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Dégraissage de taille au Credit Suisse

Le Credit Suisse n’aura pas laissé passer les fêtes de fin d’année pour dévoiler un régime drastique. Confrontée à une nouvelle perte de près de 2 milliards d’euros au dernier trimestre 2008, la deuxième banque helvétique a annoncé la suppression de 5 300emplois, soit 11 % des effectifs de la banque dans le monde (AFP).

L’essentiel des suppressions d’emplois touche les bastions de l’investment banking, qui employait 21 300 personnes fin septembre, principalement à New York et Londres. 2 000 emplois ont déjà été supprimés depuis l’été 2007, l’effectif devra être réduit à 17 500 d’ici à la fin de 2009. Cette fois, les salariés suisses ne sont pas épargnés. En effet, 650 emplois, essentiellement dans les fonctions administratives centrales, sont visés. Ceux-ci représentent 3 % des 20 000 emplois en Suisse.

La France serait a priori peu touchée par le dégraissage, étant donné que l’activité principale de l’établissement à Paris, mais aussi Lyon et Marseille, concerne le private banking. Secteur qui, lui, bénéficie d’une augmentation significative de dépôts nouveaux, en particulier en Suisse, où la banque souhaite développer l’activité en conséquence. Ainsi, au lieu des 330 prévus en début d’année, ce sont déjà 370 chargés de clientèle supplémentaires qui ont été recrutés à ce jour dans la gestion de fortune en Suisse.

Parallèlement au plan de réorganisation, le président du conseil d’administration, Walter Kielholz, le patron du groupe, Brady Dougan, et le responsable de l’investment banking, Paul Catello, font savoir au conseil d’administration qu’il ne serait pas approprié qu’ils reçoivent un bonus pour 2008. Credit Suisse suit ainsi la voie de sa consceur UBS, qui a profondément remis en cause le système de rémunération de ses plus hauts salaires.

commentaires (1)

Comments
  1. Les meilleurs banquiers d’affaire de Credit Suisse ont été virés.
    La banque d’affaire se recentre sur Londres (elle n’a jamais vraiment percé à Paris) et même là bas elle a vu une bonne partie de ses équipes sectorielles fondre comme peau de chagrin.
    La banque n’est plus en capacité de prêter le moindre franc suisse et son département de leveraged finance jadis si glorieux est maintenant réduit a néant. La banque n’a été sur aucune des transactions importantes de 2009 à l’exception notable de la défense de Rio Tinto.

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