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Interview exclusive du co-fondateur de la nouvelle boutique M&A parisienne dont tout le monde parle

Raphael Financial Advisory

Le peintre de la Renaissance a inspiré le nom de la boutique

La place parisienne compte un nouveau venu dans la banque d’affaires Share on twitter. Raphaël Financial Advisory vient d’être créé par deux associés sortants de Transaction R Benoît O’Mahony et Florent Haïk. Ce dernier, 44 ans, a débuté chez Arthur & Anderson puis Clinvest (groupe Crédit Lyonnais) avant de rejoindre Transaction R il y a dix ans. Il a accepté de nous expliquer pourquoi il avait fait le saut vers l’entrepreneuriat et nous en dit un peu plus sur cette nouvelle structure, son profil d’activités et ses besoins de recrutement.

Pourquoi avoir choisi de vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale ?

Transaction R dont Benoit O’Mahony et moi-même sommes issus est une structure « intra-preneuriale » créée au sein de Rothschild en 2001 et dont Benoit a été le co-fondateur. J’ai rejoint la structure trois plus tard avant d’être coopté associé en 2011. Pendant ces années-là, nous avons goûté avec enthousiasme à l’aventure « intrapreneuriale », chose rare pour ne pas dire unique au sein d’un ensemble beaucoup plus grand Rothschild & Cie, doté d’une belle réputation et d’un réseau. Avec le temps, l’adolescent a grandi et est devenu adulte, ce qui nous a conduit avec Benoît  à réfléchir à se lancer dans une nouvelle aventure avec la création de Raphaël Financial Advisory. Je n’avais pas personnellement vécu la naissance d’un projet entrepreneurial et cela me motivait beaucoup.

Quel va être le profil d’activités de cette nouvelle boutique ?

Nous sommes une petite banque d’affaires généraliste d’un point de vue sectoriel et aussi en termes de clientèles. Nous nous adressons aussi bien à des entrepreneurs qu’à des fonds d’investissement et des grands groupes pour des opérations de petite ou moyenne envergure.

Pourquoi se lancer maintenant ?

Depuis plusieurs années déjà, le mid et le small market a vu naître et se développer de nombreuses boutiques, pure-players du segment, à l’instar de DC Advisory, Easton, Sycomore, Lincoln, Leonardo, Case, ou encore Bucéphale. En outre, se lancer dans un marché qui frémit un peu était opportun, même si nous aurions probablement réalisé ce projet sans cela. Nous sortons de plusieurs années de crise pendant lesquelles les résultats étaient compliqués à délivrer pour les entreprises, ce qui a rendu plus difficile la réalisation de transactions. Aujourd’hui l’activité semble repartir, en tout cas les anticipations sont positives. De plus, les opérations sont nourries par beaucoup de liquidités provenant des acteurs du private equity mais aussi par des fonds privés de dette en pleine croissance venant compléter l’offre des banques.

D’où vient le nom « Raphaël » Financial Advisory ?

Le nom nous a été inspiré par le peintre italien de la Renaissance Raphaël, le premier artiste à l’époque à avoir développé le sens de l’entreprise en organisant un atelier avec des assistants et des élèves travaillant collectivement à des œuvres. Un mode d’organisation collaboratif révolutionnaire à cette période où les artistes étaient généralement des personnages plutôt individualistes.

Combien d’employés la structure emploie-t-elle à ce jour et envisagez-vous de recruter de nouveaux profils ?

Nous serons bientôt sept collaborateurs à la suite de l’embauche de cinq banquiers avec différents niveaux de séniorité et issus de différentes structures françaises principalement. Par ailleurs, nous pensons recruter encore trois nouveaux collaborateurs d’ici à la fin de l’année, probablement un analyste, un associate et un VP (vice-president) . Nous cherchons des personnes polyvalentes, débrouillardes, rigoureuses et sympathiques !



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