Travailler pour PwC, Deloitte, EY ou KPMG : quelles différences entre les Big Four ?

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Vous avez en tête de travailler pour un Big Four, mais vous hésitez encore dans votre choix. Après tout, ces grands cabinets de conseil et d'audit sont assez semblables. « Ils sont tous plus ou moins pareils, confie un recruteur spécialiste des Big Four. Ils vont tous vous faire travailler dur. Ils servent tous des grands corporates. Et partagent la même dimension internationale ».

Pourtant, des différences existent en matière de culture et d’activités. Les employés qui ont connu une mobilité entre ces employeurs peuvent en témoigner : « quand je suis passé de Deloitte à EY, j’ai senti d’importantes différences culturelles, nous confie un professionnel parisien confirmé. L’intégration mondiale est beaucoup plus forte chez EY, beaucoup de choses se font sinon à l’échelon mondiale au moins à l’échelon européen (formation, gestion des ressources, promotions…). En comparaison, Deloitte m’est apparu beaucoup plus franco-français ».

Deloitte et KPMG sont les Big Four les plus gros en termes d’effectifs en France, avec chacun respectivement 11.900 et 9.600 employés. Ceci s’explique par leurs activités en expertise-comptable plus développées et donc un maillage régional plus important (plus de 200 implantations en France chacun).

Pour vous aider à y voir clair, nous avons recueilli les données disponibles, les classements et les témoignages postés sur Internet par les employés des Big Four. Voici les éléments et les arbitrages qui en ont découlés. Si vous avez, vous aussi, des arguments ou contre-arguments, surtout n’hésitez pas à les apporter dans la rubrique commentaires en bas de l’article !

Premier par la taille : Deloitte, PwC

Si vous souhaitez intégrer, parmi les Big Four, l'un des colosses au niveau mondial, ce sera Deloitte ou PwC. Les deux sont régulièrement tour à tour leaders en termes de chiffre d’affaires. Au dernier classement, Deloitte tient la tête avec un chiffre d'affaires mondial en 2018 de 43,2 milliards de dollars, devançant de peu PwC, crédité de 41,3 milliards. EY suit avec 34,8 milliards, tandis que KPMG reste au pied du podium avec ‘seulement’ près de 29 milliards.

Côté effectifs, tous affichent des chiffres équivalents à la population d’une ville moyenne. EY et Deloitte tiennent le haut du pavé avec respectivement 261.559 et 244.000 employés dans le monde à la dernière estimation, suivis par PwC (236.000 employés) et KPMG (210.000 employés).

Avec ses 11.900 employés dans l'Hexagone, Deloitte est aussi en tête en France en termes d’effectifs mais au coude-à-coude avec KPMG (9.600 salariés). Loin derrière, EY et PwC comptent presque deux fois moins de salariés dans l'Hexagone que chez Deloitte (avec respectivement 6.000 et 5800 salariés).

Premier en recrutement en France : Deloitte

Pour 2019, Deloitte, KPMG, EY et PwC prévoient 8.000 recrutements, dont la moitié sont des profils expérimentés et l’autre moitié des jeunes diplômés. Deloitte arrive en tête avec 2.500 embauches prévues, devant KPMG (1.900), PwC (1.700) et EY (1.300). Retenons que les Big Four embauchent à eux quatre chaque année assez de jeunes pour staffer une petite banque d’investissement. L’an passé PwC a enrôlé 20.000 jeunes diplômés dans le monde et EY 18.000.

Selon le dernier classement Universum, la progression des cabinets d'audit est très nette au sein des profils 'business'. Elle est en revanche en dents de scie pour les ingénieurs : KPMG par exemple gagne des places grâce à une présence et une communication forte sur les réseaux sociaux quand EY perd 28 places. Des marges de progression sont donc encore possibles pour toucher davantage les cadres ingénieurs.

Premier pour l’équilibre vie pro / vie perso : aucun

Si vous êtes auditeur ou consultant dans un Big Four, vous travaillerez probablement moins qu’en banque d’investissement. Mais vous allez tout de même travailler dur. Les quatre cabinets sont régulièrement fustigés par leurs employés pour le rythme de travail et les nombreux déplacements, peu compatibles avec une vie de famille. « Stress », « sacrifices », « pression »… sont des mots qui reviennent à la bouche des employés.

Cette contrainte d’investissement personnel est propre à ces métiers chronophages que sont le conseil ou l’audit. Pour mieux concilier sa vie pro et perso, vous pouvez toujours écouter les astuces des banquiers qui connaissent très bien cette problématique.

Premier pour la rémunération : ex-aequo !

Le salaire d’entrée se situe partout dans la même fourchette, c’est-à-dire quelque part entre 33k à 44k€ selon le profil académique, les stages, et le métier. En avançant dans la carrière, il est bien plus difficile d’établir un classement fiable, les rémunérations étant certainement assez semblables à métier et expérience équivalente. Cela dit, vous pouvez toujours vous référer aux études de rémunérations 2018-2019 publiées par les grands cabinets de recrutement.

Tout comme les banques, les cabinets d'audit offrent des salaires compétitifs, un élément clé pour les expérimentés, mais surtout proposent de plus en plus de flexibilité, de conditions de travail innovantes, d’avantages... A vous de trancher donc en fonction de vos attentes professionnelles.

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Crédits photo : Hero Images / gettyimages

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