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OPINION : Back / middle : la face cachée d’une activité de pointe

Les fonctions de back-office de la BFI restent largement méconnues, ou pire considérées comme des postes administratifs peu qualifiés, avec des populations relativement âgées, déplore Henry Cheynel, responsable de l’Observatoire des métiers de la banque*. C’est un challenge pour les métiers de back-office que de redresser cette image. Car la réalité est bien différente de cette vue en large partie fondée sur l’infériorité supposée vis-à-vis des métiers de front-office.

Activité stratégique produisant entre 35 et 40 % du PNB selon les établissements, avec un effectif représentant environ 9 % du total de la profession bancaire, la BFI dans son ensemble suscite un intérêt chez les jeunes diplômés tout en restant assez mal connue. Le monde de la BFI est globalement mystérieux. Les métiers de front-office en tirent avantage : trader ou conseiller en fusion acquisition, voilà des postes qui nourrissent les fantasmes de réussite, de pouvoir et de haut niveau de vie. Le mythe du golden boy est toujours vivant. Les vocations spontanées vont aux postes de front-office.

Les fonctions de back-office, middle-office et supports, sont tout aussi vitales pour le succès de l’activité bancaire. Le déficit d’image dont elles pâtissent n’est en rien justifié par le contenu et l’évolution des métiers. La terminologie anglo-saxonne a imposé une terminologie – back-office et middle-office – peu descriptive de la nature des fonctions exercées. Si l’internationalisation et l’innovation ont forgé l’image des marchés, les métiers de back et middle-office ont connu une mutation non moins fondamentale au rythme des évolutions financières et technologiques.

Le défi de la communication

Relativement, les métiers de back-office marchés – comme ceux de middle – jouissent d’une meilleure image que les back / middle financement. Les jeunes diplômés apprécient de pouvoir travailler à proximité de l’univers des marchés. Toutefois, l’ambiguïté sur ces postes vient justement de ce qu’ils peuvent susciter une aspiration à passer au front-office, sans nécessairement en posséder le profil. Tout comme un excellent staff technique de formule 1 – même s’il vit au rythme de son champion et contribue à ses victoires – peut rarement prétendre à devenir pilote, et plus rarement pilote d’exception, un gestionnaire de back / middle marchés ne doit pas considérer qu’il peut devenir trader. Une saine gestion de carrière passe par l’acquisition de connaissances accrues sur les produits, puis par une évolution vers le management, au sein du back ou du middle-office, voire dans d’autres secteurs de la banque.

Un argument en faveur des fonctions de back est leur niveau de rémunération, sensiblement supérieur à la moyenne des fonctions bancaires, et particulièrement des autres fonctions de traitement dans la banque. De plus, au sein de ces équipes, jeunes en moyenne, la progression est rapide pour les plus motivés. L’expertise acquise est fortement valorisante sur le marché de l’emploi tant en France qu’à l’international.

Environnement très porteur

La vraie réalité des back et middle-office est bien celle d’un univers où règnent l’innovation, le souci de l’organisation optimale, la rapidité et la fluidité d’exécution, le sens de la rigueur et la maîtrise des risques opérationnels à toutes les étapes du traitement. Les back / middle-office et les métiers de gestion du risque ou de l’informatique en BFI bénéficient d’un environnement très porteur lié au dynamisme et au fort potentiel de création de produit net bancaire de ces activités.

Les sales du front, qui sont les vendeurs aux institutionnels, ne se trompent pas sur l’importance des fonctions de back et de middle-office. Au nombre de leurs arguments, ils mettent en avant les qualités du back et du middle de leur établissement, tout autant que celles de leur service recherche. De même, les entreprises clientes déterminent le choix de leur chef de pool bancaire largement en fonction de la rigueur des équipes de mise en place des financements et de suivi de la vente des produits.

* Cette réflexion a été menée dans le cadre de l’étude Les métiers de back / middle-office de la BFI et les métiers titres, publiée mi-avril2008, et rédigée avec la collaboration de Bernard Coulombeaux, consultant et ancien DRH à Citigroup.

commentaires (1)

Comments
  1. Le back office ce n’est pas seulement l’endroit où se trouve le fax ?

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