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Ce qu’il faut retenir des derniers résultats des banques d’investissement françaises

banques françaises

Une nouvelle page se tourne pour les BFI françaises ?

Après une année 2014 contrastée, les banques françaises ont commencé l’année 2015 sous de meilleurs auspices. Toutes ont vu progresser leur résultats tirés par la reprise du crédit, le regain des activités de marchés, une bonne dynamique à l’international et des effets positifs de change.

Nous avons étudié les résultats des quatre leaders bancaires français, en nous penchant plus particulièrement sur leurs activités de banque d’investissement et de financement (BFI). Voici les quelques enseignements que nous en avons tirés.

Les BFI sont en forme

La bonne santé retrouvée des banques françaises doit beaucoup à la reprise des activités de banque de financement et d’investissement, qui affichent des revenus en hausse (à change constant) entre 10% et 15%, selon les banques. Des progressions qui n’ont rien à envier aux banques américaines.

Credit Agricole CIB (15%) affiche le plus fort développement devant BNP Paribas, Société Générale et Natixis.

resultats-BFI-FR-T1-2015

Une contribution de tous les métiers… ou presque

L’environnement de marché favorable (volatilité et quantitative easing) ont permis de très bons résultats sur les marchés de taux. Chez BNP Paribas, les revenus dégagés dans les activités FICC atteignent 1,2 milliard d’euros, en hausse de 31,5% par rapport au premier trimestre 2014. Chez Credit Agricole CIB, les professionnels du fixed income ont dégagé 574 millions d’euros, soit +34,4% sur un an.

Société Générale enregistre, elle, une hausse similaire, sur les métiers Actions, soit +32,5% à 853 millions d’euros de revenus. De manière générale, l’amélioration est plus limitée dans les métiers de financement. Les revenus des activités de banque commerciale de Credit Agricole et de Natixis sont en légère baisse.

La maîtrise des coûts toujours d’actualité

Parallèlement à la bonne dynamique commerciale, les BFI françaises ont aussi réussi à faire progresser leur rentabilité grâce à la maitrise des coûts. Pour preuve, le coefficient d’exploitation est partout stable ou en retrait, en particulier chez BNP Paribas où il baisse de 6 points à 67,7%. « Les économies générées par Simple & Efficient sont plus que compensées par la poursuite des investissements de développement et la hausse des coûts réglementaires », relève-t-on chez BNP Paribas.

Société Générale dit poursuivre « avec discipline l’exécution de son plan d’économies et l’optimisation de ses charges : à la fin du premier trimestre, 86% du plan d’économies annoncé (sur 900 millions d’économies récurrentes projetées) ont déjà été sécurisés » sur l’ensemble du groupe.

Quid des développements ?

Les banques d’investissement françaises continuent de se réorganiser et de miser sur le développement de leurs métiers coeurs. Société Générale a annoncé hier dans la foulée de ses résultats, une nouvelle organisation de ses activités de marchés. Elle affirme notamment sa volonté de poursuivre son développement dans les activités de « prime services », dont les revenus sont en hausse de 25% au premier trimestre.

Pour les autres banques, pas d’annonce réellement nouvelle mais plutôt la poursuite des plans stratégiques lancés ces deux dernières années, qui s’appuient principalement sur l’international (les Etats-Unis et l’Asie en tête). Preuve de cette conquête : Credit Agricole CIB a quasiment doublé ses recrutements en 2014 par rapport à 2013 dans le monde. Sur les 669 professionnels embauchés par cette division en 2014, seuls 286 ont été recrutés en France.


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