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Les chiffres étonnants de la diaspora française dans les grandes places financières mondiales

financiers français dans le monde

On savait déjà que les financiers français constituaient, de loin, la première communauté d’expatriés européens à La City. Une nouvelle étude de la base de données d’eFinancialCareers, qui comprend 1,4 millions de CV dans le monde, confirme leur forte présence dans les front offices des banques d’investissement londoniennes. Mais leur présence se révèle plus éparse dans les rangs seniors et sur les autres grandes places financières internationales.

Alors quelles nationalités ont la faveur des employeurs des principales places financières ? Les Italiens ou les Espagnols à l’affabilité légendaire clé du succès en M&A ? Les Allemands et leur réputation d’efficience et de précision ? Les Chinois aux cursus impeccables ? Ou bien les diplômés des Grandes Ecoles françaises aux profils quantitatifs si désirables ?

Eh bien, aucun de ceux-là. Malgré la dimension internationale et multiculturelle de cette industrie, ce sont à chaque fois les profils locaux qui ont tendance à l’emporter. À La City comme à Wall Street, les « anglo-saxons » sont les professionnels les plus susceptibles de sécuriser un poste en front office. Les banquiers avec l’anglais comme langue maternelle représentent 55% de l’échantillon des employés en front office à Londres et 66,6% à New York – et jusqu’à 73% parmi les managing directors (MD) à New York.

Les Français en force à Londres…

La première place financière européenne fait logiquement une large place aux profils européens dans ses rangs, et en premier lieu aux Français qui constituent le plus gros des bataillons d’expats venus du continent, soit 9,5% de la population front office des banques de la City, devant les Italiens (4,6%) et les Espagnols (3,6%).

Cette présence française peut s’expliquer par la taille significative des activités des banques françaises à Londres. Société Générale compte par exemple environ 3.000 salariés londoniens, qu’elle a d’ailleurs prévu de regrouper en 2019 dans un nouvel immeuble actuellement en construction à Canary Wharf. Mais les compétences quantitatives des diplômés français sont aussi appréciées des autres employeurs de la City. Voilà pourquoi ces derniers gravitent souvent dans les activités de trading sur produits dérivés et dans la structuration de produits financiers.

… mais peinent à s’imposer dans le management

Si les banquiers français représentent une large proportion des banquiers juniors (14%), ils ont en revanche beaucoup plus de mal à s’imposer dans les postes de management. Les Français ne représentent plus que 6,7% du nombre total des managing directors dans les banques d’investissement à Londres. Comment expliquer cette déperdition dans les rangs seniors ? Un certain nombre de Français commencent leur carrière à Londres avant de retourner en France pour des raisons familiales notamment. D’autres hypothèses, moins avouables, peuvent être posées comme le style de management à la Française un peu old school, une maîtrise de la langue anglaise et des codes culturels anglo-saxons parfois hasardeuse…

L’exception hongkongaise

À New York, même phénomène : la proportion des Français se réduit de moitié lorsque l’on regarde le bas puis le haut de la hiérarchie. Mais leur présence, bien que supérieure aux autres Européens, est beaucoup plus circonscrite de l’autre côté de l’Atlantique (2,2% des employés de Wall Street seulement).

En revanche, la place financière hongkongaise semble plus porteuse que Wall Street pour les professionnels français : leur proportion atteint 4,6% des professionnels. Et, plus surprenant, ils sont proportionnellement plus nombreux parmi les banquiers seniors que chez les analystes.

Il faut dire que Hong-Kong est une place financière à part, en cela qu’elle n’est pas dominée en nombre par les locaux, qui parlent le cantonais . En effet, les divisions de banque d’investissement hongkongaises ont été secouées par un afflux de nouvelles recrues issues du continent parlant le mandarin, particulièrement opportun pour développer le conseil aux entreprises chinoises.

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