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Score de Davos : banquiers 0 – 1 hedge funds ?

C’est comme quitter un dîner de famille un peu houleux après avoir vidé son sac. La page du forum économique de Davos se tourne et les banquiers qui s’y sont rendus en nombre, après avoir quasi déserté le rendez-vous ces deux dernières années, ont dit ce qu’ils avaient sur le cceur.

Injustice réglementaire

Il y a eu le coup de gueule de Jamie Dimon de JPMorgan contre le banker bashing, sport favori des médias (Reuters). Et puis,trop, c’est trop!, a-t-il lâché en évoquant le risque d’inflation réglementaire, jugé en partie injuste à l’égard des banques.

Gary Cohn, president et COO de Goldman Sachs, lui, a été même plus direct. Il a mis en garde contre les dangers que représente le renforcement des contraintes réglementaires, celui-ci favorisant le fleurissement de l’activité du secteur financier non-réglementé, jugéopaque.

Les hedge funds, qui tirent profit des règles Volker aux Etats-Unis en attirant les prop traders de Goldman notamment, ont été la cible favorite des banquiers lors du dernier forum économique mondial. Petit à petit, ils ravissent du business aux grandes institutions, auxquelles ils peuvent potentiellement faire de l’ombre. D’où cette volée de bois vert.

Opacité et dangerosité des hedge funds dénoncée

Josef Ackermann, CEO de Deutsche Bank a lui aussi préféré l’attaque comme technique de défense, en pointant du doigt la menace posée par la croissance de l’industrie des hedge funds, qui pourrait conduire à une nouvelle crise (Bloomberg).

C’est sûr, de voir John Paulson, le gérant de hedge fund le mieux rémunéré en 2010, réaliser un gain de plus de 5 milliards de dollars, ça irrite un peu les banquiers… (Les Echos).

Généralement discrètes, les associations de professionnels du secteur ont cette fois assuré publiquement leur défense, avec un certain panache.

Ces déclarations sont fausses. Les hedge funds sont régulés. Nous n’avons pas causé la crise financière. Nous n’avons pas bénéficié de l’aide financière des Etats, a répliqué Richard Baker, à la tête de la Managed Funds Association américaine interrogé par le FT.

L’introduction de nouvelles obligations de transparence introduites la semaine passée par la SEC et l’existence de la directive AIFM en Europe lui donnent des arguments.

Et d’enfoncer le clou : La crise a été causée par des institutions qui n’ont pas su gérer correctement les risques et qui ont utilisé à outrance les effets de levier. Et si une nouvelle crise devait survenir, je m’inquiète qu’elle ne soit causée par ces mêmes institutions qui n’ont pas su apprendre de leurs erreurs passées.

On a hâte de suivre le prochaine match!

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