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Être passionné : un atout pour faire carrière dans l’IT finance ?

Si vous travaillez dans l’IT Finance, les compétences techniques sont bien sûr extrêmement importantes. Mais pour vraiment exceller dans ce domaine, les candidats ont besoin de quelque chose qui ne peut être enseigné et qui s’appelle la passion . Tout porte, en tout cas, à le croire si l’on prend l’exemple de Linus Torvalds, créateur de Linux, la plate-forme d’exploitation open source en plein essor en tant que système d’exploitation dominant pour le trading électronique.

Voici ce qu’il déclarait récemment dans le Wall Street & Technology : J’ai été très tôt entouré d’ordinateurs avec lesquels je m’amusais – la programmation a été (et est toujours) un hobby, donc plutôt que d’avoir de grands objectifs à l’esprit, mes objectifs à moi se résument ainsi : que puis-je coder prochainement, histoire d’avoir quelque chose d’intéressant à faire . Parfois, certains professionnels IT affirment avec un air de supériorité que la programmation s’apparente davantage à une forme d’art plutôt qu’à une compétence purement technique. Sans aller jusque-là, le fait de considérer la programmation comme une vocation plutôt qu’un moyen de gagner de l’argent n’est-il pas un formidable moyen de se démarquer dans l’IT Finance ?

Un hobby pour gravir les échelons ?

D’après mon expérience, les programmeurs hors pair considèrent plus la technologie comme un hobby que comme un emploi, explique Paul Elworthy, directeur général en charge de l’IT banking au sein du cabinet Hudson à Londres. Par exemple, l’un de nos candidats a réussi à résoudre un problème en temps réel chez son employeur en déployant un outil qu’il avait construit sur son temps libre. Son ascension professionnelle a été phénoménale .

Et nul besoin d’être Bill Gates pour prendre du galon. Parfois, la simple maîtrise d’Excel peut suffire. Au bout d’un an, j’avais fait le tour d’un travail répétitif et sans grande finesse. En revanche, un aspect de mon travail me passionnait : je pris l’initiative de développer des outils sur Excel qui automatisaient certaines tâches, les miennes comme celles des autres membres de l’équipe : travaux de saisie, de reporting, etc. […]. Peu à peu, certains traders m’ont suggéré d’automatiser pour eux-mêmes des outils de reporting, car ils n’avaient pas le temps de le faire. Ce fut l’occasion d’un premier contact avec un métier que je n’avais jamais approché : celui du trading. J’étais alors à des années-lumière d’imaginer qu’un jour, il deviendrait le mien .

L’auteur de ces lignes n’est autre que… Jérôme Kerviel ! (extrait tiré de son livre L’Engrenage, mémoires d’un trader). On comprend mieux que les établissements financiers aient tendance à se méfier des profils un peu trop atypiques. Les banques ont tendance à être hyper-structurées, normatives, et il n’y a pas vraiment de place pour la passion, confirme Alexandre Bonin, directeur associé du cabinet conseil en recrutement Alternative Search, spécialisé dans la Finance IT. C’est pourquoi, dans un secteur qui recrute des profils ingénieurs souvent surqualifiés par rapport à ce qu’on leur demande de faire, la tentation est grande d’aller voir ailleurs… .

Retenir les talents

Il n’est pas certain que le secteur financier soit perçu comme passionnant, notamment par les représentants de la Génération Y en quête de développement personnel , poursuit Alexandre Bonin. Pas sûr en effet qu’un programmeur passionné se sente particulièrement à l’aise au sein d’une banque d’investissement. Après tout, l’environnement hiérarchique ne favorise guère l’innovation, et la volonté de s’investir davantage dans les projets est souvent citée par les professionnels IT qui quittent la banque d’investissement pour rejoindre par exemple un hedge funds.

Ce qui intéresse les candidats, c’est la taille des projets, mais aussi les enjeux technologiques à la limite de la R&D , relève Alexandre Bonin. Les banques commencent à en prendre conscience. Un nombre croissant d’entre elles déploie des équipes pour faire de la veille sur les technologies émergentes, ou noue des partenariats avec des institutions académiques, note Paul Elworthy. Nous avons également entendu parler de cas de banques qui offraient aux spécialistes IT du temps pour travailler sur leurs projets personnels – les candidats appellent cela les Journées Google ! .

commentaires (2)

Comments
  1. MDR. Comment peut on écrire des choses comme cela quand on sait ce que proposent les SSII parisiennes et autres cabinets de “conseils” et que des forums libres laissent apparaître (notetonentreprise, hardwar). Les commerciaux et autres DSI n’ont pas les capacités-compétences pour évaluer les qualités ou défauts des informaticiens, d’ailleurs ils s’en moquent. Seule compte la facturation.

    Parfois les DSI banques eux mêmes s’inquiétent et font bararge à la moindre macro Excel, d’ailleurs on se demande si ce n’est pas l’essentiel de leurs activités, histoire de ne pas laisser des gens compétents leur prendre la place. Quand aux requêtes SQL dans des progiciels financiers, ils font croire à des HEC, qui y croient (compétence à la française), que c’est quelque chose entre de la magie et de la chance.

    Quant aux “passionnés” d’informatique, dégoûtés, non seulement ils ne travaillent pas chez eux mais ne font même pas leurs heures chez leurs employeurs et s’en vantent abondamment.

    D’ailleurs parmi ces “passionnés”, en France, combien de personnes de plus de 35 ans faisant une réelle carrière ?

    Si cet article était vrai pourquoi TOUTES les banques et SSII ont des équipes offshor

  2. Article intéressant mais qu’il conviendrait de ne pas limiter au seul secteur de l’IT. Tout métier exercé par passion donne des résultats détonnants et assure une progression rapide. Encore faut-il s’en donner les moyens. “Talent” et “motivation” sont 2 qualités bien différentes…

    >> http://ifinance.over-blog.com <<

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