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Carrière : Jean-Louis Laurens, CEO chez Axa Investment Managers

J’ai rejoint Axa Investment Managers il y a maintenant six ans, le 1er octobre 1999. Ma fonction n’est pas directement liée à l’investissement : en tant que directeur exécutif, directeur international du business développement et CEO de Axa Investment Managers en France, je m’occupe surtout de la partie business. Je suis chargé de superviser et de motiver nos sales et spécialistes du marketing à travers le monde.

Notre premier objectif à l’heure actuelle est de développer notre activité. En 2004, nous avons levé €29 milliards net, soit plus de deux fois le montant des années précédentes. Cela a constitué un moteur pour notre croissance. Nous avons réussi à réellement développer notre présence en gestion d’actifs institutionnels en France: le fonds de réserve français pour les retraites a fait des appels d’offres pour €16 milliards, et nous avons remporté de nouveaux mandats d’un montant de €2,5 milliards.

Nous avons réduit nos objectifs pour 2005 à une levée de €24 milliards dans la mesure où le gouvernement français ne va pas répéter cette opération. Il s’agit d’un objectif qui reste ambitieux mais nous avançons à un rythme soutenu et sommes en bonne voie.

Au quotidien, j’essaie de passer le maximum de temps avec nos clients. Je voyage toutes les semaines dans un ou deux pays européens et rencontre en général les managers seniors de fonds de pension ou d’institutions financières ainsi que des consultants en investissement. La semaine dernière, j’étais à Milan, où j’ai rencontré M. Lorenzetti, consultant en investissement italien réputé, ainsi que le CEO de AXA Catolica, un groupe de retraite et d’assurance. La semaine prochaine, je vais en Espagne, où je dois rencontrer l’associé senior d’un grand cabinet de stratégie qui connaît bien les problématiques liées au secteur financier espagnol.

Lorsque je ne travaille pas, j’approuve de nouveaux produits et participe au lancement de nouveaux fonds.

Mes années en banque d’investissement

Avant de rejoindre AXA IM, j’étais banquier d’affaires. Ma carrière a commencé chez HSBC (qui à l’époque s’appelait la Midland Bank). Je suis entré en 1978 en tant qu’analyste crédit dans la nouvelle filiale française où j’ai passé trois ans. Je suis ensuite parti dans un bureau en Allemagne, puis à New York. A Wall Street, j’ai travaillé sur des LBO et des fusions-acquisitions. On m’a ensuite proposé de rentrer en France afin de créer une activité de banque d’investissement pour le groupe, sous la dénomination Samuel Montague. Trois ans plus tard, nous étions 5ème en France.

Le succès de l’équipe de fusions-acquisitions française d’HSBC a attiré l’attention de Morgan Stanley qui m’a proposé à 38 ans de devenir leur co-directeur du département corporate finance pour la France. Je n’étais pas sûr de vouloir accepter dans la mesure où le poste était réellement important mais j’ai finalement relevé le défi.

Travailler pour Morgan Stanley était très intéressant mais aussi très intense. J’ai des souvenirs précis de quelques affaires, parmi lesquelles l’introduction en bourse de Technip, un groupe français d’engineering dont l’équipe était fantastique. C’était l’une des premières introductions en bourse que je dirigeais mais ce fut un vrai succès.

Les clients étaient l’un des aspects les plus importants de mon travail : si vous êtes banquier en fusions-acquisitions, vous travaillez très dur et faites tant de choses qu’il est presque impossible de se souvenir de tout. Les bons moments passés avec les clients créent des souvenirs durables et j’ai encore aujourd’hui des amis dans ce domaine qui datent de cette époque.

La fin d’une époque

J’ai décidé qu’il était temps pour moi de quitter Morgan Stanley le jour où mon fils, alors âgé de neuf mois, ne m’a pas reconnu. Je n’avais alors aucun week-end et aucune soirée disponible pour être avec ma famille. Je voulais être maître de mon emploi du temps et avoir un poste plus axé sur le business.

J’ai eu la chance de me voir proposer une opportunité intéressante : devenir directeur de Dresdner Kleinwort Benson pour la France. J’ai donc passé quatre ans au poste de CEO des activités françaises de la banque, qui comprenaient la gestion d’actifs, les assurances-vies et la banque d’investissement.

J’ai ensuite été chassé pour rejoindre AXA. J’étais alors content de partir car j’ai senti chez Dresdner que l’activité de gestion d’actifs était sur le point de devenir un domaine à la croissance élevée.

Se lancer

Plusieurs éléments m’ont aidé dans ma carrière. J’attribue en particulier mon succès au fait que je peux travailler dans trois langues indifféremment (anglais, allemand et français) et au fait que j’ai acquis une expérience très internationale. C’était un réel avantage pendant mes années en banque d’investissement et cela m’a aidé à obtenir des promotions.

J’ai toujours saisi les opportunités qui se présentaient à moi. J’ai accepté des postes importants (comme celui de Morgan Stanley) qui représentaient un risque et sur lesquels j’aurais pu me tromper. Mais tout s’est bien passé.

J’imagine qu’on peut aussi dire que j’ai eu de la chance d’avoir tant d’opportunités. Je suis d’accord: il est impossible de réussir sa carrière sans un minimum de chance!

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