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Les contrôleurs de gestion ont raison d’être optimistes mais se montrent parfois trop gourmands

C’est la première fonction de cadre financier recrutée sur le marché de l’emploi français. Le contrôle de gestion se révèle en outre un marché très porteur, si l’on en croit la dernière étude du cabinet de recrutement Hudson dédié au métier. Depuis 2003, le nombre d’offres a plus que doublé pour le cabinet pour atteindre un pic en 2008.

Fonction relativement épargnée par la crise

L’impact de la crise sur cette fonction indispensable à l’entreprise et créatrice de valeur a été quasi nul : elle a entraîné une baisse des offres de seulement 9% en 2009. Et au premier semestre 2011, celles-ci étaient en hausse de 10% par rapport à la même période en 2010, nous a confié Frederick Martin, directeur de practice Finance chez Hudson.

Les recrutements des sociétés d’audit et de conseil, notamment, sont repartis, note l’étude. Les profils dotés de 3 à 5 ans d’expérience sont les plus sollicités.

Conséquence de cette embellie : la confiance et la mobilité des candidats sont revenues, tout comme leurs attentes salariales, mises en veilleuse ces deux dernières années. Sauf qu’en la matière les déconvenues sont nombreuses. Un simple coup d’ceil au graphique publié dans l’étude Hudson permet bien de cerner le phénomène de tassement salarial qui continue à avoir des effets alors même que la crise s’est estompée.

Pendant la crise, nous n’étions plus sur des évolutions salariales de 10 à 20% en changeant d’entreprise sur un poste donné, rapporte Olivier Perron, consultant senior au sein de la practice Finance d’Entreprise chez Hudson. Mais la situation s’améliore. On retombe aujourd’hui sur des écarts de salaires notables quoiqu’encore très frileux.

Les sociétés offrent le salaire du marché et vont rarement au-delà. La reprise du recrutement est légère. Quand il s’agit d’un poste de contrôleur de gestion ne nécessitant pas la connaissance d’un secteur d’activité précis (banque, assurance; immobilier…), il n’y a pas pénurie de candidats. Pour l’instant, le marché semble plus orienté en faveur des entreprises que des candidats, confirme de son côté Laurent Chabannais, fondateur du cabinet Solusearch.

Convaincre que vous le valez bien !

Les candidats ne l’entendent pas toujours de cette oreille et affichent des prétentions salariales jugées parfois trop hautes. Pour Fabrizio Olivares, vice président Finance du groupe Lafarge, cité dans l’étude Hudson, cette attitude constitue un frein évident à l’embauche : D’abord parce que je peux trouver d’autres candidats moins gourmands, ensuite parce que je n’ai absolument pas envie de dérégler ma pyramide interne en perturbant les membres de mon équipe. Et enfin, parce que je me demande toujours si le candidat vaut vraiment ce qu’il demande.

Vous l’aurez compris, si vos prétentions salariales sont en décalage avec les rémunérations du marché, il faudra convaincre vos interlocuteurs que vous le valez bien! Autrement dit justifier vos exigences salariales en montrant concrètement ce qui rend vos compétences si spéciales et comment celles-ci vont vous permettre de créer de la valeur pour l’entreprise.

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