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Organisations internationales en quête de banquiers expérimentés

En pleine crise, certains banquiers pourraient être tentés de rejoindre des institutions financières européennes comme la BEI, voire mondiales comme le FMI. Je n’ai pas l’impression d’assister à une résurgence du recrutement chez les supranationaux. L’heure est plutôt au resserrement des budgets, voire à des réductions d’effectifs dans certains cas , note Alain de Borchgrave, managing partner chez Eric Salmon & Partners. Ce chasseur de têtes spécialisé dans les organisations supranationales en poste à Bruxelles se veut néanmoins rassurant. Ces organismes sont en concurrence directe avec le secteur privé sur bien des aspects – investissements, montages financiers, origination de deals – si bien qu’ils sont en recherche permanente de compétences extérieures.

Surtout, la crise permet à ces organismes d’attirer des profils qu’ils ne pouvaient attirer en temps normal, comme les banquiers d’affaires. Ces derniers qui touchaient des bonus faramineux faisaient grise mine à l’idée d’une rémunération variable de 10 %. Mais leur perspective de toucher un bonus ayant fondu comme neige au soleil, la donne a changé. D’autant plus que les salaires fixes y sont généralement plus importants qu’en banque. Mais ne travaille pas qui veut au FMI ou à la Banque Mondiale , précise Alain de Borchgrave.

Une sélection drastique

Une dizaine de personnes travaillent au Bureau de Paris du FMI. Tous ont un profil financier de haut niveau. Nous recrutons actuellement des économistes , confie un contact sur place. Le plus souvent, il faut compter 2-3 ans d’expérience en banque d’investissement, en trésorerie ou en contrôle des risques. À noter que les spécialistes de produits financiers qui touchent au développement durable (carbone trading) sont très appréciés. Une première expérience dans le supranational, la maîtrise de deux langues et la connaissance des marchés émergents sont de vrais plus. La mobilité n’est pas un vain mot quand on sait qu’à la Commission européenne, près de 600 personnes sont affectées un peu partout dans le monde.

Enfin, à travers un panel d’interviews est sondée la motivation profonde du candidat et ses capacités d’adaptation. Car travailler dans de tels organismes requiert beaucoup de patience, du fait que les décisions doivent y être consensuelles. Pas question d’embaucher un banquier qui deviendrait fou après se voir refuser trois deals d’affilée , conclut Alain de Borchgrave.

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