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Les meilleures écoles françaises pour décrocher un poste de front office en banque

diplôme trader

Avez-vous fait le bon cursus pour décrocher un poste en front office ?

Toutes les formations ne mènent pas aux trading floors et départements M&A des banques d’investissement Share on twitter. Certes il faut s’investir à fond, ne rien lâcher. Mais cela ne suffit pas toujours. Avoir le diplôme qui convient aide, incontestablement.

Une chance pour les Français, les grandes écoles et universités françaises sont très appréciées des recruteurs en banque, à Paris mais aussi à Londres. Au point même qu’aujourd’hui les jeunes banquiers français se révèlent mieux cotés à la City que leurs collègues issus des meilleures écoles britanniques. Et pour cause, les masters en Finance français figurent parmi les meilleures formations étudiantes dans ce domaine.

Tous ces diplômes ne sont pas égaux, par ailleurs. Certains cursus peuvent augmenter vos chances de décrocher un emploi en front office (trading, vente, M&A, financements…). C’est ce que montre une recherche réalisée par Emolument.com pour eFinancialCareers.fr. Le site spécialiste des rémunérations en finance a épluché sa base de données pour y trouver les diplômes les plus populaires en banque en front office à la City et sur la place parisienne.

Assurément, avoir fait l’école Centrale Paris est un gage de réussite à cet égard : 100% des anciens diplômés de cette grande école d’ingénieurs qui travaillent en finance à Paris ou à Londres sont dans un poste de front office dans une banque d’investissement. Les diplômes de l’université Dauphine et l’EDHEC sont aussi d’excellents passeports : respectivement 89% et 87% des diplômés issus de ces formations, et travaillant en finance, sont aujourd’hui employés en front office. D’après cette étude, les anciens de l’ESCP Europe engagés dans une carrière en finance sont en revanche plus dispersés vers les métiers de middle et back-office (contrôles, risques), même si la majorité d’entre eux (63%) évoluent dans un métier de front office.

La répartition des diplômés français de la finance par école entre fonctions front office et back / middle office à Paris et à Londres

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« Les banques d’investissement à la City continuent à recruter des jeunes diplômés non-spécialistes de la finance, diplômés d’histoire de biologie ou de langues, mais il faut reconnaître que ces dernières années on a vu ici l’arrivée croissante de jeunes banquiers européens, notamment français, avec déjà une expérience et des compétences, un peu à la manière des diplômés MBA. Ces profils sont très attrayants pour les banques qui préfèrent des jeunes opérationnels plutôt que de jeunes diplômés qu’il faut former durant un training programme de deux ans », explique Thomas Drewry, CEO d’Emolument.com.

Paris et Londres ne plébiscitent pas les mêmes écoles

Ce qui fait l’attractivité du système éducatif français, c’est donc – au-delà de l’excellence académique – sa capacité à former aux métiers à travers les nombreux stages, notamment pendant l’année de césure.

Parallèlement, il est intéressant de remarquer que les établissements bancaires parisiens et londoniens ne plébiscitent pas nécessairement les mêmes formations Share on twitter. Comme l’indiquent les deux tableaux ci-dessous, l’EDHEC semble proportionnellement bien plus populaire à La City qu’à Paris. Alors que Dauphine semble à l’inverse être bien mieux représentée au sein des équipes parisiennes que londoniennes. Même constat pour l’ESCP et l’ESSEC, plus appréciés des recruteurs français. Tandis que Londres semble avoir un faible pour l’INSEAD et Centrale, par exemple.

La part des effectifs en front office en banque d’investissement des diplômés des écoles françaises à Londres et à Paris

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Comment expliquer ces contrastes ? « Si les grandes écoles françaises ont clairement marqué des points auprès des recruteurs de la City ces dernières années, certaines ont su comme l’EDHEC davantage se distinguer par leur dynamisme et leurs initiatives pour consolider leur réputation à l’international, confie Alice Leguay, ancienne banquière d’investissement aujourd’hui COO chez Emolument. L’Université Paris Dauphine est par exemple moins visible à la City, qui est plus familière avec le système des grandes écoles françaises. En revanche, les diplômes de Dauphine sont probablement plus reconnus à Paris notamment pour la technicité des formations ».

Dernier point différenciant : les réseaux 'écoles' - très ancrés dans la finance parisienne - servent moins de levier pour des carrières à Londres Share on twitter. Et Alice Leguay de confirmer : « le brassage est tel à la City que l’identité de l’école est plus dilué et le facteur ‘réseau école’ et la cooptation jouent beaucoup moins dans le processus d’embauche ».


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