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Perspectives 2008 : les métiers porteurs

Élaborer des prévisions n’a jamais été aussi ardu. L’attentisme et l’incertitude dominent pour 2008. Les recruteurs affichent un optimisme mesuré.

Pour ces professionnels, l’année 2008 se place sous les meilleurs auspices.

Les fonctions support : l’ensemble des métiers de middle-back office, gestion du risque et contrôle seront incontournables. Tous les recruteurs interrogés, sans exception, ont mentionné ces métiers qui devraient continuer leur ascension en 2008.

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Restructuring/distressed debt : crise de la liquidité et assèchement du crédit obligent, les entreprises doivent faire face à de nouveaux défis. Après Calyon, Natixis vient de se lancer dans les investissements distress (accompagnement des entreprises dont la dette est dépréciée mais pas encore en défaut). C’est surtout une conséquence opportune pour les consultants en restructuration d’entreprise, nous explique Jérôme Jouanneau Courville, manager du cabinet de recrutement parisien Norman Alex : Depuis septembre dernier, les cabinets de conseil spécialisés (Alix Partners, Kroll Talbot Hugues, Alvarez & Marsal…) et les départements restructuring des big four sollicitent beaucoup ces professionnels. Objectif : développer leur expertise en matière de gestion de la dette et de trésorerie. 2008 devrait voir cette tendance se confirmer. Ce marché est d’autant plus porteur, côté candidats, que ces spécialistes ne sont pas très nombreux en France. Ces derniers peuvent donc prétendre à des salaires confortables, et logiquement orientés à la hausse.

Commodities : depuis le credit crunch, les matières premières figurent parmi les indices les plus performants. Philippe Comer, responsable du département Commodity investor solutions chez Barclays Capital, a récemment prédit que les investissements dans cette classe d’actifs progresseraient de 20 % en 2008, pour atteindre 150 milliards de dollars, contre vraisemblablement 125 milliards de dollars pour 2007 (estimations) et 105 en 2006. Autre signe encourageant : la récente initiative du Fonds de réserve pour les retraites (FRR) d’investir 2 milliards d’euros dans cette classe d’actifs via l’attribution de deux mandats de réplication passive d’indices matières premières pour une durée de quatre ans. Les banques continuent de renforcer progressivement leurs équipes dédiées à ces marchés prometteurs. Le marché de l’emploi, déjà tendu sur ce segment, devrait donc continuer à profiter aux profils spécialisés dans les métiers du trading, du courtage comme des financements structurés.

Gestion d’actifs : le secteur constitue l’un des piliers de la place parisienne. Le marché français de la gestion pour compte de tiers, leader en Europe, maintient depuis quatre ans un taux de croissance à deux chiffres (15 % en 2006). Le nombre de sociétés de gestion est passé de 300 en 1997 à plus de 500 en 2007. Dans l’ensemble, les signaux sont au vert. Les cabinets de recrutement interrogés sont unanimement enthousiastes pour les professionnels du secteur en 2008, malgré les doutes que fait peser la crise financière sur le secteur. L’ensemble des métiers seraient concernés, en particulier le commercial et les fonctions support (administration & systèmes, contrôle). Le product specialist (marketing produits) devrait continuer à susciter l’attention des recruteurs.

ISR (investissement socialement responsable) : l’analyse extrafinancière a de beaux jours devant elle. Rappelons que l’encours français des fonds intégrant des critères de nature sociale et environnementale aux critères financiers classiques a progressé de 92 % depuis 2003 contre 36 % pour les fonds européens (étude Eurosif 2006). Selon une étude conjointe de Novethic, Amadeis et BNP Paribas AM, il apparaît que 61 % des investisseurs institutionnels interrogés ont déjà réalisé un ISR contre 48 % en 2006. Parmi eux, 87 % souhaitent poursuivre cette démarche. Enfin, parmi les investisseurs interrogés n’ayant jamais investi dans l’ISR, 45 % prévoient de le faire dans les années à venir. Les thématiques ISR jugées les plus innovantes par les institutionnels sont les énergies renouvelables, la gestion de l’eau et des déchets… Là encore, de nombreux “asset managers” viennent opportunément de se lancer sur ce créneau, jugé très porteur , pouvait-on lire début décembre dans Les Échos. La demande en professionnels est caractérisée par de petits volumes mais est orientée à la hausse.

Capital-risque : plusieurs facteurs laissent entrevoir un avenir prometteur pour les professionnels du secteur. Accompagner le financement et le développement des PME figure parmi les priorités du Haut Comité de place. Deux mesures sont à l’ordre du jour : le développement des mécanismes d’aide à la création et au financement des jeunes entreprises de croissance dans le secteur financier et la mise en place de mécanismes spécifiques de fonds d’amorçage pour les jeunes sociétés de gestion. Dans le cadre du pôle de compétitivité mondial – Finance Innovation -, une initiative est ainsi à l’étude pour créer un fonds dédié aux jeunes entreprises dans le domaine de la gestion d’actifs et des activités financières. Pour accompagner cette initiative, rappelons le rôle joué par France Investissement, lancé en novembre 2006. Ce dispositif de financement des PME, reposant sur un partenariat public-privé, prévoit d’apporter 3 milliards d’euros pour les segments du capital-investissement qui vont de l’amorçage au capital-développement. Selon le Livre Blanc 2007-2012 de Paris Europlace, le terreau des entreprises innovantes ne cesse de s’enrichir : Paris compterait 300 sociétés de gestion entrepreneuriales spécialisées, y compris une quarantaine de gazelles de la finance (sociétés de gestion réalisant un taux de croissance de plus de 35 % et avec un taux de croissance de leurs effectifs de plus de 50 %).

Introduction en Bourse (IPO) : le volume levé lors d’introductions en Bourse en Europe a atteint un niveau record en 2007 de 107 milliards de dollars pour 438 opérations, en hausse de 8 % par rapport à 2006, selon les données préliminaires Thomson Financial. Et 2008 s’annonce comme un nouveau millésime prometteur , pouvait-on lire récemment dans Les Échos. Entre l’arrivée programmée en Bourse de Visa, les possibilités de mise sur le marché de sociétés filialisées ou cédées par certains grands groupes et l’appétit des entreprises indiennes, les IPO peuvent sembler à l’abri de la crise, a déclaré Richard Peterson, chez Thomson Financial, au quotidien économique. Toutefois, la prudence est de mise pour le marché français, qui a contre-performé en 2007, atteignant son plus bas niveau depuis quatre ans, avec 54 opérations d’un montant de 4,5 milliards de dollars…

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commentaires (1)

Comments
  1. Dans l’Asset Management, la partie Private Banking devrait être prometteuse aussi

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