deguerry, associée Transaction Services chez Deloitte, en charge de cette étude.

Davantage de femmes promues…. que d’hommes

Si dans la banque d’investissement, et notamment chez Goldman Sachs, les femmes promues au rang de managing directors ne sont pas légion, la tendance est toute autre dans le capital-investissement où pour la première fois la proportion de femmes promues (9%) est plus importante que la proportion d’hommes promus (7%). Au total, les femmes représentent 31% des promotions de 2014. L’étude constate également une féminisation régulière des grades les plus expérimentés que sont les Directeurs de Participations (29%) et les Associés (15%).

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Des recrutements féminins en baisse

Le plus difficile n’est pas tant d’évoluer dans la profession que d’y entrer. Pour la première fois depuis 2011, le pourcentage de recrutements de femmes est en baisse. L’an dernier, elles ont représenté 27% (contre 30% en 2013) des recrutements totaux. La baisse est particulièrement importante au grade de Membre du Directoire / Comité Exécutif, où les femmes ne représentent que 11% des effectifs recrutés (29% en 2013 et 50% en 2012). Une hausse du recrutement des femmes est néanmoins notable au grade de Directeur des Participations (30%, contre 21% en 2013).

Pourtant, les profils et viviers de recrutement des hommes et femmes sont relativement similaires. Ils sont pour la plupart issus d’écoles de commerce (39% pour les femmes et 46% pour les hommes). Les autres formations arrivent en seconde position pour les femmes (33% des profils) comme pour les hommes (32% des profils), suivies par l’université.

Pistes d’amélioration en termes de mixité

Pour la première fois, l’étude note que plus de la moitié (52%) des sociétés répondantes déclarent privilégier la mixité à niveau de compétences et qualités égal lors du recrutement. Pour ce faire, 49% d’entre elles ont instauré un objectif de mixité au sein de leurs équipes. Ces sociétés utilisent principalement (60%) un objectif de panel mixte de candidats ou bien des comités de recrutement mixtes (23%). Mais seules 5% des sociétés ont un objectif de mixité chiffré.

Signe encourageant : « 40% des sociétés de gestion déclarent encourager les femmes à participer à la promotion de la mixité que ce soit via des événements ou sur les réseaux sociaux. Pour une large majorité (70%), une telle mobilisation est utile : surtout pour la profession (45%), mais aussi pour la société civile (20%), avant que cela profite à leur propre société de gestion (5%) », analyse Sophie Paturle, présidente d’AFIC avec Elles et associée de Demeter Partners.

Pour finir, en terme de mixité, la France n’a rien à envier aux pays anglo-saxons souvent cités en exemple. « Même si peu de chiffres sont disponibles, nous estimons que la mixité au sein de la profession en France est assez proche des autres pays de référence que sont le Royaume-Uni et les Etats-Unis », conclut Claire Deguerry.

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