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Avocats financiers : double (voire triple) formation, sinon rien ?

Alors que les opérations financières se multiplient (LBO, fusions acquisitions…) et que l’environnement financier se sophistique (Normes IFRS, Solvency II), les cabinets d’avocats d’affaires parisiens affinent leurs critères de recrutement au profit d’avocats disposant d’une double formation.

Une base juridique française est certes indispensable à l’exercice de la fonction d’avocat dans les grands cabinets d’avocats d’affaires parisiens. Toutefois, elle ne suffit plus. Nous recrutons de plus en plus des avocats également diplômés d’une école de commerce, de Sciences-Pô, ou de la majeure économie finance d’une université française, ou de leur équivalent dans les systèmes universitaires anglo-saxons , rapporte Gilles Duquet, avocat associé chez Gide Loyrette Nouel.

Même constat chez les cabinets d’avocats d’affaires américains implantés à Paris. Entre deux candidats affichant un double diplôme, l’un en droit français et en droit international, l’autre en droit et en école de commerce, le second profil sera sans doute plus attrayant , estime Jacques Naquet-Radiguet, avocat associé dans le département fusions-acquisitions de Shearman & Sterling.

La perle rare possède trois diplômes

L’idéal toutefois est représenté par le candidat affichant trois diplômes : d’une université de droit française et étrangère et d’une école de commerce. Nous sommes en effet de plus en plus actifs sur des dossiers très financiers. Nos avocats doivent savoir décrypter les états financiers, identifier et comprendre les problématiques d’évaluation afin de fournir aux clients la solution juridique adéquate, poursuit Jacques Naquet-Radiguet. Accessoirement, le fait d’être titulaire d’un diplôme d’école de commerce peut faciliter les relations d’affaires avec nos clients qui sont souvent issus des mêmes écoles, notamment dans le private equity .

Ces caractéristiques valent aussi bien pour les jeunes avocats que les professionnels plus expérimentés, à qui l’on demande un parcours exemplaire. Les transfuges , c’est-à-dire les avocats venant d’un milieu autre tel que la banque, demeurent rares.

Des packages attrayants

Si les avocats multi-diplômés sont les plus facilement embauchés, ils ne sont pas mieux rémunérés que leurs confrères titulaires d’un double diplôme. Les cabinets d’avocats utilisant des grilles de salaire. Sur la place de Paris, la rémunération d’embauche d’un avocat junior dépasse les 50K euros annuels. De son côté, Gide Loyrette Nouel propose une rémunération brute mensuelle de 5.250 euros.

commentaires (46)

Comments
  1. Pitoyable ! Quand on sait qu’il faut quatre ans d’études pour devenir “solicitor” au Royaume-Uni, voire cinq si on a fait une fac de philo, socio etc. Les recruteurs de ces cabinets en France exigent n’importe quoi. Il faut 3 diplômes, plus le CAPA. J’oubliais, il faut aussi avoir fait ses études à Paris (Assas si possible). Je parle en connaissance de cause. J’ai un LLM d’une fac bien classée au Royaume-Uni et un DESS en droit des affaires d’une fac de province (chez les ploucs, vu de Paris).
    Rien que pour un stage, je n’ai été pris dans aucun cabinet à Paris, je n’ai pas eu UN SEUL entretien, RIEN. J’ai eu l’occasion d’envoyer pres de 50 demandes, et j ai reçu de belles lettres signées de la main des associés,(quel honneur) m’affirmant que je “ne correspondais pas au profil”. Quel profil faut il???
    Il va de soit que les étudiants de ma promo qui avaient précedemment faits leurs études sur Paris ont eu beaucoup moins de mal à trouver. Etonnant non? Certains se diront que je suis aigri. Sans doute,mais qui ne le serait pas quand on avait la super motivation, de se donner beaucoup de mal et de voir que tout le monde s’en fout ? Ca m’a dégouté de ce boulot avant meme d’y avoir mis les pieds.

  2. Autant être banquier… Il faut aussi parler le Mandarin, l’Arabe, le Japonais, le Basque, le Corse et le Breton sans doute puisqu’il y a des gros clients bretons (un certain François P… à la tete d’un groupe de luxe). Et oui, en Province on est comme ca, on cartonne. Il faut aussi s’y connaitre en comptabilité et en relations humaines, travailler 80 heures par semaine dans une ambiance chaleureuse et décontractée.
    J’ai une question. Pourquoi est ce si différent Outre Manche? Les selections sont rudes, sans aucun doute, mais ils ne demandent pas 36 diplomes et 25 compétences, et Londres a quand meme une place prépondérante en droit des affaires dans le monde avec des firmes du magic circle et des protocoles sur les fusions et acquisitions qui sont utilisés dans le monde. Le détail qui tue à Paris, c est l’intuitu personnae, en traduction , c est le PISTON.
    Je parie que mes commentaires ne seront pas publiés, enfin c’est pas grave. Alea Jacta Est

  3. “Les transfuges , c’est-à-dire les avocats venant d’un milieu autre tel que la banque, demeurent rares.”
    Vraiment? les i-bankers refuseraient donc de voir diviser leur package par 2. Etonnant…

  4. Bonjour cher Lutin,
    Nous recrutons aussi des jeunes avocats qui ont fait leurs études…en Province et comme personnellement je ne “fonctionne” pas dans l’anonymat, je vous suggère de m’envoyer votre CV.
    Ceci étant, il est vrai que l’agressivité n’est pas une forme de séduction qui est très prisée des employeurs.
    Bonne journée,

  5. C’est un problème trop complexe pour expliquer en quelques mots. Mais pour être bref, il faut que la France change sa politique universitaire. Les universités sont malheureusement nulles et les employeurs le savent. La France est actuellement l’union soviétique de l’Europe.

    Et honnêtement, si j’ai l’air d’être trop négatif, c’est juste parce que je suis Français d’âme (hollandais par nationalité) et je souhaite autant que vous que la France regagne sa place au niveau mondial. On ne change rien en souhaitant que les choses fussent pareilles que dans le passé.

  6. Khalid, je ne crois pas que les facs francaises soient nulles. L’enseignement y est de qualité, mais peut sembler en inadéquation avec les attentes des cabinets et entreprises.

  7. Hello Lutin! D’origine étrangère et ayant fait mes études de droit à Paris (à Assas, il est vrai), j’ai pourtant constaté pendant mon stage chez Shearman&Sterling et puis dans une banque d’affaires, en Capital Markets, que l’exigence d’un diplôme d’une école de commerce est loin d’être déplacée (pour te rassurer, je ne l’ai pas).
    Comment voudrais-tu travailler sur des dossiers où il est indispensable d’avoir des connaissances en compta, finance, etc. et que simplement tu n’as pas toujours le temps de faire des recherches, la charge de travail étant déjà très importante ? Je peux te dire que cela n’a pas été facile, en tout cas pour moi.

  8. Hello Lea. Je ne doute pas que des connaissances en compta, finance etc. sont nécessaires pour faire du bon travail. Le problème que je soulève est le suivant : ce sont des exigences disproportionnées des employeurs français en général, qui tournent au pitoyable pour les cabinets d’avocats. Il faut en gros un bac+8 pour commencer en France ( dess+ecole de commerce + diplome à l’étranger + CAPA). J’ai d’ailleurs l’impression qu’étudier le droit va devenir un handicap pour devenir avocat, ce qui est tout de même assez surprenant. le meme travail outre manche demande 4 voir 5 ans d’études.
    Entre parenthèses pour répondre à Khalid, je ne pense pas que les facs françaises soient “nulles”. J’ai étudié un an au Royaume Uni et j’ai confronté cette experience avec d’autres étudiants français aux USA et au RU, dans d’autres universités que la mienne, et nous avons tous été très loin d’être éblouis par la qualité de l’enseignement chez nos voisins anglais ou américains. C’est plutot le rapport qualité prix qui m’a surpris négativement.
    Lea, tu as eu au moins la chance qu’on t’accorde des entretiens, pour défendre tes chances et obtenir tes stages.

  9. (suite) …Moi pas, et j’ai constaté qu’avec un cursus théoriquement plus en phase avec les exigenges des cabinets, que d’autres de ma promo qui venaient de Paris 2, j’ai recu des lettres me disant que je ne correspondais pas au profil, avec maitrise de droit des affaires avec mention bien, LLM et DESS en cours d’obtention. Les autres ont eu beaucoup d’entretiens très souvent dans les memes entreprises et cabinets qui ne voulaient pas de moi, et ont meme eu le choix dans leurs stages.
    En gros, il faut être jeune, surdiplomé, et je persiste, parisien si possible, travailler enormément pour être payer au lance pierre. Il faut donc 8 ans d’études pour atteindre 50.000euros en retrocession d’honoraires. Au Royaume Uni, les stagiaires de vacances sont payés près de 250 livres… la semaine ! Et les trainees de chez Shearman Sterling, avec 3 à 4 ans d’études pas forcément en rapport avec le droit, et pour le même travail, sont payés 35.000 puis 37.500 LIVRES pendant leur stage, et touchent pas loin de 60.000 LIVRES (95.000euros) à leur qualification.
    En France, c’est presque la course à celui qui va payer le moins. Et le pire, c est que j ai l’impression que les gens trouvent ca normal et résignés. Et bien je ne suis pas de cet avis.

  10. On nous demande d’être jeune, surdiplomé et trilingue ! Comme Wed, je ne pense pas que les universités françaises soient nulles, mais selon moi elles doivent évoluer : il faut attendre un troisième cycle pour faire un stage généralement, et la majorité des enseignements n’est que théorique, la pratique étant un autre univers. Je le sais, car ayant un M2 en droit de la Sorbonne, je me suis rendu compte lors de mes stages que tout ce que je connaissais n’était pour la majorité qu’un mélange de doctrine très interessante, faite par des théoriciens et non des praticiens… .
    De plus il y’a tellement de juristes et d’avocats “d’affaire” que les cabinets d’avocats doivent bien faire un choix, et je dois reconnaitre qu’il est normal que nos “confrères” qui se sont acharnés à entrer et payer des écoles hors de prix aient un retour sur investissement. J’hésitais à suivre leur exemple, mais plus j’y pense et plus je me rend compte que bien d’autres matières sont interessantes et ne necessitent pas tout cela ! De plus étant à l’étranger je peux vous assurer que seul les universités renommées comptent ce qui m’a permis de trouver un super stage facilement et bien rémunéré (pas mal sur le CV)lol!

  11. Un pedigree pareil permet aux jeunes diplômés d’intégrer les grands cabinets de la place, certes, mais 80% de mes amis qui sont dans la partie quittent cette branche, certains avant même d’y avoir mis les pieds. On peut les comprendre, sacrifier sa vie d’étudiant pour ensuite devoir sacrifier sa vie privée et sa vie de famille … c’est un très mauvais calcul. On parle de transfuge “banks to law firms” mais je constate plutôt le circuit inverse.

    Ce que je ne comprends pas (je ne suis pas avocat) c’est que lorsque je demande à des amis de me décrire leur daily business, j’ai plutôt l’impression qu’un simple DESS suffirait.

    A quand le quadruple profile : ingénieur, science po, fac de droit, école de commerce ?

    on frise le ridicule … humm non non, on est dedans en fait.

  12. Bonjour Matthieu alias Lutin, j’ai réfléchi et je pourrais peut-être t’aider un peu…si cela t’intéresse, envoie moi ton CV et LM sur lea.stankovicova@neuf.fr, je contacterai un ami qui est partner chez Linklaters à Londres (capital markets) et à un autre ami dans une grande banque française. Je ne te promets rien, tu sais bien comment ça marche, mais on peut essayer, tu n’as rien à perdre. >p>

    Bonjour aussi à Darkdroopy (excellent nickname), comment se passe l’expat? Tu es à Londres?

  13. Je sais que c’est dur à admettre que les universités françaises soient nulles, mais c’est la réalité. Et plus rapide on l’admet, plus rapide on peut résoudre ce problème immense.

    Il y a un problème dans la manière dont vous pensez. C’est-à-dire : un emploi ça ne se donne pas automatiquement après un BAC+5. Un emploi ça se mérite et le mérite ce n’est pas une diplôme obtenu. Le mérite se défini par le parcours que vous avez suivi pour obtenir ce diplôme.

    En ce moment en France, les diplômés des écoles de commerce et d’ingénieur méritent les emplois disponibles plus que les étudiants universitaires. Pas parce qu’ils sont plus intelligents (surtout pas), mais grâce aux leur parcours suivis.

    Oui j’admets, les écoles de commerce et d’ingénieur sont aussi (partiellement) responsables à la crise dans les universités en France. N’est-ce pas vrai que leur excellence faites de vous moins excellent (vue d’une employeur)? Je doute qu’on peut changer ce système des écoles/universités, unique dans le monde . Il reste alors de rigoureusement reformer les universités. Non, je n’ai pas dit adapter, j’ai dit reformer ! Il faut adopter des mesures très anti-françaises.

  14. Suite…
    Les mesures plus libérales n’égalent pas l’anti-socialisme. Regardez aux Pays-Bas ou tout le monde paie 1.500 €/an pour ses études et tout le monde est garanti d’une place à la fac malgré une sélection. Regardez les pays du nord ou même l’Angleterre. En terme d’éducation le credo égalité et fraternité sont plus applicables dans ces pays qu’en France.

    Je vous dit alors de regarder ailleurs où les employeurs n’ont pas les mêmes exigences d’embauche qu’en France.

  15. Pour ma part, je pense qu’une formation théorique est appréciable, et permet de se situer dans les problèmes juridiques. Cependant, il est vrai que l’expérience pratique des affaires est quasi-nulle lors des études universitaires (filles de l’Eglise ?) françaises.
    Peut-être faudrait-il une demi-année “césure” après la licence. Quant aux écoles de commerce (filles de l’armée ?), on pourrait lui opposer le reproche inverse, à mon sens.
    Je voudrais commenter la contribution de Lutin. D’une faculté de province, j’ai découvert le landernau du droit parisien. Il me semble que mettre le pied à l’étrier est difficile, quand on n’a pas de référence, la concurrence étant ce qu’elle est. Néanmoins, bâtir un relationnel peut être captivant, et…très humain. Je constate qu’il rime rapidement avec compétences. Mais je me pose une question, les lambris des grands cabinets parisiens, les clientèles prestigieuses, c’est sûrement très valorisant, mais, dans le fonds quel avantage y a-t-il à devenir transfuge d’une banque, d’investissement par exemple ?
    Enfin, je trouve ce lieu d’échanges très intéressant. Vivement vos prochains commentaires !

  16. Il faut partir de France c’est la seule solution pour ceux qui ne sortent pas des “Grandes écoles”. Si celles-ci formaient les élites de la nation, ce pauvre pays n’en serait pas là.
    Je fais un Master en Ingénierie Financière, j’ai une expérience de 6 ans en cabinet d’Expertise-comptable et un DESCF+DECF….et pas de réponde et pas d’entretien parce que je n’ai pas le fameux profil…

  17. Bonsoir tout le monde. J’ai une question pour Khalid, je suis actuellement auditeur financier expérimenté, et je vais débuter en octobre des études en master 1 de droit des affaires à Assas. Est-ce que cela pourra me permettre d’intégrer un banque d’affaire?
    Encore merci et bon courage à tout le monde.

  18. Bonjour, je ne suis pas du tout d’accord avec l’idée selon laquelle les universités de droit françaises sont nulles. Qu’il y ait un nivellement par le bas les premières années du fait du surnombre des étudiants d’accord, et c’est tout le débat sur la libre inscription en fac…
    Mais quant à l’enseignement en droit du moins il est largement au niveau avec ses homologues anglo-saxons. J’ai pu le vérifier en allant étudiant le droit en Amérique du Nord et en cotoyant des avocats étrangers au quotidien par mon travail.

    Virginie_ex avocate_juriste dans un groupe du CAC 40 Répondre
     
  19. Il faut juste intégrer que les meilleurs cabinets d’affaires de Paris reçoivent des centains de CV pour des demandes de stages ou de collaboration alors évidemment le choix final ce fera sur celui qui a fait un bon DESS d’Assas ou de la Sorbonne + HEC ou Essec ou encore un LLM à Harvard…à leur place vous choisiriez qui ? Un jeune avocat qui a fait le DJCE de Poitiers (néanmoins excellent) ou un autre qui a fait HEC et le Dess de Merle d’Assas ? C’est juste logique : les meilleurs cabinets veulent les meilleurs avocats. C’est la loi du marché !!!

  20. Bonjour à tous. Je viens juste d’intégrer une formation au double diplôme en droits français et anglais (Paris1-Kings College London). J’aimerais savoir comment intégrer une école de commerce au terme de ce cursus, et avoir quelques conseils sur le fameux “profil” nécessaire pour ce faire un chemin sur l’impitoyable marché du travail. Merci par avance. (je souhaite travailler dans un cabinet d’avocat et traiter des affaires communautaires…cela vous aidera peut-ètre à m’éclairer davantage). Cordialement

  21. Messieurs et Mesdames, tout ce que vous dites sur les cabinets d’Avocats est trés intéressant, cependant le vrai problème est double. D’abord la démographie de notre profession est galopante ! D’ou les critères de sélection ubuesques des grand cabinets, qui en France sont trop peu nombreux pour offrir des postes comme aux USA ou en GB.
    Ensuite, les cabinets sont obligés de défenir des “ages de recrutement ” assez bas, non pas pour assurer une carrière, mais parce qu’ils ont une peur bleue de se faire piquer les clients, qu’ils piquent d’ailleurs allègrement au petits cabinets ou à ceux qui sont nouvellements créés, assurant ainsi des tarifs extremement elévés aux détriments des clients, qui croient que plus c’est cher plus c’est bien (comme dans la pub pour Clio “pas assez chère mon fils”).

    Enfin, les profils atypiques sont intéressants s’ils amènent des clients frais. Donc un ancien d’une banque d’affaire peut faire un gros coup s’il peut se targuer de dossiers, malheureusement Avocats et banque d’affaires sont souvents concurrents sur les deals en MA notamment!
    Si vous voulez tchater :
    arcayvie-scanjob@yahoo.fr

  22. Je ne sais plus, à lire tant d’explications sur ce phénomène français… J’ai accepté les règles du jeu lorsque j’ai commencé mes études de droit en visant de bons résultats, stages pas payés et un LLM pour finir. Aujourd’hui, j’ai un troisième cycle d’Assas en droit des affaires, bientôt le CAPA, un LLM que j’effectue en GB car le prix US ne se justifie pas, et j’arrive, piteux, à ces constats :

    – le piston/microcosme/parisianisme, ça prime
    – le LL.M.: amusant à faire, le niveau n’est pas bien haut, devient de plus en plus commun
    – les diplomés d’écoles de commerce: hors HEC, ENS et ESCP EAP, assez nuls voire très (je pense à un camarade IEP Paris calamiteux) – MAIS je suis lucide quant à mon inculture rédhibitoire du chiffre…
    – la valeur académique: subsidiairement, peut aider. Mais subsidiairement, si et seulement si vous êtes excellent.

    Si un de ces critères vous manque, mieux vaut se tourner vers des cabinets moyens et un exercice plus généraliste de la profession. Et être payé au lance-pierre.

  23. Je suis parfaitement d’accord avec Lutin et espère que, malgré son écoeurement il a réussi à décrocher un entretien chez Gide, puisqu’il semble avoir néanmoins encore le désir profond d’intégrer cette profession. Il est évident qu’il faut des critères de sélection et que l’on choisira toujours le plus diplômé même s’il n’est pas le plus compétent, cependant le milieu du droit reste, comme beaucoup d’autres, “gangrené” de pistonnés en tout genre.
    Personnellement j’ai fait 10 ans d’études (je finis l’EFB dans 3 mois) pour, effectivement, qu’on exige de moi de rester jusqu’à minuit pour faire du proof-reading (ce que je ne fais pas) et à aucun moment élaborer une quelconque réflexion juridique (surtout pas!). Telle est ma longue expérience dans divers cabinets anglo-saxons et français (les plus gros), et j’avoue que mon amertune est à la hauteur de celle de ce cher Lutin. J’ai juste dépassé son stade d’énervement, je suis passée à la phase suivante, où anesthésiée on accepte car effectivement l’investissement en temps et argent que m’on coûté ces longues études (école de commerce plus droit) ne me permette plus de bifurquer.Mon seul espoir est que la compétence reprévale sur l’obéissance.

  24. Tout ce qui a été dit plus haut est triste. Je pense que la france a un grand problème avec ses élites. Un livre pourrait être écrit “avocat : du rêve au cauchemard” . Mais je reste néanmoins optimiste quant à l’avenir .

  25. C’est trés interessant ce que vous dites. Je suis libanaise, venue en France apres une licence en droit. J’ai fait un DEA Droit des affaires à Paris-1, et actuellement je termine cette année une thèse sur le cash pooling et le netting.

    Pendant mes etudes j’ai fait plusieurs stages à Paris dans de trés grands cabinets anglo-saxons. Je n’avais aucun piston ou diplome d’ecole de commerce ou autres. Bref, je crois que le seul problème en France c’est la quantité des candidats présents sur le marché. Il est important de se specialiser de plus en plus et de prendre des initiatives pendant nos etudes.br />

    D’ailleurs, ceux qui trouvent des problemes en France n’ont qu’à bouger en Europe, et puis retourner en France, le plus dur c’est d’avoir un premier emploi, une fois employée, c’est plus facile de bouger surtout avec le relationnel qu’on s’est construit.br />

    Personnellement, si je ne trouve pas une place sur le marché parisien, j’irai à londre voir a Dubai, et puis je peux revenir en France. Quand aux diplomes universitaires, il est vrai qu’une reforme s’impose, il faut moins de theorie et plus de pratique, et surtout un enseignement plus serieux de l’anglais.

  26. Lutin et autres, une suggestion : puisque certains cabinets sont enfermes dans un prisme franco-francais, pourquoi ne pas s’exporter et aller a Londres ou un autre pays ?
    En plus quand vous reviendrez, vous serez bien vus avec votre experience internationale.

  27. Il faut dédramatiser la recherche de stage en prenant en compte certaines réalités:
    La première nous sommes vraiment très très nombreux a avoir des formations qui auraient fait palir d’envie nimporte quel cabinet il y a quize ou vingt ans.
    Aujourd’hui si on fait le total des étudiants dans les très bons DEA DESS parisiens et de province + ceux qui ont fait des LLm + ceux qui viennent d’écoles de commerce HEC/ESSEC/ESCP/Sc po qui s’intéresse au droit on atteint facilement plusieurs centaines d’étudiants pour un nombre de place de stagiaires très restreint.
    Pour ma part j’ai fait du droit jusqu’en maitrise et je suis en master finance et stratégie de sciences po et je pensais en intégrant Sc Po que j’aurais l’embarras du choix pour les stages et bien pas du tout!
    De plus il faut savoir que pour avoir une chance d’avoir un stage dans un cabinet très en vue il faut s’y prendre 8 à 10 mois à l’avance. J’ai ainsi eu une offre en janvier 2007 pour un stage efb dans un très bon cabinet en janvier 2008!
    Donc quel que soit votre profit la première règle est de s’y prendre très à l’avance.

  28. J’ajoute de plus qu’il est plus facile d’obtenir des stages dans les grands cabinets pendant l’été et au cours du second semestre car les cabinets réservent souvent le premier semestre pour l’accueil des stagiaires EFB.

    Et de plus il ne faut pas hesiter à envoyer ses candidatures plusieurs fois (j’ai du m’y reprendre à trois fois pour être pris chez Gide).
    Et essayer d’aller à la rencontre des cabinets lors des forums de recrutement…
    Bref! Ne pas baisser les bras parce que la concurrence est rude (un sondage des étudiants de l’EFB faisait apparaître que 80% de la promotion (de 1200 élèves) envisageait de se diriger vers le droit des affaires.

  29. Khalid, tu sembles éprouver tant de mépris pour les universités françaises… et au contraire, tu sembles exciper la valeur des écoles d’ingé et compagnie ou les systèmes des pays anglo-saxon. Sauf que je me permettrai d’objecter ton affirmation par deux remarques.

    Premièrement, les ingénieurs et brillants étudiants des écoles de commerce connaissent les mêmes problèmes que les universitaires : bas salaires, difficulté d’insertion; sinon pis, c’est qu’ils ont bien souvent emprunté pour assumer leurs études.
    Deuxièmement et à mon sens, c’est encore plus important, lesdits pays anglo-saxons savent apprécier la qualité des étudiants universitaires français…il suffit de recenser à Londres, à Montreal et j’en passe aux Etats-Unis.
    J’affirme au contraire avec allégresse, que les universités françaises sont bonnes, peu importe les classements internationaux (on sait comment ils sont réalisés). Simplement et paradoxalement, les études sont tellement devenues accessibles, que la France ne peut pas offrir un travail à tout ses diplomés. Pour avoir passer une année aux USA, et Khalid, tu sembles aduler leur système universitaire, sache quand même qu’un LLM en droit, en moyenne, c’est 15000 euros.

  30. Je suis d’accord avec le fait qu’il faille toujours plus de diplômes pour décrocher un stage sur la place de Paris.
    Pour preuve il y a deux ans j’étais titulaire d’un master 1 en droit des affaires (Cergy Pontoise) ainsi que d’un LLM (USA), sur 40 demandes de stage un seul cabinet m’a fait passer un entretien en février puis un second entretien en avril pour finalement me prévenir début juin qu’ils n’étaient pas intéressés par mon profil. Résultat je n’ai pu faire de stage pendant l’été.
    Un an plus tard me voilà titulaire d’un DJCE (Cergy), cette fois il m’est donné la chance de passer des entretiens dans 3 cabinets différents, cabinets de réputation moyenne sur la place de Paris.
    Aujourd’hui j’ai été admis au mastère spécialisé de droit et management international de HEC, résultat j’ai reçu 7 convocations pour un entretien, notamment chez Freshfields, Gide, Jones Day, Salans…
    Moralité, être multi diplômé ouvre davantage de portes il ne faut pas se le cacher mais il s’agit d’un investissement. La plupart des mes amis travaillent déjà et moi il me reste encore deux ans d’études. Il faut donc savoir respecter un tel sacrifice, 8 est le nombre d’années nécessaires pour devenir médecin

  31. Que d’amertume… Je viens de Paris 2 (double formation sur la licence, maîtrise avec l’IDA du professeur Germain), et fais mon DESS droit des aff à Dauphine. Voilà le décors est planté. Pour obtenir un stage, l’ami lutin, dis toi qu’il faut t’y prendre 8 voire 9 mois à l’avance. Et celà ne te servira à rien de jouer les caliméros provinciaux qui jouent la carte de la persécution.

    Je rame pour mon stage, mais je préfère en rire puisque je trouverais même sans piston… Tout est une question de confiance en toi. Et si tu n’as jamais fait de stage chez Freshfields, Linklaters, Shearman… c’est d’autant plus difficile de trouver un stage chez eux, vise moins haut.
    Enfin permet moi de te demander où tu as fait ton LLM, car un LLM ailleurs qu’à Oxford, Cambridge, QMUL, King’s… et bah ça vaut pas plus qu’un DESS à Nanterre.
    Sur ce bon courage.

  32. Bonjour,
    J’avoue que certains de vos commentaires peuvent nourrir quelques désillusions chez des étudiants rêveurs tels que moi par exemple. J’ai toutefois une question et peut-être que vous pourrez m’aiguiller. J’ai un M2 Droit des affaires internationales de Paris XI, un diplôme de l’ISIT (Institut Supérieur d’Interprétariat et de Traduction) en traduction juridique, un diplôme de l’institut de droit comparé de Paris, j’ai passé ma licence au Royaume-Uni, et je suis actuellement en Chine (Shanghai) où je passe une année d’étude avec normalement un stage de 6 mois prévu en début d’année prochaine dans un cabinet. J’ai fait un stage en M2 chez Fidal et je projette de faire une grande école de commerce (HEC, ESSEC) en rentrant l’année prochaine. Si j’arrive à avoir un bon stage à Shanghai chez Gide ou Herbert Smith par exemple, croyez-vous qu’en France, je pourrai assez facilement trouver une collab’ dans un grand cabinet?
    Merci d’avance

  33. Bonjour ,je suis actuellement étudiante en Master of Science Finance and Auditing(formation dispensée entièrement en Anglais et école de commerce accréditée AACSB). Auparavant j’ai eu une maitrise en droit des affaires dans une école partenaire de EDHEC, donc en plus du droit qui est ma pécialité de base, j’ai aussi fait en option de la compta géné et analytique, de l’analyse financière et du Management. Aujourd’hui, je cherche un boulot en Compliance mais d’aprés ce que j’ai pu lire et voir ,ce métier s’adresse plus à des personnes experimentées. Que faire ? je ne sais pas car etre avocate ne me tente plus (diverses raisons).
    Sinon , je suis intéressée aussi par les Big 4 . Ai-je une chance j’ai déja commencé à postuler car je finis au mois de Mai mais j’ai toujours pas de réponse.Aprés une double formation Droit + finance/audit en plus d’un diplome école de commerce accréditée AACSB et le fait que je maitrise la langue anglaise (100% de mes cours), Ai-je raison de m’inquiéter????

  34. Cher Damien, tes commentaires me font bien rire? Tu te permets de dire que je fais mon caliméro provincial. Te rends tu compte de ce que tu dis? Je te remercie car tu es en train de confirmer mes propos. Tu as fait tes etudes a paris 2 et dauphine, et tu auras un stage a paris sans piston. Tant mieux pour toi.
    Mon experience personnelle est que plusieurs personnes venant de facs de paris 2 et avec des experiences professionnelles similaires ont eu au moins la chance de pouvoir defendre leur cas lors d’entretiens, ce qui ne m’a pas été accordé du tout. Ce sont des faits.
    Damien, tu supposes que je joue les victimes, et si tu ne fais pas partie des pistonnés, tu n’y es pour rien dans cette situation, mais ne dis pas que je joue les victimes provinciales, ce qui entre parenthèse. Je ne fais aucun complexe d’infériorité avec les facs de paris, je n’ai pas de manque de confiance.
    Quant au LLM, en a tu fait un? Non sans doute car tu devrais savoir que le LLM est une coquille quasiment vide au niveau enseignement, que ce soit à Oxford ou ailleurs. Ce que je peux te dire est que l’université ou j’étais est ciblée par ces memes cabinets internationaux basés à Londres et qui m’ont repondu négativement en France. Bizarre quand meme. Si d’autres personnes sont étonnées, qu’elles n’essaient pas d’argumenter sur ma manière de présenter un Cv ou rédiger une lettre de motivation, je souhaiterais des arguments plus solides.

  35. En réalité Lutin, je pense qu’aujourd’hui le meilleur moyen d’avoir une collab’ dans un cabinet international à Paris est, outre un solide cursus en droit bien-sûr, le passage par une grande école de commerce (HEC, ESSEC et ESCP-EAP UNIQUEMENT même si c’est dur à dire) ou les majeures droit économique et (surtout) finance (à mon humble avis) de Sciences Po (Paris UNIQUEMENT là encore c’est malheureusement avéré). Le LLM à lui seul est, je pense, insuffisant, à moins de l’avoir fait à NYU, Columbia ou Harvard. Je pense que la primauté de la troïka parisienne (HEC, ESSEC, ESCP-EAP) s’explique par le réseau des anciens entassés dans les grands cabinets et l'”étiquette” qui reflète une certaine image de l’élitisme “à la française” qui nous colle à la peau. Dès lors, ce que je te conseille de faire si tu en as encore le courage, c’est de préparer le concours en vue d’une admission dans la troïka (+ IEP Paris) dès cette année en sachant par exemple que l’admission à l’ESSEC se fait sur titre et que, par conséquent, si tu as un dossier solide et international, tu as des chances de gagner ton ticket. A défaut de népotisme, il faut s’employer dans ce monde sauvage. Bon courage!

  36. Bonjour à ceux qui ont pris le temps de contribuer à ce débat que je découvre et qui m’intéresse.
    Je m’occupe d’une équipe de juristes front sur dérivés equities. Aucun n’est avocat sauf mes collaborateurs à l’étranger. Ce que je veux dire est simple : je suis régulièrement en contact avec des cabinets tant en France qu’à l’étranger et personnellement je m’amuse d’une certaine arrogance de cabinets français mais aussi étrangers présents en France souvent très déplacée au regard de la qualité du travail que je reçois.
    C’est souvent inadmissible eu égard aux factures que nous recevons et que maintenant je n’hésite plus à contester.
    Ce que je sais, c’est qu’effectivement certains cabinets anglo-saxons ont une approche très pro business non pas parce que leurs avocats ont une multitude de diplômes mais parce que leurs avocats sont souvent issus du milieu professionnel sur lequel ils interviennent et qu’on se comprend mieux ainsi. Je crois que la principale différence entre les uns et les autres est surtout là.
    Sur les dérivés et des produits structurés, les juristes français sont certainement parmi les meilleurs au monde (fyi, j’ai longtemps travaillé à l’étranger).

  37. J’ai lu vos commentaires – très intéressants – sur le métier d’avocat et le système universitaire français.
    Je voudrais faire partager ma petite expérience et dire que je rejoins lutin sur certains points : je suis en école de commerce, en province, et en même temps je suis en master de droit des affaires, d’une fac de province aussi.
    pour l’année 2008-2009, je vais faire une césure, donc a priori 2×6 mois de stage voire plus. j’ai ciblé 2 types de stage : en finance et en droit des affaires. aujourd’hui, j’ai arrêté de compter mais je dois être presque arrivé aux 200 cv envoyés, dont un peu plus d’1/4 à des stages en cabinet d’avocat. résultat : 3 entretiens dans des grandes banques, et aucun en droit, rien.
    J’en arrive à la même conclusion -décourageante- de lutin: vous aurez beau avoir fait un double diplome, vous êtres galérés à avoir 2 fois plus d’heures de cours que vos camarades de promo qui ne faisaient pas de double diplome, si vous ne sortez pas d’une école/fac parisienne, c’est très très dur de trouver un stage juridique, surtout si on a pas de piston…

  38. En droit des affaires, à l’heure actuelle où il y a des plus en plus de diplomés de qualité (ex sur le nombre de dplomés, cette année 2008 à l’EFB : 1400 élèves avocat, dont environ 80% veulent faire du droit des affaires), il faut aussi penser à faire des diplomes en fonction des débouchés et des réseaux. Les réseaux à l’heure actuelle restent une des premières sources d’obtention de stage / première collab. Par exemple les Ecole de Commere, Science Po, et certains Master d’Université s’en sortent bien grace au réseau des anciens, mais beaucoup de formations négligent ce point et laissent à la sortie des élèves dans la nature “armés, mais sans munitions”.

    Bon courage à ceux qui cherchent, dites vous que tout est toujours possible, n’hésitez pas à candidater et re-candidater…

  39. Effectivement, il est vrai que ces cabinets d’avocats sont très très sévères dans leur recrutement : je viens de recevoir un “Après avoir étudié avec soin votre candidature et malgré l’intérêt qu’elle représente, nous regrettons de ne pouvoir y donner une suite favorable” de Gide Loyrette. Je suis diplomée d’un master de faculté ET d’école de commerce. Que leur faut il à ces éternels insatisfaits ? pfff

  40. Lutin, tu es aigri !

    J’ai fait un DESS de Province, avec plutot bonne réputation il est vrai, j’ai passé mon CAPA en Province aussi, et j’ai trouvé, en période difficile, du boulot, et je suis désormais dans un cabinet franco français qui marche très bien et concurence largement les anglosaxons (qui d’ailleurs n’ont pas bcp de travail à donner en ce moment !).

  41. J’arrive après la guerre…

    Mais bon, j’ai une amie qui a fait l’uni de southampton, et qui travaille actuellement chez Freshfields Bruckaus Deringer.

    Elle a un bachelor.

    Je dis juste ça car quand je vois ce que demande les recruteurs français, dont gide, pour intégrer leurs cabinets, navré de le dire mais c’est ridicule.

    Tous les solicitors britanniques n’ont pas spécialement décroché en plus un dîplome en business.

    Tout ça est très français et ça ne choque personne, :))

  42. J’arrive aussi bien après la diffusion du premier article pour partager avec vous mon expérience : Maitrise de Droit, DEA en droit international (NDLR : Fac de province), LLM aux Etats Unis, CAPA (Ecole de Formation du Barreau de Paris), Barreau de New York, et non non c est pas fini, Barreau de Californie (d’ailleurs au passage bien plus dur que le barreau de NY si reconnu en France).

    Je suis encore aux Etats Unis mais j’ai commence a prospecter pour trouver une collaboration depuis quelques semaines. J’avais la certitude que j’allais trouver tres facilement. Et bien.. pas du tout :
    a ce jour, strictement aucune reponse d’un cabinet francais! Opportunites en vue au Luxembourg ou en Suisse peut etre mais rien de rien dans mon bon vieux pays. Je suis vraiment desabusee et comme Lutin, tres en colere. Je ne m’explique pas les raisons de cette particularite bien francaise et a bien y reflechir, je ne suis plus sure de vouloir revenir dans un pays ou les cabinets d’avocats suivent de telle logique. En Europe certainement, En France peut etre donc pas..

  43. Sans double cursus, avec mon M2 et du culot, j’ai dégoté de très bons stages lorsque j’étais élève avocat. Juriste dans une foncière cotée sur le 2nd marché, Freshfields, CMS BFL, tout ca sans piston; hormis chez BFL où je relativiserais… Mais le fait est que dans ces stages, j’ai régressé en droit et je ne me suis pas du tout épanoui.
    Aujourd’hui, titulaire du CAPA, je retravaille dans mon premier cabinet qui m’avait embauché en M2. Je gagne bcp moins, certes mais m’éclate bcp plus. De, plus je peux avoir (réellement) mes clients perso. Et travaillant dans un secteur de niche, je compte bien poser ma plaque dans 4 ou 5 ans maximum et gagner ma vie plus que correctement sans toutefois atteindre les rémunérations des associés desdits cabinet qui dépassent outrageusement le million d’euros…

  44. Jaki, ton M2, l’as tu fait a Paris ? Decrocher un stage dans un grand cabinet c’est une chose (pas facile je le reconnais), obtenir une collaboration c’en est une autre. Mais je rejoins ton avis sur le fait qu’exercer dans de telles structures n’a rien de tres epanouissant.
    Et comme tu le dis, apres tout, notre aspiration a tous est d’etre independant et pas ad vitam eternam collaborateur, ou candidat a des collaborations dans des cabinets exigeant des CV ubuesques, alors meme qu’une bonne partie de leurs associes ne depassent pas le niveau maitrise.

  45. ah oui et bien demandez donc a connocouille la merdouille ou il a fait son stage. Dans le plus gros cabinet de Nantouillet mes amis.
    Absolument
    CONNOCOUILLE LA MERDOUILLE!

  46. Bonjours à tous,
    Je vis depuis quelques mois à Dublin. Titulaire d’une maîtrise en droit des affaires et d’une licence 2 en histoire de l’art, je souhaiterai savoir si quelqu’un pouvais me renseigner sur le parcours à suivre concernant le mêtier de barrister à Dublin.

    See U ;)

    Calice

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