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Décrocher un premier emploi

Trouver un premier emploi en banque peut relever du parcours du combattant.

Thomas Vaquin est diplômé de l’ESTP (Ecole Spéciale des
Travaux Publics, du Bâtiment et de l’Industrie) et d’un Master
en finance à l’ESCP. Armé de cette formation béton et d’un stage
de neuf mois en LBO ( leverage buy-out ) chez Natexis,
il décide en septembre 2004 de chercher un premier poste
en banque d’affaires mais sans succès. Il nous fait
part de ses difficultés et nous explique comment
il est venu à bout de ce processus impitoyable.

Les banques d’investissement ont recommencé
à embaucher, tous les professionnels s’accordent
à le dire. Mais on reste encore loin des niveaux
de 1999 et 2000, et de nombreux étudiants
continuent de recevoir lettre de refus sur lettre refus.

Je connais bien le problème : il m’a fallu huit mois de recherche
avant de décrocher mon premier poste en banque. Pourtant
j’ai commencé à envoyer des candidatures dans les grandes
banques d’investissement avant la fin de mon stage
de fin d’étude chez Natexis.


Les candidatures classiques

J’ai ainsi postulé en fusions-acquisitions dans près d’une
dizaine de prestigieuses banques françaises et anglo-saxonnes
(dont HSBC, Merrill Lynch, CSFB, UBS, JPMorgan, BNP Paribas,
Société Générale et Royal Bank of Scotland).

Le processus de sélection s’est plutôt bien passé : j’ai obtenu
des deuxièmes tours dans la plupart des banques, même si
certaines d’entre elles ont rejeté ma candidature sur dossier.
J’ai même passé quatre entretiens dans une banque française.
Pourtant, aucune de mes candidatures n’a débouché
sur une proposition d’embauche.

Il m’est difficile aujourd’hui d’identifier exactement ce qui n’a
pas fonctionné. J’ai été recalé après les tests de logiques dans
certains cas, après plusieurs entretiens dans d’autres. Même
lorsque le processus de recrutement était assez avancé,
je n’ai jamais obtenu d’explication claire et ai dû me contenter
d’une lettre type.

Avec le recul, je pense aujourd’hui que mes échecs sont dus
à la concurrence féroce que connaît le marché. Je n’étais pas
le seul à avoir suivi une excellente formation. En outre, ma
candidature pouvait encore être améliorée : mon niveau d’anglais
n’était pas excellent, je ne parlais pas de troisième langue
et je n’avais, hélas, qu’un seul stage en finance à mon actif,
mes autres expériences professionnelles ayant été réalisées
dans les travaux publics. A l’inverse, un de mes camarades
ayant les mêmes formations que moi mais plusieurs stages
en audit et banque d’affaires a pu sans mal intégrer Lazard.
Il faut ajouter à cela que les banques ne recrutaient pas
massivement. J’ai alors eu l’impression que cette recherche
ne mènerait nulle part.

Solutions parallèles

Ma plus grande crainte était de ne pas pouvoir justifier mon
absence d’activité après mon stage chez Natexis. Je voyais les
autres promotions de mon école sur le point d’arriver elles aussi
sur le marché du travail et je m’interrogeais sur l’intérêt qu’aurait
un employeur de m’embaucher moi plutôt qu’un jeune
fraîchement sorti de l’école.

Si certains de mes camarades de promotion ont connu, comme
moi, une période de découragement, aucun d’entre eux n’a
abandonné. Chacun a fini par adopter sa propre méthode
afin de toucher au but.

Quelques-uns ont préféré repousser leur entrée en banque
d’affaires à plus tard en élargissant leur recherche aux cabinets
d’audit. D’autres ont opté pour les directions financières de
grandes sociétés, ce qui leur permettait d’acquérir une excellente
expérience dans le domaine de la finance. Une formation
complémentaire en France ou à l’étranger était également
une possibilité évoquée par quelques candidats.

Tenter sa chance ailleurs

En ce qui me concerne, j’ai choisi d’élargir ma recherche
géographiquement. Certains de mes amis m’avaient conseillé
d’essayer de trouver un poste en Angleterre. J’ai donc tenté
le tout pour le tout en quittant la France en février dernier pour
poursuivre ma recherche sur Londres grâce aux connaissances
que j’avais sur place. Je ne regrette pas cette démarche :
le marché était (et reste) très dynamique et les cabinets de
recrutement que j’ai contactés m’ont permis de passer une
dizaine d’entretiens en seulement trois mois dans le domaine
des LBO.

Mon anglais était loin d’être parfait mais les banquiers que j’ai
rencontrés s’attachaient souvent davantage aux connaissances
et à la personnalité qu’au niveau de langue. J’avais en outre
l’avantage de bien maîtriser le vocabulaire technique du secteur
dans lequel je postulais.

La chance a fini par me sourire. J’ai récemment trouvé
un emploi dans la banque néerlandaise NIB Capital Bank.
J’ai donc pu arrêter mes recherches et ai même dû refuser
plusieurs propositions d’embauches. Je travaille aujourd’hui
sur des LBO en portfolio, et je suis ravi de ne pas m’être
découragé car ce poste m’ouvre de très belles opportunités
de carrières.

Un conseil aux candidats ? Rester flexible et ouvert aux
opportunités qui peuvent se présenter et surtout ne pas négliger
les langues étrangères (anglais mais également russe, espagnol,
allemand…). Une autre clé du succès est de préparer sa
recherche d’emploi en banques d’investissement en multipliant
les stages dans ce domaine. Quel que soit votre parcours,
le maître mot est la persévérance, et la confiance en soi.

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