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Des objectifs d’embauches maintenus dans l’assurance

Sur l’exercice 2008, AXA a vu son bénéfice plonger de 83 %, l’assureur-crédit Euler de 80 %, Groupama de 65 %. Seul le réassureur Scor a limité la casse avec un recul de 22 %. La réassurance est contra-cyclique et bénéficie d’une hausse de la demande avec le ralentissement économique , rappelle son PDG Denis Kessler.

Il est légitime de s’interroger sur l’impact de tels résultats sur le niveau des recrutements. La crise n’a pas d’impact sur les tendances à long terme de recrutement de la branche, bien qu’on observe ça et là un certain attentisme des services RH et une prise en compte des tensions du marché de l’emploi dans leur prise de décision , note José Milano, directeur du développement des RH chez AXA France (cfo-news.com).

Depuis le début de l’année, nous n’avons pas constaté de baisse significative du volume des embauches. Tout au plus, le processus de recrutement se fait davantage au cas par cas, et la visibilité sur les projets de nos clients, généralement de 3 à 4 mois, est quelque peu réduite , confirme Mathieu Motillon, manager responsable des activités Assurances chez Robert Half France.

Boom des fonctions commerciales

La crise n’a pas remis en cause les projets des assureurs ni leurs démarches d’investissement dans les réseaux commerciaux, poursuit Mathieu Motillon. Les fonctions techniques (actuariat, souscription) ont toujours le vent en poupe, mais plus que jamais, les assurances recherchent des profils commerciaux, notamment dans l’économie sociale (mutuelles, institutions de prévoyance…) où des postes de directeurs de développement sont à pourvoir.

Ainsi, l’assureur mutualiste Groupama a prévu un vaste plan de recrutement qui atteindra le même niveau record qu’en 2008. Cela tient essentiellement à notre politique de développement, et notamment au renforcement de notre réseau dans les zones urbaines, résume Patrice Chéreau, membre du comité technique des carrières au niveau du groupe (Le Figaro.fr). Nous avons également besoin de nouvelles compétences puisque nous avons investi les marchés spécialisés comme, par exemple, ceux de la gestion de patrimoine.

La crise ne modifie pas non plus la gestion prévisionnelle des compétences. Du fait de l’effet baby-boomers un pic des recrutements est même attendu en 2012-2013 , analyse Mathieu Motillon. L’impact le plus visible concerne en fait les salaires. Alors que l’an dernier, on a assisté à une inflation de l’ordre de 10 à 15 % des rémunérations, il n’y aura pas de politique inflationniste des salaires cette année. Mais nos clients restent très opportunistes sur les très bons profils.

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