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Les résultats des banques vont peser sur les rémunérations

Bien que les grandes banques françaises ne publieront pas officiellement leurs résultats annuels avant la mi-février, des chiffres filtrent déjà dans la communauté financière. Ainsi, au cours d’une réunion interne, les dirigeants de la Caisse d’Épargne ont reconnu un niveau de pertes proche du milliard d’euros pour les neuf premiers mois de l’année, en grande partie à cause de la perte de trading de 751 millions du mois d’octobre (L’Agefi.fr). De son côté, Natixis pourrait annoncer des pertes estimées entre 1,5 et 2 milliards d’euros (Les Échos.fr).

D’autres banques s’en sortent un peu mieux : lors d’un dîner avec des analystes financiers à Londres, les dirigeants du Crédit Agricole ont confié que Calyon dégagerait un résultat proche de zéro, selon une note de la société d’analyse Keefe, Bruyette & Woods. Enfin, Société Générale vient d’annoncer qu’elle prévoyait un bénéfice net de 2 milliards d’euros, certes en dessous des prévisions des analystes, mais plutôt rassurant dans le contexte actuel (Reuters).


Bonus et primes d’intéressement menacés

Natixis devant afficher une perte en 2008, ses dirigeants ne toucheront pas de bonus , indique une porte-parole de la filière commune des Banques Populaires et des Caisses d’Épargne. Les rémunérations variables des dirigeants et des professionnels du front-office ne sont hélas pas les seules concernées. L’hypothèse de nouvelles recapitalisations a entraîné une chute drastique du cours des actions de nombreuses banques. À titre d’exemple, le cours de BNP Paribas vient de chuter à un niveau qui la ramène dix ans en arrière (Bloomberg).

De ce fait, la généralisation du système des primes d’intéressement liées aux résultats et investies sous forme d’épargne entreprise pénalise de nombreux employés. Les cours ont tellement chuté que l’on ne parle plus seulement de manque à gagner mais de pertes sèches, explique Michel Marchet, responsable CGT Société Générale et délégué syndical national du secteur bancaire. Seuls ceux qui ont investi il y a plusieurs années, avant que les cours des valeurs bancaires ne grimpent brutalement, seront épargnés par la chute actuelle.

commentaires (2)

Comments
  1. Juste mon point de vue:
    Les bonus sont censés à mon sens rétribuer la création de valeur des employés. Pourtant le calcul se fait sur des bases annuelles, alors que la création de valeur s’étale bien plus dans le temps. Si on regardait sur 10 ans, verrait on une réelle création de valeur pour ce travail réalisé? Possible, mais en comparaison des bonus versés, je demande à voir les ratio de productivité… La question est à quand les bonus négatifs pour diminution de valeur?

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