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Bilan 2007 des secteurs en berne

Exercice périlleux que de dresser le bilan des gagnants et perdants de la finance. Une année globalement positive, avec toutefois quelques zones d’ombre.

Pour ces professionnels, l’année 2007 aura été décevante et laissera un goût d’amertume.

Dérivés de crédit : depuis août dernier et le déclenchement de la crise des subprimes, il ne fait plus bon travailler dans ce secteur de la BFI (banque de financement et d’investissement). Toute la ligne métiers a été touchée : des analystes de crédit, aux structureurs en passant par les spécialistes de la titrisation et les traders. Sur ces métiers, de nombreux mandats de recherche ont été stoppés, témoigne Thierry Mageux, directeur régional de Robert Half Banque & Assurance. Début 2007, tout le monde recrutait, nous avions continuellement une dizaine de mandats, et un profil pour deux postes… Aujourd’hui, les seuls postes encore ouverts sont ceux liés aux risques. Les bonus risquent d’être réduits à peau de chagrin, y compris pour les traders sur dérivés.

Leverage Finance : le secteur du leveraged buy-out (LBO) – les large caps en tête – est en mauvaise posture depuis les turbulences sur les marchés financiers. Le coup d’arrêt sur ces opérations a été brutal pour les sociétés de Private Equity. Le montant total de dettes LBO émises en novembre se montait à 33,4 milliards de dollars avec 16 opérations (jamais aussi peu de deals n’avaient été effectués en un mois depuis septembre 2003), selon le baromètre de Thomson Financial. Les originateurs d’émissions de dettes mais aussi les syndicateurs sont à la peine. Le recrutement a été quasiment gelé sur ces métiers, selon les cabinets de recrutement interrogés. La baisse attendue des volumes des obligations adossées à des prêts bancaires (CLO), importante source de financement des opérations LBO, n’est pas un signe encourageant. Nous nous attendons à une baisse de 55 à 60 % des émissions de CLO en 2008 par rapport à 2007 aux États-Unis et en Europe , pouvait-on lire récemment dans une note de Lehman Brothers. Les opérations de grande taille dans le LBO sont rendues impossibles depuis un trimestre , a récemment expliqué Jean-Bernard Lafonta, président de la société d’investissement Wendel, qui table toutefois sur une reprise du financement des rachats par endettement (LBO) courant 2008 .

Gestion de trésorerie (hors devises) : difficile d’optimiser la gestion de trésorerie à court terme en période de risques et de manque de liquidité. Les trésoriers ont connu une année 2007 difficile, avec des marges affectées. On peut parler d’un marché flat, qui n’a pas beaucoup bougé : il n’y a pas eu de créations d’emplois significatives et les perspectives s’assombrissent pour les professionnels du cash management , note Antoine Morgaut, directeur de la zone Euro du cabinet de recrutement Robert Walters. Par ailleurs, dans la dernière étude Fonctions et Rémunérations de Michael Page, on pouvait lire : Les exigences des marchés, les besoins de financement des acquisitions externes, l’émergence de la notion anglo-saxonne de cash ou encore l’importance croissante de la maîtrise des ratios d’endettement due à la multiplication des faillites d’entreprises tendent à élever considérablement le niveau d’exposition interne et externe du Trésorier groupe.

Gestion monétaire dynamique : les sorties des fonds monétaires dynamiques en novembre dernier ont représenté 840 millions d’euros de pertes, selon les statistiques d’EuroPerformance-Groupe Fininfo. Depuis le début de l’année, les actifs de cette catégorie, longtemps à la mode, ont fondu de plus d’un tiers, à 27,9 milliards d’euros. Rendements décevants, retour des tensions sur le marché monétaire, des investisseurs méfiants… Autant dire que cette spécialité de l’asset management ne fait pas rêver les recruteurs. Même scénario pour la gestion obligataire crédits corporate. À l’inverse, les spécialistes de la multigestion sont actuellement très sollicités.

Les assurbanquiers : les banques universelles n’avaient pas accueilli leur arrivée sur le marché d’un bon ceil. Finalement, les activités bancaires lancées par les principaux grands assureurs (AXA, AGF, Groupama, MAAF) n’ont pas rencontré le succès escompté. Les résultats sont encore mitigés et les objectifs de développement n’ont pas été atteints en dépit des importants investissements réalisés , ont déclaré aux Échos Christophe Angoulvant et Fabrice Jollois, consultants chez Roland Berger et auteurs d’une étude consacrée aux assurbanquiers. Les créations d’emplois ont été par ailleurs limitées par le choix des stratégies d’entrée (rachat de Banque Directe pour AXA, développement de capacités en interne pour d’autres, association avec des grandes banques de détail pour la plupart des mutuelles sans intermédiaires…).

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