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Le top des récriminations des stagiaires en banque d’investissement

Stagiaires

Faire un stage en banque d’investissement de nos jours revient à suivre une formation intensive à la culture d’entreprise… Les stagiaires les plus pragmatiques s’y lancent à corps perdu, conscients que 10 semaines à bosser comme des fous, potentiellement sur des tâches sans intérêt, pourraient déboucher sur un poste à plein temps, de surcroît bien payé, dès la fin de leurs études.

Le temps de travail a longtemps été la première récrimination des stagiaires en banque d’investissement. Cela pourrait changer – ou pas – suite à la décision de Goldman Sachs de limiter à 17 heures la durée de travail quotidienne des stagiaires. Ceci dit, l’un d’entre eux est même allé jusqu’à affirmer que « pour qui est entouré d’individus motivés, partageant les mêmes points de vue, le temps de travail en soi était un faux problème ».

Des centaines d’autres retours (largement) positifs de stages chez Goldman Sachs, J.P. Morgan, Citi et d’autres en boutique comme chez Evercore et Perella Weinberg, sont consultables sur le site Vault.com. Nous les avons examinés de près afin d’identifier les désagréments majeurs des stages en banque d’investissement. En voici une petite sélection.

  1. Appelez-moi Machiavel

« La compétition effrénée pour décrocher un poste à plein temps s’apparente à un cours intensif en politique. »

  1. Arrêtez de vouloir m’apprendre autant de choses !

« Le programme destiné aux stagiaires nous fait crouler sous les informations. »

« Certains intervenants étaient juste inutiles. »

« Il y avait un peu trop d’événements faisant intervenir les stagiaires. Quand j’avais trop de boulot, ça me prenait trop de temps. »

  1. Je vais laisser un sac de couchage sous mon bureau, au cas où…

« JPM insiste vraiment sur la valeur de l’interaction, ce qui est somme toute logique pour une entreprise qui encourage le relationnel. Il n’empêche, les plus juniors avaient tendance à en abuser en restant tard, dans le seul but de faire croire à un dévouement exceptionnel. »

  1. J’avais l’impression d’être de garde, comme un médecin

« Impossible de prévoir la durée de la journée. Je devais venir les samedis et dimanches, en n’étant parfois prévenu qu’une heure à l’avance. »

  1. Même les événements étaient pénibles

« Un week-end aux Hamptons (le Saint-Tropez new-yorkais), c’était 7 heures de bus pour un cocktail de 2 heures. »

  1. Laissez-moi être moi-même

« ll faut beaucoup de cirage de pompes. Il m’était parfois difficile d’être moi-même et de me mettre en avant ou de valoriser mes compétences, car j’avais une ENORME pression pour être ce que mon manager voulait que je sois. »

  1. C’est comme entrer dans une confrérie

« On nous demandait de faire de nombreuses simulations de pitchs et de présentations, qui apparaissaient invariablement bizarres et téléguidées. Nos réunions ’ouvertes’, où on nous questionnait sur tous les aspects du business et de l’entreprise, ressemblaient plus à des réunions de confréries qu’à des activités à valeur ajoutée. »

  1. Je veux voir la Statue de la Liberté

« Travailler 60 à 70 heures par semaine, ça laisse peu de temps pour découvrir la ville. »

  1. Et les heures sup ?

« Essayez de réduire la quantité de travail superflu et/ou inutile pour améliorer la qualité de vie des employés. Goldman devrait mieux rémunérer ses collaborateurs, surtout si on compare les salaires à ceux des autres ‘bulge brackets’ ou des boutiques de premier plan – autrement dit, Goldman ne paie pas d’heures supplémentaires contrairement à la plupart des banques. »

  1. On mange à l’œil ?

« Tout le monde est au courant des avantages en nature accordés aux employés de certaines entreprises, comme Facebook et Google ; concrètement, la cafétéria est gratuite – pour réduire les coûts. Je pense que le temps que chacun passe à payer à la cafétéria ou à aller déjeuner à l’extérieur – ce qui ne se produirait pas si la cafétéria était gratuite, dépasse largement en valeur les profits tirés de la vente des produits proposés – surtout une fois déduits les salaires des personnels de caisse. Et je pense qu’offrir leurs repas aux employés aiderait la banque à combler son retard sur le monde des nouvelles technologies. »

  1. J’y vais à pied

Entendu dans les bureaux new-yorkais de J.P. Morgan : « les ascenseurs étaient lents et fonctionnaient mal. »

  1. Ne me faites pas attendre

« C’était déjà compliqué de gérer les heures de travail, mais la productivité, c’était le pompon – quand on pense au temps perdu à attendre les annotations des seniors sur nos propositions, alors que bien sûr il fallait préparer les versions finales pour le lendemain… »

  1. Menez-moi la vie dure

Entendu chez Evercore : « Ils étaient trop cools avec les stagiaires – ils nous laissaient partir très tôt et assister à tous les événements organisés par la boîte, même si nos équipes n’avaient pas fini leur journée. »

  1. Le silence est d’or

« Dans mon équipe, personne ne parlait. Si vous ne faisiez pas l’effort d’engager la conversation, vous risquiez de rester scotché à votre bureau toute la journée. »

  1. Planté en plein milieu

« La charge de travail était rarement très claire et j’étais sur un projet avec deux banquiers seniors incapables de s’accorder. Résultat  : frustration totale et double charge de travail. »

  1. Vous êtes sûr que c’est bien du bleu outremer ?

« On porte une attention démesurée à des détails mineurs – apparemment inutiles, comme la taille des caractères ou les couleurs dans les présentations. »

  1. Emporter du travail à la maison ? Mais pour quoi faire puisque je vis au bureau ?

« Il fallait beaucoup travailler à la maison durant ce stage. C’était indispensable, quoique difficile à mener de front avec les projets en cours. Mais je suppose que c’est le job qui veut ça. »

  1. Un peu trop de précaution…

« Il arrivait que les banquiers seniors renoncent à la critique constructive pour éviter de blesser ou rabaisser quelqu’un. »

  1. Question suivante

« Ce stage, c’était comme un entretien qui aurait duré 10 semaines, donc pas d’autre option que d’être au top en permanence… Pas évident compte tenu du nombre d’heures chaque semaine. »

  1. Je regardais les mouches voler

« Il est arrivé plusieurs fois que je n’aie rien à faire de toute la journée, en dehors de m’asseoir à mon bureau en attendant qu’on me donne quelque chose. Impossible de partir quand on n’avait pas de travail, ç’aurait été mal vu… Cela semblait parfois un peu politique, mais je ne pense pas avoir été un cas unique dans mon groupe ou dans ma boîte. »

  1. Et comment avez-vous décroché le poste ?

« Je n’étais pas si débordé… Mon manager était perplexe. »

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