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Des emplois à saisir dans les banques françaises au vu de leurs bons résultats

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Le bal de la publication des résultats du deuxième trimestre et du premier semestre 2015 des grandes banques françaises vient de s’achever. Dans leur ensemble, ils sont plutôt bons. BPCE a ainsi vu ses revenus trimestriels augmenter de 3,5 % pour un bénéfice net en hausse de 24,9%. Un an après son amende de 6,6 milliards infligée par les autorités américaines, BNP Paribas s’offre le luxe d’afficher son meilleur résultat depuis le premier trimestre… 2012. Quant au Crédit Agricole, malgré une provision pour litiges de 350 millions d’euros, il a vu l’ensemble de ses activités dépasser les attentes. Enfin, le bénéfice net de Société Générale s’est envolé de 25% au deuxième trimestre 2015.

Attention cependant car les bonnes performances des banques ne se traduisent pas forcément toujours par des recrutements. BNP Paribas plancherait même sur un plan de réduction de 20% des coûts de la BFI, d’ici à 2019, selon l’agence Bloomberg. « Nous avons déjà fait des choses et cela va très bien. Mais ce métier change beaucoup avec les nouvelles réglementations, il nous faut donc aller encore plus loin, réduire les coûts partout où c’est possible », a reconnu son directeur général délégué Philippe Bordenave.

Même son de cloche chez SocGen où, en dépit des bons résultats, de nouvelles économies sont annoncées. « Des projets de simplification organisationnelle, d’amélioration de l’efficacité, de renforcement des contrôles sur les charges externalisées et de révision et de simplification des opérations avec la clientèle permettront de générer 850 millions d’euros d’économies supplémentaires à horizon 2017 », indique le groupe qui ne détaille pas les éventuelles répercussions en termes d’emploi.

Cela dit, l’analyse de ces résultats peut néanmoins donner une première indication sur les secteurs qui ont le vent en poupe. Si l’on y ajoute les communications effectuées par les banques ainsi que des déclarations de leurs dirigeants et de leurs services RH depuis le début de l’année, on obtient un aperçu plus détaillé des métiers susceptibles de recruter et donc où vous devriez postuler…

Banque de détail : des besoins récurrents

Les banques françaises ont plutôt bien performé. BPCE, qui a un poids significatif sur le marché de banque de détail en France, a bénéficié d’une hausse de ses encours de crédits de 2,7 % sur un an. Pour sa part, BNP Paribas affiche dans la banque de détail un PNB en hausse de 2,7%. Son directeur général Jean-Laurent Bonnafé se félicite d’une «une forte croissance dans les métiers spécialisés, la banque de détail hors zone euro et les activités de grande clientèle ». De bons résultats qui se concrétisent par des recrutements. BNP Paribas a ainsi récemment créé 90 nouveaux postes de banquiers conseil et d’experts pour accompagner ses clients entrepreneurs (TPE, PME, ETI, …) en région Ile-de-France.

Côté banque de détail, les caisses régionales du Crédit Agricole ont vu leur PNB en banque de détail progresser de 1,9% à 3,5 milliards d’euros, quand LCL a vu le sien baisser de 1,4% à 944 millions d’euros. Ce qui n’empêche pas les recrutements : en 2015, LCL a prévu de recruter plus de 1000 collaborateurs en CDI pour les métiers de conseiller privé, conseiller clientèle professionnels, directeur d’agence, chargé d’affaires entreprise et conseiller en patrimoine.

BFI : des recrutements à la marge

Natixis a dopé les résultats du groupe BPCE. Au deuxième trimestre, elle affiche un bénéfice net de 450 millions d’euros, en hausse de 30%, pour un produit net bancaire ressort en progression de 7% à 2,175 milliards d’euros. « Les revenus et la rentabilité de nos métiers coeurs sont en progression et la part de notre activité à l’international s’intensifie », a souligné son directeur général Laurent Mignon. Entre avril et juin, Natixis a notamment bénéficié de la dynamique du marché action et de sa forte collecte dans ses activités de gestion d’actifs.

« L’activité de Global Markets a continué à être soutenue ce trimestre dans un environnement favorable sur les marchés d’actions et malgré un contexte moins porteur pour le Fixed Income en lien avec les incertitudes sur les politiques monétaires et les tensions liées à la Grèce », souligne pour sa part BNP Paribas dont les résultats avant impôts de la BFI ont augmenté de 26,2% et les revenus dans les activités de marchés de 24,5%.

Bref, autant d’activités susceptibles de recruter des spécialistes des financements structurés et des dérivés actions, même si les recrutements en BFI restent modestes au regard d’autres activités, quand recrutements il y a car comme nous l’avons mentionné précédemment, les bonnes performances n’engendrent pas systématiquement des embauches.

Contrôle et conformité : des besoins croissants

BNP Paribas indique mettre en œuvre activement le plan de remédiation décidé dans le cadre de l’accord global avec les autorités des Etats-Unis et poursuivre le renforcement de son système de contrôle interne et de conformité. D’ores et déjà, un nouveau département, baptisé “Sécurité financière groupe aux Etats-Unis” basé à New York compte 46 personnes et effectuera neuf missions de contrôle sur site en 2015. Outre-Atlantique toujours, c’est la succursale de BNP Paribas à New York qui sera, à terme, chargée du traitement et du contrôle de la totalité des flux en dollars du groupe. Les flux dans la devise américaine de 106 entités de BNP Paribas sont d’ores et déjà traités par la succursale de New York.

Parallèlement à ce plan de remédiation, le groupe a décidé de renforcer ses procédures en matière de contrôle et de conformité, avec, notamment, 450 recrutements depuis le début de l’année, et une augmentation des contrôles de l’inspection générale, cette fonction d’élite qui mène souvent aux plus hauts postes dans les banques. Celle-ci dispose d’une nouvelle équipe spécialisée dans les sujets de conformité et de sécurité financière, qui comprenait 16 inspecteurs à la fin juin et avait déjà audité 25 entités.

Afin d’éviter le sort de BNP Paribas qui a écopé d’une sanction record de 6,6 milliards d’euros,

les autres banques comme Société Générale ou Credit Agricole font l’objet d’un passage en revue de certaines de leurs transactions en dollars aux États-Unis pour savoir si elles sont conformes au droit américain. Enfin, dans son nouvel organigramme qui entrera en vigueur au 1er septembre prochain, Crédit Agricole SA fait la part belle à l’Inspection générale Groupe, les Risques et contrôles permanents Groupe et la Conformité, autant d’activités qui seront toutes rattachées directement à la Direction générale.

Digital & IT finance : les experts au top

« Le Groupe Société Générale va continuer dans les mois à venir à se développer sur ses axes stratégiques en tirant parti du rebond de l’économie européenne et à s’adapter aux évolutions technologiques et réglementaires, à travers le déploiement de sa stratégie digitale », a précisé son directeur général Frédéric Oudéa. « Bien plus que des outils, il s’agit de fournir à l’ensemble des collaborateurs, les clés pour imaginer les usages digitaux et les services de demain répondant aux attentes de toutes les parties prenantes », précise Edouard-Malo Henry, DRH du Groupe.

« Avec plus de 500 millions de contacts digitaux par an avec ses clients, BNP Paribas est d’ores et déjà un grand acteur du digital. Les partenariats globaux conclus avec chacun des quatre leaders mondiaux du numérique que sont Facebook, Google, LinkedIn et Twitter nous permettront de renforcer encore la relation avec nos clients et nos prospects sur ces plates-formes et de stimuler notre capacité d’innovation pour proposer des services toujours plus adaptés », explique Jean-Laurent Bonnafé, Administrateur Directeur Général de BNP Paribas.

Hello Bank ! la banque digitale de BNP Paribas poursuit son développement et recrute près de 100 conseillers clientèle en CDI, sur Lille et Paris. « Les candidats doivent avoir un sens du service développé et une grande appétence pour le digital. De plus, les profils recherchés sont des diplômés de Bac+2 à Bac +5, dynamiques, à l’aise à l’écrit comme à l’oral et ayant de 6 mois à 1 an d’expérience commerciale », précisent les RH de la banque.

Banque Populaire a innové en lançant “Suite Entreprise Watch”, la première application bancaire sur Apple Watch et montres Android destinée aux entrepreneurs afin de leur permettre de gérer l’ensemble des flux financiers de leur entreprise à distance et en temps réel sur montres connectées. Banque Populaire et Caisse d’Epargne, associées à Natixis Payment Solutions et Oberthur Technologies (OT) ont annoncé l’expérimentation de la première carte de paiement intégrant un cryptogramme dynamique, Motion CodeTM. Les spécialistes en sécurité des moyens de paiement apprécieront…

Enfin, la transformation digitale du Groupe BPCE s’est accélérée avec la signature d’un partenariat stratégique avec Facebook. «  Nous souhaitons développer nos métiers sur les réseaux sociaux », explique Jean-Yves Forel, directeur général, membre du directoire en charge de la Banque commerciale et Assurance du Groupe BPCE. En juin dernier, Crédit Agricole S.A. a organisé son second Hackthon ouvert aux collaborateurs du groupe et intitulé : Innovathon. Le principe : 48h pour développer des applications mobiles bancaires avant-gardistes et ludiques. Preuve qu’avoir la fibre digitale peut faire toute la différence avec les autres candidats.

Cap sur… l’international

Les résultats français du groupe BNP Paribas feraient presque pâle figure en comparaison de l’activité dans les autres pays. Les services financiers internationaux (banque de détail hors zone euro, assurance, banque privée…) ont tiré leur épingle du jeu, avec des revenus en hausse de 20,7% à 3,9 milliards d’euros. Il faut dire que la banque ne lésine pas sur les moyens. Elle a par exemple renforcé sa présence aux USA avec l’ouverture d’un nouveau centre Wealth Management dans la Silicon Valley. « L’ouverture de ce nouvel espace illustre notre volonté aux côtés de Bank of the West Wealth Management qui nous représente aux Etats-Unis, de renforcer notre activité dans une région privilégiée, épicentre de l’innovation et des technologies de pointe», précise Sofia Merlo, Co-CEO de BNP Paribas Wealth Management.

Idem chez Natixis dont le développement international est une priorité et l’un des principaux enjeux de son plan stratégique New Frontier. La banque a renforcé sa présence en Amérique latine au travers de ses activités de Banque de Grande Clientèle et de Gestion d’actifs.

Déjà présente en Argentine, au Mexique, au Pérou et au Brésil où elle détient une licence bancaire, la banque prévoit d’ouvrir un nouveau bureau en Colombie en 2015 après avoir ouvert un bureau en avril dernier en Uruguay.

Il va sans dire que les profils internationaux spécialisés en Solutions de marchés, Global Transaction Banking, Financements structurés, Global Energy & Commodities, etc. sont les bienvenus chez Natixis qui prévoit d’enregistrer plus de 50 % de son produit net bancaire à l’international pour 2017. Crédit Agricole CIB a pour sa part renforcé son département «International Trade and Transaction Banking » avec trois nouvelles nominations.

Le pôle banque de détail et services financiers internationaux de la Société Générale affiche une forte hausse des revenus dans tous les métiers et régions sauf… en Russie. La banque qui a été amenée à supprimer 1.200 postes dans le pays ce trimestre estime cependant que ses affaires en Russie reviennent progressivement à la normale. Les candidats russophones devront donc patienter encore un peu…

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