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Chez SGCIB, les rémunérations sont en baisse. Vraiment ?

Un peu plus d’une semaine après sa rivale, Societé Générale publie sur son site son Rapport sur les politiques et pratiques de rémunération 2010.

Sur les populations de la banque d’investissement qui sont respectivement prises en compte dans ces deux études, les rémunérations suivent, semble-t-il, la même tendance en matière de salaire. Dans les deux cas, les banques ont procédé à une revalorisation des fixes : le salaire moyen par tête progresse de 24% en un an pour atteindre 109k euros pour les professionnels de SocGen (contre 141k euros chez BNP Paribas CIB).

En revanche, le niveau moyen des bonus par personne est en baisse chez SocGen (de 231k en 2009 à 195k euros en 2010, soit une baisse d’un peu plus de 15%) alors qu’il est stable chez BNP Paribas à 290k euros.

Par conséquent, le niveau de rémunération (fixe plus variable) est en baisse chez Société Générale, à 304k euros en 2010 (contre 319k euros contre 2009). Dans le même temps, BNP Paribas enregistre une hausse des rémunérations, à 431k euros.

ATTENTION, si ces chiffres aident à percevoir des tendances, il ne faut certainement pas les prendre au pied de la lettre, au moins pour deux raisons :

– En raison de l’évolution de la réglementation, Société Générale a augmenté en un an de manière très significative le périmètre des salariés compris dans ses calculs (les effectifs concernés augmentent de 40%). Les banquiers-conseils, les professionnels de certaines activités de financement, et une partie des fonctions risque au sein de la BFI rentrent donc pour la première fois dans le périmètre. Ceci affectant logiquement le niveau des moyennes d’une année sur l’autre.

– Par ailleurs, les banques ont une marge d’appréciation dans l’application de la réglementation, qui semble par ailleurs avoir été facilitée par une transposition édulcorée de la directive française par les autorités françaises, si l’on en croit la polémique qui a éclaté ce week-end (Le Monde). Quoi qu’il en soit, SocGen semble beaucoup plus draconienne en la matière que la banque de la rue d’Antin. Chez SGCIB, 3589 personnes de la BFI sont concernées contre seulement 3394 personnes chez sa consoeur, alors que celle-ci compte près de 50% de professionnels CIB de plus que Société Générale dans le monde. Ainsi Société Générale impose à 27% de ses effectifs CIB (13300 employés) les nouvelles règles sur les bonus tandis que le périmètre de BNP ne prend en compte que 17% de ses 19800 salariés.

In fine, il est extrêmement difficile de tirer de véritables conclusions. Au vu des résultats du premier trimestre annoncés la semaine passée, une chose est sûre, les deux banques ne boxent plus dans la même catégorie

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