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Comment vous pouvez saborder votre carrière dans la banque

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Cela n’a aucun sens : vous êtes techniquement excellent, continuez à faire du chiffre et cependant votre carrière stagne. Accéder à de vrais postes de management, ou même bénéficier d’une petite promotion pour toucher un salaire plus élevé, continue d’être insaisissable.

Le fait est que l’évolution professionnelle dans le secteur bancaire, bien que souvent linéaire, peut être difficile à maîtriser. Vos actions, apparemment sans conséquences, pourraient saboter par mégarde votre carrière. Qui plus est, vos propres perceptions de vos capacités pourraient être disproportionnées avec la façon dont vous êtes perçu par ceux qui décident des promotions.

Renvoyer une image de droiture, marcher dans les clous et s’exprimer comme il faut sont – qu’on le veuille ou non – essentiels pour décrocher un poste de leadership. Voici les erreurs qu’il convient d’éviter.

1. Vous sortez du gué trop fort, trop tôt

Tout banquier d’investissement junior qui énumère les avantages à travailler en banque d’investissement cite la ‘courbe d’apprentissage abrupte’. Le fait est que les longues heures et l’ingestion rapide des connaissances techniques peuvent vous convaincre que vous méritez plus que le rang où vous vous trouvez. Ajoutez à cela un environnement de travail concurrentiel encouragé par les banques d’investissement, et une attitude individualiste qui peut trop facilement l’emporter.

« Les gens ne parviennent pas à comprendre que tous les systèmes sont des systèmes politiques et la capacité de jouer efficacement le jeu est vital », explique Graham Ward, ex-responsable des actions chez Goldman Sachs et désormais professeur adjoint de management à l’INSEAD. « Ne pas être un bon collaborateur et gérer votre carrière en solo ne fonctionne pas ».

2. Vous êtes obnubilé par les aspects positifs

Les banques d’investissement ont tendance à soumettre leurs employés à des évaluations 360 degrés. Cela signifie que la banque disposera d’un ensemble donné de compétences et de lacunes sur lesquelles elle jugera ses dirigeants potentiels.

Ne pas être à la hauteur sur les points positifs n’est pas le plus rédhibitoire, selon une récente étude du cabinet de recrutement Korn Ferry. Il s’agit surtout de ne pas multiplier les aspects négatifs, comme échouer à travailler efficacement, manquer de stratégie ou ne posséder qu’une seule compétence, suggère Korn Ferry.

3. Vous avez misé sur le mauvais cheval

Il y a quelques exemples très médiatisés de victimes de loyauté dans la banque d’investissement. Récemment, Colin Fan, co-responsable de la banque d’investissement chez Deutsche Bank et ancien lieutenant de l’ancien CEO Anshu Jain, a dû partir lors d’un remaniement de la direction.Toute personne proche de Jain aurait eu le même sort. La même chose est arrivée chez Barclays lorsque Bob Diamond a démissionné en 2012.

La clé est d’avoir un réseau au sein de la banque et de ne pas concentrer vos espoirs sur un seul individu ou fief. « La principale raison de l’échec en banque d’investissement est de ne pas avoir les bonnes relations à travers un vaste réseau de personnes au sein de l’organisation », explique Chris Roebuck, ex-DRH de la banque d’investissement d’UBS et désormais professeur en management à la Cass Business School.

4. Vous apprenez les mauvaises leçons

Les banques sont notoirement médiocres pour favoriser les capacités de leadership. Très souvent, ce sont les meilleurs performers qui sont promus à des rôles de leadership, leurs capacités à manager le personnel et à dégager une vision étant limitées. Une fois qu’ils atteignent un certain niveau, ce problème fait dérailler leur évolution de carrière.

« Le leadership exige une vision, la capacité de créer et mettre en œuvre la stratégie, et d’avoir des gens ordinaires qui font des choses extraordinaires », indique Graham Ward. « Il n’y a pas recette miracles pour cela. Les banques d’investissement, généralement, n’investissent pas massivement dans leurs talents. Aussi les dirigeants ont besoin d’apprendre sur le tas. Ce qui peut se révéler fatal ».

5. Vous avez échoué à gagner le respect de vos subordonnés

En 2014, Barclays a déployé un système en vertu duquel les analystes et autres banquiers d’investissement juniors pouvaient donner un ‘feed-back informel’ de leurs managers. Inévitablement, tous les commentaires négatifs se sont retrouvés chez les RH, détruisant ainsi des générations de banquiers juniors tourmentés par leurs supérieurs comme ils l’auraient été lors d’une séance de bizutage dans une école privée.

Les juniors passent d’un statut de garçons malléables à des talents précieux qui doivent être choyés. Les Associates doivent gérer les Analysts, et les VP’s les Associates. Si vous échouez-là, vous pourrez faire une croix sur votre évolution professionnelle.

6. Vous prenez, mais ne donnez jamais

Si vous voulez savoir comment les banques d’investissement considèrent aujourd’hui leurs futurs dirigeants, méditez là-dessus : en 2014, Goldman Sachs a employé les services d’Adam Grant pour rendre meilleures les conditions de travail des juniors. Grant est l’auteur de Donner et Recevoir, qui explique que ceux qui se soucient des intérêts d’autrui sont gagnants sur le long terme.

« Les banques d’investissement ont historiquement favorisé une culture centrée sur l’individu. Si vous marchez sur les pieds d’une autre personne, vous pouvez en tirer profit, obtenir un bonus plus élevé et progresser », relève Chris Roebuck. « Le problème, c’est que lorsque vous avez fait cela une ou deux fois, les gens se méfient. Vous avez la réputation d’être un rapace. Vous devez également donner sinon vous n’évoluerez pas bien loin »

7. Vous manquez tout simplement de personnalité

L’une des raisons les plus évidentes pour laquelle les gens chutent par inadvertance est tout simplement qu’ils ne possèdent pas les bons traits de personnalité. Les compétences peuvent être développées mais les traits sont considérés comme immuables.

Korn Ferry suggère que d’être considéré comme «volatile» ou «fermé» sont parmi les pires défauts, car cela vous rend insensible aux opinions des autres et résistant aux changements. Ces deux traits de caractère peuvent sembler évidents, mais il y en a d’autres.

« Des traits de personnalité comme la confiance ou l’optimisme semblent à première vue positifs, mais à trop forte dose ils peuvent engendrer des dirigeants trop laxistes », note Steve Newhall, associé gérant chez Korn Ferry Leadership & Talent Consultancy au Royaume-Uni.

8. Vous manquez de l’ouverture d’esprit nécessaire

Manager les gens dans la banque d’investissement se fait à travers une vaste gamme de cultures. Pour être en mesure d’évoluer, vous devez être capable de sympathiser avec un large éventail démographique. Cela nécessite « pondération, discipline, débrouillardise, intelligence et capacité à mettre en place des équipes », recommande Graham Ward.

« La banque d’investissement est désormais un business mondial et la capacité à se connecter avec des gens de différentes cultures est d’une importance vitale », dit-il. « En outre, la génération Z possède un ensemble différent de désirs et de valeurs en termes d’environnement de travail. Une sensibilité à cette question est également vitale ».

« Je recommande de tirer profit de votre heure du déjeuner », conseille Chris Roebuck. « Certes, de nombreux banquiers ont tendance à rester entre eux, mais parler aux gens d’autres départements vous permettra de développer des relations, de découvrir quelles sont les problèmes qu’ils rencontrent et comment vous pourriez être en mesure de les aider ».

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