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Capital risque : les secteurs d’activité où vous devriez vous spécialiser

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Si vous souhaitez travailler dans l’industrie du private equity, mieux vaut savoir quels sont les secteurs qui ont le vent en poupe et dans lesquels vous devriez vous spécialiser. Accélérateurs, incubateurs et autres fonds de capital risque recrutent, mais pour décrocher un poste, la concurrence est rude. D’autant plus qu’un certain nombre d’associés et de jeunes VPs en M&A se tournent de plus en plus vers le capital investissement, de même que des professionnels de la banque d’investissement et du conseil en stratégie.

Qui plus est, le private equity reste un marché de niche, très confidentiel. Pour chaque poste ouvert, comptez 200 à 300 candidatures. Pour se démarquer, mieux vaut que le candidat vienne d’une activité connexe et ait une affinité personnelle avec le secteur du captal risque où il veut travailler.

Chez les juniors (chargés d’affaires et associates), les recruteurs ont plutôt tendance à sélectionner les candidats qui ont couvert un secteur particulier. « Cela peut concerner par exemple quelqu’un qui a une première expérience dans une boutique M&A spécialisée dans les biotechs », explique Thibaut Roussey, fondateur et président d’Alvedis Conseil, un cabinet de chasse de têtes et de conseil RH spécialisé sur les métiers du Capital Investissement, de la Finance d’entreprise (finance sous LBO) et du Conseil. Et d’ajouter : « une expérience dans une start-up est également la bienvenue afin de mettre en avant votre crédibilité entrepreneuriale ». Il va sans dire que les start-ups du web apprécient les geeks…

A un niveau senior (directeur d’investissements / participations), la majorité des candidats retenus viennent de fonds concurrents. « Cela permet d’amener un track-record et de faciliter les levées de fonds », explique Thibaut Roussey.

On le constate donc, une expertise sectorielle peut donc faire toute la différence. D’où l’intérêt de regarder de près le Baromètre EY du capital risque en France relatif au 1er semestre 2015 qui recense les plus grosses levées de fonds par secteur…

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Technologie et Fintech

Les gros tickets (plus de 10 millions d’euros) ont été concentrés principalement dans le secteur de la technologie, qui signe son retour dans le top 5 des investissements par secteur, directement la 1re place du podium, jusqu’alors occupée par le secteur des services Internet. La levée de fonds de 100 M€ réalisée par la startup toulousaine Sigfox, opérateur télécom spécialisé dans les objets connectés, domine le palmarès.

Parmi les principales nouveautés, l’entrée remarquée dans le top 5 sectoriel de la Fintech qui occupe la 5e place, avec 56 M€ levés en 10 opérations. « Ce secteur a notamment été porté par l’accélération des investissements dans le secteur du crowdfunding tels que la plateforme Internet de crédits entre particuliers Prêt d’Union, à la deuxième place du palmarès des levées les plus importantes ce semestre avec 31 M€ levés ! », explique Franck Sebag, Associé EY en charge du secteur VC-IPO en France.

« Au-delà de notre cas particulier, cette levée de fonds témoigne du dynamisme et de la bonne santé de l’écosystème français du capital risque et de la « French Tech ». Cette opération démontre qu’il est possible de lever de gros tickets en France sans avoir nécessairement besoin d’aller les chercher à l’étranger ! », rapporte Geoffroy Guigou, directeur général et co-fondateur de Prêt d’Union, cité dans le baromètre.

Services Internet et Logiciels

Les investissements dans le digital restent dynamiques et ont concentré 40% des montants levés et 57% des deals sur les six premiers mois de l’année. Notons d’ailleurs que 4 opérations supérieures à 10 millions d’euros ont été réalisées dans le secteur du logiciel. « Les investisseurs attendent de ces secteurs des retours sur investissements importants », explique Frédéric Aymonier, associé fondateur de Fitch Bennett Partners, un chasseur de têtes basé à Paris et avec 9 bureaux à l’étranger spécialisé sur les lignes de portefeuille des sociétés intéressantes pour le private equity.

Lui-même spécialisé sur quatre grands clusters (télécoms, acteurs du web, acteurs du mobile, éditeurs de logiciels), Frédéric Aymonier donne quelques pistes de business à suivre de près : l’Internet BtoBtoC, les objets connectés, les éditeurs de logiciels applicatifs en mode SaaS, le gaming, les réseaux professionnels communautaires thématiques, les guides de comparateurs d’assurance et tout ce qui touche à l’ubérisation de la banque comme l’afffacturage.

Biotechs & Cleantechs

Les biotechs et medtechs ont concentré des levées de fonds majeures, avec des tickets moyens de 4,3 millions d’euros par opération. La dernière en date a eu lieu cette semaine avec la levée de fonds de 31,3 millions d’euros par Biom’Up, une start-up lyonnaise spécialisée dans les dispositifs médicaux à base de collagène, auprès d’un consortium d’investisseurs parmi lequels Bpi France (investisseur français le plus actif en 2014).

« Au 1er semestre 2015 le montant des investissements dans les Cleantech réalisés par les professionnels du capital-investissement français s’établit à un niveau élevé, un record pour un 1er semestre », souligne Sophie Paturle, présidente du Club Cleantech de l’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic). « Il s’agit là d’un signal très positif alors que nous attendons le vote définitif de la loi de transition énergétique qui doit permettre de continuer à développer ce secteur stratégique, à quelques mois de la Cop21 ».

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