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Les nouvelles recrues du Fixed Income, nouveau fardeau des excellentes equipes Equities d’UBS ?

UBS a communiqué ses résultats du second trimestre et ils sont bons, nettement meilleurs que les prévisions des analystes. Et les équipes de sales et de trading de la division Equities y sont pour beaucoup.

Une fois les éléments exceptionnels écartés, les revenus de la division ont progressé de 4% entre le premier et le deuxième trimestre, selon Dirk Hoffman-Becking de Sanford Bernstein. La seule banque qui peut rivaliser est Credit Suisse avec 2% de croissance sur le trimestre, mais cette fois éléments exceptionnels inclus.

Une bonne gestion des risques

Rappelez-vous les résultats particulièrement mauvais des équipes equities de Goldman Sachs ce même trimestre. La banque d’affaires américaine avait alors expliqué qu’elle n’avait pas été capable de se protéger contre la volatilité des marchés, ceci résultant sur d’importantes pertes pour le trading sur les dérivés actions.UBS attribue précisément son succès dans ce secteur à une protection préemptive contre le risque de volatilité avec le flash crash.

En réponse à une question d’un analyste de Goldman curieux, le CFO d’UBS John Cryan a indiqué que la division avait simplement couvert ses positions short, précisant qu’ils n’avaient pas pensé que les conditions de marché du début de l’année, alors bénignes, allaient durer ainsi et qu’il ne s’agit auprès tout que d’une bonne gestion des risques.

Étant donné que les banquiers equities d’UBS sont clairement meilleurs que Goldman Sachs, ils devraient certainement s’attendre à être généreusement rémunérés?

Eh bien, peut-être que non.

Gronde justifiée

UBS compte 179 employés de plus au second trimestre dans sa banque d’investissement par rapport au premier trimestre. Cependant, les chasseurs de têtes disent que les embauches ont surtout eu lieu dans la division FICC (fixed income currencies and commodities) et, de surcroît, avec des packages en hausse.

Malgré cela, FICC n’a pas fait n’a pas expérimenté la même hausse que la division Equities, et de loin, car en réalité en baisse de 44% sur le trimestre après élements exceptionels, selon Sanford Bernstein. Le directeur général Oswald Grübel a ainsi reconnu que l’objectif trimestriel de CHF2bn de revenu ne serait peut-être pas atteint sur le court terme. En revanche, sur le long terme, le patron d’UBS a évoqué des revenus trimestriels pouvant atteindre CHF4bn, ceci suggérant qu’il n’a pas renoncé à ses ambitions pour le business FICC.

Il y a déjà des rumeurs de mécontentement au sein de l’activité Equities d’UBS en ce qui concerne les rémunérations des nouvelles recrues de la division FICC. Les résultats d’aujourd’hui suggèrent qu’une telle gronde pourrait se justifier.

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